Lesaffre, numéro un mondial dans le domaine des levures et de la fermentation, s’apprête à tourner une page de son histoire.
Selon les informations de L’Agefi, ce discret groupe familial créé il y a près de 170 ans dans le Nord de la France a décidé de travailler avec la Société Générale et Greenhill & Co en vue de préparer la remise à plat de son actionnariat. Avec la ferme volonté de céder la majorité des titres, ce que dément formellement la direction du groupe.
La banque tricolore conseille le bloc majoritaire de la famille – laquelle totalise plusieurs centaines de personnes –, tandis que la boutique d’origine américaine accompagne les quelques membres basés aux Etats-Unis.
L’enchère pourrait formellement démarrer en septembre et aboutir à la cession du groupe de 2,2 milliards d’euros de chiffre d’affaires. La piste d’un adossement à un industriel serait exclue, contrairement à celle d’une prise de contrôle par un consortium de fonds.
La plupart des grandes marques du private equity américain sont citées comme de potentiels acquéreurs, ainsi que plusieurs investisseurs européens comme Ardian et Wendel. « A l’instar de la famille Bonduelle, avec laquelle elle entretient un lien historique, une bonne partie de la famille Lesaffre tient à l’origine française du groupe. Tout laisse à penser qu’elle sera plus sensible à une offre provenant d’un fonds tricolore », estime un proche du groupe. Mais le nombre de fonds en capacité d’investir dans une entreprise de cette taille reste limité.
Selon nos sources, Lesaffre dégage un Ebitda de 420 millions d’euros et pourrait être valorisé près de 15 fois ce chiffre, soit près de 6 milliards d’euros. Un niveau qui ferait de cette transaction l’une des plus importantes de l’histoire du LBO français. A ce jour, le record historique est détenu par SoLocal (ex-PagesJaunes), qui avait été valorisé 6,1 milliards d’euros par KKR et Goldman Sachs, en 2006.
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