L’industrie de minage du bitcoin respire
Depuis maintenant un an, de nombreux poids lourds du minage de cryptoactifs se battent pour leur survie. C’est notamment le cas de Core Scientific, plus grand mineur de bitcoin en termes de capacité avec environ 10% des machines, avant son placement sous le régime américain des faillites (Chapitre 11) en décembre.
Mais ce début d’année est marqué par une remontée du cours du bitcoin avec une augmentation de près de 40% en janvier. Ce regain participe à desserrer l’étau dans lequel cette industrie s’est retrouvée enserrée durant toute l’année 2022. Ainsi, le revenu total perçu par les mineurs selon le département de recherche du média The Block était de 468 millions de dollars en décembre et a atteint 593 millions de dollars en janvier. Un tel niveau n’avait plus été observé depuis le mois d’août 2022.
Durant la seule journée du 25 janvier, les mineurs se sont partagés plus de 25,6 millions de dollars en participant à la validation des transactions de la première blockchain publique de l’écosystème en termes de capitalisation selon les chiffres de Blockchain.com. Un niveau de revenus inédit depuis la mi-juin 2022.
Dans son rapport annuel sur l’industrie du minage de bitcoin, Hashrate Index indiquait que les mineurs s’étaient partagés près de 9 milliards de dollars en 2022 contre 16 milliards en 2021. L’organisme prévoyait également que si le cours du bitcoin ne remontait pas, la rentabilité des mineurs continuerait à être «significativement» entamée, cette dernière étant déjà rognée par l’augmentation des prix de l’énergie depuis le déclenchement de la guerre en Ukraine.
Nouveau record pour le hashrate
L’année 2022 s’est terminée avec un hashrate, c’est-à-dire la vitesse du minage, en nette baisse. Cet indicateur désigne la puissance de calcul totale déployée à travers le monde pour miner du bitcoin. Il a atteint un nouveau record historique à plus de 300 exahashs par seconde en janvier. Cet indicateur suggère que davantage de machines sont rentrées en fonctionnement et que par conséquent, les stocks vendus par les mineurs en difficulté ont trouvé rapidement preneurs.
Ce mercredi, dans le cadre de sa procédure des faillites, Core Scientific a reçu la permission d’emprunter 70 millions de dollars à la banque B. Riley, un des principaux créanciers de l’entreprise de minage. Une somme qui servira à maintenir le «bon fonctionnement» des installations de la société dont la direction continue d’assurer qu’elle a bien l’intention de se relancer.
Plus d'articles du même thème
-
Kraken intègre le stablecoin euro de Société Générale
La banque française assurera elle-même la liquidité de son token en devenant teneur de marché. -
Le Luxembourg a émis sa première obligation souveraine sur blockchain
Le Trésor public luxembourgeois a franchi une étape avec le placement de la première obligation de référence souveraine émise nativement sur une infrastructure basée sur la technologie des registres distribués. -
Réglementation crypto : l'AMF siffle la fin de la tolérance pour les ex-PSAN
L'Autorité des marchés financiers a une quinzaine de dossiers MiCA en cours d'instruction. La moitié sont des anciens PSAN : pendant cette période, ils sont censés arrêter leurs activités. Certains entretiennent un flou qui agace dans l'écosystème. Du côté des acteurs n'ayant pas eu l'agrément, leurs plans de cessation doivent aussi se terminer. L'AMF indique que la phase de tolérance est achevée.
ETF à la Une
Près d’un quart de la collecte d'octobre sur les ETF en Europe s’est dirigé vers les actifs américains
- La Société Générale fait son retour vers les futures
- Les gérants confirment leur confiance dans les marchés actions américains
- 2CRSI n’arrive pas à se remettre d’une attaque d’activiste
- La Société Générale poursuit sur sa lancée avec de nouveaux résultats records
- Le départ de Christine Lagarde dès février 2027 précipite sa succession à la BCE
Contenu de nos partenaires
-
ExclusifComment European Digital Group prépare sa révolution technologique
Pour se démarquer de la concurrence, le groupe fondé par Vincent Klingbeil parie sur un nouveau modèle économique pour atteindre 30 % de revenus dopés par les algorithmes dès 2027 -
A la racineSortir l’Ecole nationale de la magistrature de l’entre-soi : un défi en douceur pour Darmanin
La nouvelle directrice de l’école doit être nommée ce mercredi en conseil des ministres -
L'accord agroalimentaire post-Brexit, un test pour le projet européen d’Andy Burnham
Discuté à Bruxelles ce mercredi en vue du sommet prévu fin novembre, ce texte de compromis impose à Londres un alignement réglementaire stratégique