Asmodée et Averys animent le marché français du LBO avant la trêve estivale
Eurazeo a mandaté Goldman Sachs pour céder l'éditeur de jeux, avec de premières offres attendues mi-juin. De son côté, Rothschild conseille Equistone à la vente d’Averys.
Publié le
Alexandre Garabedian
Asmodée est un éditeur de jeux et de cartes, et a notamment distribué celles de la franchise Pokémon.
-
Crédit Asmodée.
Le marché français des rachats à effet de levier va avoir deux beaux dossiers à se mettre sous la dent d’ici à la trêve estivale. Alors qu’Idex vient de tomber dans l’escarcelle du fonds d’infrastructures Antin, les regards se tournent aujourd’hui vers l’éditeur de jeux et de cartes Asmodée et le fabricant de rayonnages Averys.
Cela fait quelques semaines qu’Eurazeo est donné vendeur de sa participation dans Asmodée. Il a mandaté à cet effet Goldman Sachs, indiquent plusieurs sources financières à l’Agefi, et le dépôt des offres de premier tour est prévu mi-juin. Eurazeo avait investi 102 millions d’euros en fonds propres en 2013 pour racheter l’éditeur de jeux, valorisé alors 143 millions. Le fonds espérerait faire la culbute en décuplant ce prix. A ces niveaux de valorisation attendus, tous les gros fonds LBO, tels Carlyle, Cinven ou BC Partners, devraient regarder le dossier.
Difficile évaluation
Asmodée a beaucoup grandi depuis 2013, avec une politique d’acquisitions très active aux Etats-Unis (Days of Wonder, Fantasy Flight Games) et en Europe (Enigma, entre autres). Son Ebitda avoisinerait aujourd’hui la centaine de millions d’euros. «Ce n’est pas un dossier si facile à évaluer, estime un banquier. Il y a peu de comparables dans le secteur, et il est difficile de savoir ce que pèse la franchise Pokémon dans l’Ebitda». Asmodée a en effet bâti une partie de son succès sur la licence de distribution des fameuses cartes japonaises en Europe.
Une vieille connaissance du monde du LBO a aussi lancé son processus de vente. Equistone, aux manettes d’Averys depuis 2015, a mandaté la banque Rothschild & Co pour céder sa part, selon ces mêmes sources. Déjà passé par les mains de 21 Centrale et de LBO France, le fabricant de rayonnages métalliques utilisés notamment dans les entrepôts constitue typiquement un dossier de fonds, faute d’acquéreur industriel naturel. L’entreprise vient d’acquérir le portugais Storax et vise les 600 millions d’euros de revenus cette année, contre 357 millions lors de son rachat. Avec un Ebitda d’environ 75 millions d’euros, Averys pourrait difficilement être valorisé plus de 700 millions. Le dépôt des offres de premier tour n’aurait pas encore eu lieu.
La société d'investissement va racheter pour 4,3 milliards de dollars la division d'ingrédients alimentaires de l'américain IFF, lequel se recentre sur les arômes, les fragrances et les ingrédients santé.
Le conseil financier indépendant WeMa ouvre son capital au family office de Didier Tabary, qui débourse 20 millions d'euros pour une participation de plus de 20 %.
L'OPA, qui associerait au tour de table d'autres investisseurs minoritaires tels qu'Adia, CPP Investments, PSP Europe, StepStone, AlpInvest et CapSol, valorise le laboratoire italien à 10,7 milliards d'euros.
Le fonds coté multi-actifs géré activement vise à offrir une diversification du capital à long terme, au-delà des actions et obligations traditionnelles.
Le Parlement européen et les Vingt-Sept se sont mis d’accord sur un texte ouvrant la voie aux centres de rétention à l’étranger et à un allongement des périodes maximales de rétention
Depuis le début de la guerre en Iran, Donald Trump et Benjamin Netanyahu affichent une alliance sans faille. Mais les ambitions contraires des deux dirigeants, l'impopularité croissante d'Israël et la personnalité du Premier ministre fragilisent cette relation spéciale
Les (nombreux) prétendants à l’Elysée avancent à tâtons, méfiants, prudents. Trop de coups à prendre. A un an de la présidentielle, beaucoup d’intentions (lorsqu’il y en a), sans oser en dire trop...