La CDC déploie ses partenariats avec les fonds souverains
A l’occasion de son dixième investissement depuis sa création en février 2014, CDC International Capital (CDC IC), la filiale de la Caisse des dépôts dédiée aux partenariats avec des fonds souverains, dresse un premier bilan positif. «Nous avons montré la pertinence de notre approche dédiée aux fonds souverains, une catégorie d’acteurs autrement assez peu présents dans l’économie française, explique à L’Agefi Laurent Vigier, PDG de CDC IC. Nous jouons vis-à-vis d’eux un rôle de poisson pilote, et de catalyseur de leurs investissements.»
L’investissement annoncé hier a été mené par Future French Champions (FFC), le partenariat de CDC IC avec le fonds souverain du Qatar. FFC a participé au rachat de Vulcanic, spécialiste des systèmes de chauffage et de refroidissement électriques pour l’industrie. Son co-investisseur n’est autre que Qualium, filiale de la CDC dédiée au LBO majoritaire. C’est la deuxième fois qu’ils investissent ensemble. Pour autant, «nous n’avons pas le même positionnement», souligne Marc Auberger, président de FFC.
Deux ans et demi après sa création, CDC IC est passé de deux partenariats, avec le fonds souverain du Qatar et Mubadala à Abou Dhabi, à six, avec les fonds russe, saoudien, coréen et chinois. Sa capacité d’investissement est ainsi passée de 600 millions d’euros à 3,5 milliards d’euros, dont 800 millions ont déjà été déployés. Sont visées les entreprises de taille intermédiaire (ETI) avec un plan de développement à l’international ou de création de valeur. Les investissements sont faits en minoritaire, en appui de grands acteurs industriels et financiers comme Eurazeo, PAI ou Wendel.
Prochain projet : investir avec le fonds souverain chinois CIC dans des pays tiers, notamment en Afrique et en Asie. «Cette initiative a été fortement poussée par les autorités des deux pays. Elle devrait se concrétiser d’ici la fin d’année», précise Laurent Vigier.
Quant aux difficultés rencontrées, elles consistent d’une part à «acclimater des acteurs internationaux aux réalités de l’économie française et de faire vivre avec eux un dispositif véritablement multiculturel», explique le dirigeant. D’autre part, poursuit-il, «nous ne pouvons pas investir s’il n’y a pas d’intérêt français avéré : cette condition est d’autant plus forte que nous élargissons nos champs d’intervention, notamment hors de France. C’est un facteur clé tout particulièrement pour nos partenariats avec les fonds saoudien et chinois».
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