Aldebaran CP démarre son premier fonds avec 130 millions
La nouvelle société de gestion créée par Amélie Brossier prévoit de lever un total de 300 millions d’euros pour investir dans des entreprises en transformation.
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Aroun Benhaddou
Détenteur du label France Relance, le fonds Aldebaran Transformation Fund 1 a vocation à investir dans sept ou huit entreprises.
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Une nouvelle étoile scintille dans la constellation française du private equity. Baptisée Aldebaran Capital Partners, en référence à l’astre du même nom, elle vient d’ouvrir le premier closing de son fonds inaugural dédié aux entreprises en transformation, à 130 millions d’euros. Une étape majeure pour la société de gestion créée l’an dernier par l’ex-managing partner du Fonds de consolidation et de développement des entreprises (FCDE), Amélie Brossier. «Pour une nouvelle équipe, lever un premier fonds dans le contexte de marché actuel a été un challenge. Nous sommes très heureux d’avoir franchi ce cap et de bénéficier d’une très bonne dynamique de levée de fonds», souligne sa fondatrice – également passée par Bpifrance et Cinven.
Aldebaran Transformation Fund 1 a d’ores et déjà obtenu le soutien d’investisseurs institutionnels tels que Bpifrance, le Fonds européen d’investissement, AG2R La Mondiale et de plusieurs family offices. Il reste sur la route jusqu’à l’année prochaine dans l’espoir de collecter un total de 300 millions d’euros, dont 200 d’ici la fin de l’année. Détenteur du label France Relance, le véhicule a vocation à investir dans sept ou huit entreprises (de 20 à 300 millions de chiffre d’affaires pour un Ebitda positif) faisant face à des enjeux ponctuels de sous-performance ou de complexité liés à leur marché, leur business model, leur gouvernance ou leur structure de bilan. Les montants investis seront compris entre 15 et 60 millions d’euros, voire davantage en cas d’intervention des co-investisseurs. Le tout en se positionnant comme actionnaire majoritaire.
Nicolas Paulmier au comité d’investissement
Amélie Brossier est une habituée des situations complexes. Par le passé, elle avait été amenée à investir dans Récréa, Utac-Ceram, Tarsus France, Plastibell, ou bien encore Altice-Numericable. Mais c’est en investissant dans le fournisseur de chaudières industrielle Babcock Wanson que la financière a croisé la route de François Darpas, qui endosse ici le rôle de directeur général d’Aldebaran. Ce spécialiste du conseil et de l’industrie a passé près de 30 ans à faire de l’amélioration de performance au sein des entreprises. Un profil complémentaire et différenciant, tout du moins sur un fonds de cette taille.
«Nous comptons mettre en œuvre une vision d’investissement de transformation qui intègre une approche multidisciplinaire avec une dimension opérationnelle, notamment portée par François Darpas», explique la fondatrice. «Sur les quatorze personnes qui composeront notre équipe, trois seront dédiées à la création de valeur opérationnelle», note François Darpas. Un pilier d’autant plus important que la typologie des sociétés ciblées par le fonds ne se prête pas ou peu à l’effet de levier.
L’équipe inclut également David Kusters, principal du fonds après avoir passé près de cinq ans chez Alpha Private Equity, mais aussi un autre associé dont l’identité sera révélée lors de sa prise de fonction, prévue en septembre. Enfin, le comité d’investissement s’appuie aussi sur l’expertise de Nicolas Paulmier. Cette figure du capital-investissement tricolore était ancien senior partner de Cinven et endosse désormais la casquette de senior advisor pour le compte d’Aldebaran Capital Partners.
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