Epsor récolte 20 millions d’euros pour révolutionner l’épargne salariale
Epsor poursuit son ascension. La jeune pousse spécialisée en épargne salariale et retraite vient d’engranger une nouvelle augmentation de capital de 20 millions d’euros. Chef de file de cette série B, Gaia Capital Partners est accompagné par le fonds anglais Augmentum Fintec, qui signe là son premier investissement dans l’Hexagone. BlackFin Capital Partners et Partech, qui avaient investi 6 millions d’euros dans la start-up il y a deux ans, remettent au pot dans ce qui n’est autre que la plus importante levée d’une fintech dans le secteur de l’épargne en France.
«Le marché de l’épargne retraite et salariale représente dans l’Hexagone près de 400 milliards d’euros et est à ce jour sous le joug d’un oligopole formé par les quelques gestionnaires d’actifs et des grands réseaux bancaires, remarque Morgan Kessous, directeur d’investissement chez Gaia Capital Partners. Cette concentration est responsable de la faible évolution de l’offre de produit au cours des dernières décennies.» Epsor cherche à insuffler une nouvelle dynamique en adoptant une plateforme dotée d’une architecture ouverte, c’est-à-dire composée de fonds de sociétés de gestion sélectionnés sur le seul critère de leur réputation. «Cet élément permet à Epsor de générer une surperformance par rapport à ses pairs», constate l’investisseur.
L’un des autres mantras de la fintech parisienne créée en 2017 par Julien Niquet et Benjamin Pedrini est l’investissement responsable. Les fonds qu’elle sélectionne doivent s’illustrer par leur engagement en la matière et faire preuve d’une transparence exemplaire. Ce modèle semble trouver son public. Depuis l’été 2019, les encours collectés par Epsor ont été multipliés par plus de dix et pourraient dépasser le milliard d’euros dans les douze prochains mois, si l’objectif est atteint. Pour cela, la jeune pousse aux 60 collaborateurs prévoit de doubler ses effectifs d’ici à la fin de l’année. Elle compte à ce jour plus de 40.000 épargnants et 400 entreprises clientes. La profondeur du seul marché français de l’épargne salariale devrait lui servir de tremplin pour des ambitions plus vastes.
Accompagné à son conseil d’administration par Didier Valet, ancien directeur général délégué de la Société Générale, Epsor ambitionne de devenir la référence de l’épargne salariale sur le Vieux Continent. En cela, l’entrée d’un fonds britannique doit être comprise comme la première étape de ce changement d’échelle.
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