Thom Europe espère briller sur le marché français du LBO
La vente des laboratoires Cerba à peine signée, un autre beau LBO se prépare à animer un marché français par ailleurs pauvre en nouveaux dossiers en ce début 2017 : le groupe de distribution de bijoux et de montres Thom Europe.
Son actionnaire de référence, le fonds Bridgepoint, sonde des banques pour qu’elles puissent travailler à des packages de financement en appui d’un éventuel acquéreur. Des info-mémos leur ont été transmis ou le seront dans les tout prochains jours, selon des sources concordantes, confirmant des informations de LCD. Alors que l’hypothèse d’un «dual track» - cession ou introduction en Bourse – était évoquée il y a quelques mois, l’option privilégiée serait donc bien celle d’un processus d’enchères. «Plusieurs fonds sont intéressés», confie un proche du dossier. Bridgepoint ne commente pas.
Un groupe élargi de plus de 5.000 collaborateurs
Thom Europe est né en 2010 de la fusion d’Histoire d’Or, qui appartenait alors à Silverfleet Capital, et de Marc Orian, dans le giron de Qualium, la filiale de la CDC. Bridgepoint avait orchestré ce double rachat pour quelque 600 millions d’euros puis rapproché les deux groupes, s’adjugeant 60% du nouvel ensemble, aux côtés d’Apax Partners (25%) et d’Altamir (10% environ), Qualium conservant un reliquat (près de 6%).
Depuis, Thom Europe, qui comprend aussi l’enseigne TrésOr, a encore changé de dimension. En octobre dernier, le groupe a conclu le rachat pour 270 millions dette incluse de l’italien Stroili, fort de 370 magasins et de 213 millions d’euros de chiffre d’affaires. Au même moment, il a mis la main sur l’allemand OroVivo, de taille plus modeste avec ses 18 millions de revenus et ses 38 points de vente. Au total, le groupe élargi affiche un chiffre d’affaires pro forma de 620 millions d’euros et plus de 1.000 magasins, avec plus de 5.000 collaborateurs.
Avant ces opérations, sur les douze mois clos à fin juin, Thom Europe affichait un Ebitda ajusté de 78 millions d’euros en normes françaises (French Gaap). Celui de Stroili atteignait 36 millions en normes comptables IFRS. Pour financer ces acquisitions, Thom a abondé à hauteur de 190 millions d’euros sa souche obligataire 2019, portant ainsi son nominal à 537 millions. Cette obligation est portable en cas de rachat à condition que le levier n’excède pas 4,75 fois l’Ebitda.
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