La star du M&A Erik Maris est attendue chez Hellman & Friedman
Erik Maris n’aura pas mis longtemps à rebondir. Quelques semaines après avoir claqué la porte de la banque d’affaires qu’il a cofondée en 2010 avec Jean-Marie Messier, sur fond de divergences fortes avec ce dernier, la star du M&A aurait trouvé son nouveau point de chute chez l’américain Hellman & Friedman.
« Hellman & Friedman était l’un des rares fonds d’investissement d’envergure mondiale à ne pas avoir de personnalités francophones dans ses équipes. L’arrivée d’Erik Maris devrait donc leur ouvrir de nombreuses portes », estime l’une des sources. Contacté, Hellman & Friedman n’a pas souhaité répondre à nos sollicitations, tandis qu’Erik Maris dément son arrivée au sein du fonds.
En quittant Messier Maris & Associés, Erik Maris se voit contraint par une clause de non-concurrence qui l’empêche d’exercer le métier de conseil financier à moyen terme. Un domaine où il a officié pendant plusieurs décennies chez Morgan Stanley et chez Lazard, puis au sein de Messier Maris & Associés – rachetée à hauteur de 66 % par Mediobanca il y a un peu plus d’un an. Son arrivée au sein d’un fonds de private equity n’étonne donc guère. Le nom du banquier vedette était d’ailleurs apparu sur plusieurs processus de recrutement ces dernières années, comme ce fut le cas chez Advent International ou chez Wendel – la holding d’investissement lui ayant préféré André François-Poncet pour le poste de président du directoire en 2018. Des structures qui ont les moyens d’attirer ce banquier passionné de sport - également skipper de catamaran, Erik Maris figurait cette année encore sur la ligne de départ des 24 heures du Mans, au volant d’une Ligier.
Si son transfert chez Hellman & Friedman venait à se confirmer, Erik Maris intégrera un colosse de l’investissement ayant investi dans une petite centaine d’entreprises de par le monde. Le fonds, qui témoigne avoir levé plus de 50 milliards de dollars depuis sa création il y a 36 ans, puise actuellement dans son véhicule de neuvième génération. Celui-ci a amassé 16 milliards de dollars en 2018 et est en mesure d’investir aussi bien en Amérique qu’en Europe. Mais son emprise sur le Vieux continent reste modeste. L’an dernier, il s’est illustré en s’alliant à Blackstone pour lancer une OPA sur le spécialiste allemand des petites annonces en ligne Scout24, pour une valorisation de 5,7 milliards. Les deux fonds n’étaient cependant pas parvenus à leur fin.
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