Jean-Marie Messier s’associe à Hubert Preschez
Outre les tensions et crispations qu’il a provoquées, le mariage entre Veolia et Suez a aussi été l’occasion de faire éclore de nouvelles relations. Jean-Marie Messier et Hubert Preschez, tous deux impliqués aux côtés du groupe d’Antoine Frérot, ont décidé de s’associer. Le co-responsable de la banque de financement et d’investissement de HSBC en France deviendra corporate partner chez Messier & Associés d’ici fin juillet. A ce titre, il siègera au conseil d’administration de la boutique, aux côtés du banquier français star et d’Alberto Nagel, directeur général de Mediobanca, l’actionnaire de référence de la boutique. Il endossera également le rôle de membre du comité exécutif investment banking de l’établissement italien.
Jean-Marie Messier avait croisé la route d’Hubert Preschez pour la première fois en 2008 – date à laquelle ils ont eu l’occasion de travailler sur le dossier CMA-CGM. Mais le second n’avait jusqu’alors jamais franchi le pas des boutiques M&A. Il avait auparavant travaillé au sein de la Société Générale CIB où il était banquier conseil pour certaines des plus grosses entreprises françaises ainsi que pour le gouvernement français. Il affiche à son compteur une cinquantaine de deals, dont les plus significatifs ont été le rapprochement de Total et d’Elf, la fusion de GDF avec Suez, la fusion Lafarge/Holcim ou bien encore l’acquisition de GE Water par Suez.
Vague de départs
Son arrivée au sein de Messier & Associés n’avait pas été annoncée en interne. Mais il est prévu qu’il seconde Jean-Marie Messier et Christel Delaval dans la gestion opérationnelle de la boutique, tout en contribuant à l’animer aux côtés des autres associés que sont Driss Mernissi pour le private equity, Jean François Cizain pour le conseil en restructuration, et plus récemment, Alexis Pollet pour l’infrastructure.
Hubert Preschez arrive toutefois à un moment où la boutique a été fortement perturbée par les défections après son adossement à Mediobanca. Le départ sous haute tension d’Erik Maris – parti rejoindre Advent International – a laissé des traces, tout comme celui plus récent de Laura Scolan, qui avait été nommée associée en mars 2020. Une professionnelle du conseil en financement qui officie depuis le début de l’année chez Tikehau Capital.
Plus d'articles du même thème
-
Plusieurs fonds vont s'associer à OpenAI via une co-entreprise valorisée 10 milliards de dollars
TPG, Bain Capital, Advent, Brookfield et Goanna Capital misent 4 milliards, avec un rendement garanti de 17,5% par an, dans une structure dédiée au déploiement de l'IA au sein des entreprises, à commencer par les sociétés de leurs portefeuilles. -
Havea obtient la certification B Corp, une première pour BC Partners et PSP
Le spécialiste vendéen des compléments alimentaires entend démontrer qu'une forte croissance, appuyée sur les recettes habituelles du buyout telles que l'internationalisation et la croissance externe, peut et doit s'accompagner d'un impact positif. -
Archinvest se tourne vers l'Asie
La plateforme facilitant aux particuliers l'accès aux marchés privés structure son premier fonds de fonds dédié à cette région. Les millésimes asiatiques de deux gérants internationaux, EQT et Blackstone, figurent d'ores et déjà dans le portefeuille.
ETF à la Une
Les investisseurs en ETF se détournent des actions européennes
Contenu de nos partenaires
-
Coupure de jusBornes de recharge automobiles : les copropriétés doivent se presser
L'Etat veut les multiplier mais les aides publiques ne sont garanties que jusqu'à la fin de l'an prochain -
EditoIndustrie, défense, alimentaire : la méthode « Notre Dame » ? Moins de normes, et plus de confiance
Mieux vaut tard que jamais. Comment ne pas se réjouir d’entendre Emmanuel Macron vouloir appliquer la méthode « Notre Dame » à 150 projets stratégiques dans l’industrie, la défense ou l’alimentaire ? Délivrer les énergies de la tatillonnerie bureaucratique, ôter la chape de plomb administrative qui fait qu’implanter une usine en France prend dix-sept mois en moyenne contre seulement quatre à douze en Allemagne, on ne peut qu’applaudir. -
Tempus fugitIran : les calculs de Donald Trump derrière le cessez-le-feu
En prolongeant le cessez-le-feu avec l'Iran sans nouvelle échéance, Donald Trump prend le risque de passer pour un dégonflé. Mais le président, peu enclin à une escalade militaire, estime avoir deux atouts : les divisions internes du régime iranien et le blocus naval du détroit d'Ormuz