Natixis Partners complète son dispositif dans le small cap
Année après année, Natixis Partners est parvenue à renforcer son statut de banques d’affaires incontournable dans les transactions de valeurs moyennes, mais aussi sur le prestigieux segment du large cap. En 2021, près d’une dizaine de deals à plus d’un milliard d’euros devraient figurer à son actif. Pour compléter son dispositif, elle vient de donner un nouvel élan à sa présence sur le marché des petites transactions. Natixis Partners compte ouvrir un bureau à Lyon, en s’appuyant sur la totalité de l’équipe locale de la boutique Clairfield International, soit huit professionnels du M&A. Celle-ci est animée par Jean-Noël Combasson et Antoine Roué-Lecuyer – lesquels rejoindront la banque à compter du 1er octobre 2021.
Implantée dans la capitale des Gaules depuis plus de 25 ans, cette équipe revendique un historique basé sur plus de 120 opérations small-cap dans toute la France, dont plus de la moitié d’opérations primaires. Son départ est un coup dur pour Clairfield International qui, en février, avait déjà vu partir son équipe marseillaise, alors portée par Emmanuel Xerri et Alexandre Forget, désormais logés sous la bannière de Clearwater International.
«Ma volonté a toujours été d’élargir le spectre de bas en haut, explique Patrick Maurel, président de Natixis Partners. Avec l’intégration de cette équipe, nous comptons désormais une vingtaine de professionnels sur le small cap, en mesure de réaliser dix à quinze opérations par an.» Une présence sur le bas de l’échelle des transactions jugée stratégique pour continuer à alimenter l’activité mid cap.
«Nous avions intégré Clairfield en 2014 avec l’idée d’accompagner en région les PME-PMI dans leurs opérations capitalistiques en France comme à l’international. Cela a porté ses fruits mais nous avions atteint un plafond de verre, confient Jean-Noël Combasson et Antoine Roué-Lecuyer. Avec Natixis Partners, notre ambition est de monter sur un small cap de plus grosse taille, sur des deals primaires ou secondaires de plus de 30 ou 40 millions d’euros de valorisation.»
L’attention portée au small cap par les banques d’affaires n’est pas nouvelle mais elle a pris plus d’ampleur cette année. En janvier, Lazard a confié à Julien Lestrade le soin de développer unenouvelle franchise baptisée LazardNext, focalisée sur les petites transactions. Un modèle inspiré de Rothschild & Co, dont la supériorité sur ce segment en France, avec l’enseigne Transaction R, reste indéniable.
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