L’actualité et la veille en matière de fonds d’investissement, ainsi que les analyses sur les grandes tendances dans l’univers de la gestion d’actifs, son activité au travers des chiffres de collectes et d’évolution des encours des différentes classes d’actifs.
L'enquête annuelle de Fidelity International montre une reprise nette de la confiance des chefs d'entreprise dans le monde. Y compris aux Etats-Unis où le programme de Donald Trump suscite l'optimisme malgré les risques protectionnistes. Le décryptage de Jean-Marc Didier, directeur commercial, institutionnel et entreprise pour Fidelity International en France.
Leshausses de l’inflation qui ont été enregistréesenjanvier (1,9%) et février (2%) continuent de refléter l’appréciation des prix de l'énergie, estime Mario Draghi, le président de la Banque centrale européenne (BCE) qui ne voit toujours pas de signe d’une tendance au redressement de l’inflation sous-jacente (hors prix des dentées alimentaires et de l'énergie).
Avertissement sans frais de la part de l’AMF, qui rappelle les priorités à suivre pour les conseillers financiers à l’heure où les régulateurs de la banque et de l’assurance se montrent plus vigilants sur l’appréciation du devoir de conseil.
Selon la Cour des Comptes, ce relèvement a surtout bénéficié aux plus riches. Il a d'ailleurs alourdi le coût de l'épargne réglementé pour les finances publiques sans forcément bénéficier au logement social.
Entre les Françaises et la finance il y a encore du travail, juge une étude publiée par Allianz international à l’occasion de la journée de la femme. Selon cette enquête européenne, les Françaises font partie des plus mal classées lorsqu’on leur pose cinq questions sur la culture financière basique ou sur le risque. Seulement 9% des femmes répondent correctement aux questions basées sur le risque (contre 19% en Allemagne ou en Autriche) et 48% répondent à celles sur la culture basique (contre 63% en Allemagne, voir le graphique). La France partage la lanterne rouge avec l’Italie et l’Espagne.
Le candidat à l'élection présidentielle souhaite que les règles imposant des niveaux de fonds propres aux banques et sociétés d'assurance soient définies par les ministres des Finances européens et non par les autorités prudentielles.
Coup de tonnerre dans l’industrie britannique de la gestion d’actifs ! A la suite d’une information de Sky News, Standard Life et Aberdeen Asset Management (Aberdeen) ont confirmé, par communiqué, l’existence de discussions en vue d’une éventuelle fusion. L’opération, entièrement en actions, est valorisée à 11 milliards de livres au regard des capitalisations boursières des deux sociétés. « La fusion potentielle représente une excellente opportunité de mettre en commun les forces de Standard Life et Aberdeen afin de créer une société de gestion d’actifs de dimension mondiale », ont expliqué les deux sociétés. De fait, cette opération donnerait naissance à un groupe disposant d’environ 660 milliards de livres d’actifs sous gestion et sous administration, selon un communiqué. En termes d’encours, la nouvelle entité ainsi créée serait alors plus importante que le futur groupe constitué par Janus et Henderson (320 milliards de dollars d’encours à eux deux) et elle dépasserait également Schroders, le plus important gestionnaire d’actifs britannique dont les actifs gérés et administrés ont atteint 391,9 milliards de livres à décembre 2016. Selon les termes de l’accord en discussion, les actionnaires d’Aberdeen détiendraient 33,3% du nouvel ensemble tandis que les actionnaires de Standard Life en auraient 66,7%, ont d’ores et déjà annoncé les deux groupes d’origine écossais. Les actionnaires d’Aberdeen recevraient 0,757 d’une nouvelle actionnaire ordinaire Standard Life pour chaque action Aberdeen, ont indiqué les deux groupes. « Les discussions entre les deux parties sont toujours en cours sur les autres termes et conditions de la potentielle fusion », ont-ils précisé. Dans le cadre de cette fusion, Gerry Grimstone, président de Standard Life deviendrait le président du conseil d’administration de la nouvelle entité tandis que Simon Troughton, président d’Aberdeen, serait président adjoint. Ce conseil d’administration compterait un nombre égal d’administrateurs de Standard Life et d’Aberdeen, ont souligné les deux groupes. Par ailleurs, Keith Skeoch, directeur général de Standard Life, et Martin Gilbert, directeur général d’Aberdeen, seraient co-directeurs généraux du nouveau groupe ainsi constitué. En outre, Bill Rattray, en provenance d’Aberdeen, et Rod Paris, de Standard Life, officierait respectivement en qualité de directeur financier (CFO) et de directeur des investissements (CIO).Les deux gestionnaires estiment que ce rapprochement leur permettrait « d’exploiter les complémentarités de Standard Life et d’Aberdeen sur les marchés de l’investissement et de l’épargne » afin de fournir « une offre de produits et de services à destination des clients » couvrant l’ensemble des classes d’actifs ». Cette fusion leur permettrait également de « renforcer l’engagement de longue date de Standard Life et d’Aberdeen sur le terrain de la gesion active ». Ce rapprochement doit également aboutir à « créer une société de gestion disposant de marques fortes et de solides franchises auprès des institutionnels et de la distribution wholesale ». Enfin, cette fusion devrait générer « une augmentation de revenus importante pour les actionnaires des deux groupes grâce à un potentiel de synergies significatif », sans donner plus de détails.Cette fusion serait une belle opportunité pour Aberdeen de redorer son blason et de déclencher une nouvelle dynamique après avoir subi des retraits massifs de la part de ses investisseurs au cours des dernières années. Durant le dernier trimestre 2016, la société de gestion, exposée en grande partie aux marchés émergents, avait en effet subi une décollecte nette de 10,5 milliards de livres, après 32,8 milliards de livres de sorties nettes enregistrés sur son exercice fiscal 2015-2016 clos au 30 septembre 2016 (Lire NewsManagers du 3 février 2017). En outre, en novembre 2016, la société de gestion écossaise avait renoncé à acquérir Pioneer Investments, la filiale de gestion d’actifs d’UniCredit, jugeant le prix trop élevé. « Nous avions réussi à passer au deuxième tour, mais nous nous sommes retirés », avait à l’époque déclaré Martin Gilbert.
La collecte globale des fonds communs de placement dans l’innovation (FCPI) et les fonds d’investissement de proximité (FIP) s’est élevée en 2016 à 967 millions d’euros, en progression de 12% par rapport à l’année précédente mais encore en baisse de 18% par rapport au pic de 2008, selon les résultats de l’enquête annuelle publiée par l’Association française de la gestion financière (AFG) et l’Association française des investisseurs pour la croissance (Afic). Ces 967 millions se répartissent en 783 millions d’euros pour les fonds créés en 2016 et 184 millions d’euros pour les fonds créés en 2015. La collecte des fonds au titre de la réduction d’impôt sur le revenu ressort à 451 millions d’euros, en hausse de 8% par rapport à 2015, celle des fonds au titre de la réduction d’impôt sur la fortune s’inscrivant à 516 millions d’euros (+16%).
Depuis plusieurs mois, le prix du baril s’est redressé et dépasse désormais les 50 dollars, Les pays producteurs ont enrayé la chute des cours qui inquiétait tant les marchés en 2016
L’accumulation de bonnes nouvelles s’est généralisée à l’ensemble des zones économiques. Qu’il s’agisse des données d’enquêtes ou de comptabilité nationale, l’orientation de ces indicateurs plaide pour une poursuite, voire une accélération de la croissance en 2017, quelle que soit la région du monde. Et, fait assez rare depuis la grande dépression de 2009 pour que l’on n’oublie pas de le mentionner, les projections de croissance du PIB de l’ensemble des principales zones économiques (les régions développées comme émergentes) ont fait l’objet de révisions à la hausse pour 2017.
La thématique affiche une croissance comprise entre 10 % et 15 % par an, Le gérant investit sur des secteurs comme l’industrie, la santé ou les transports
Malgré l'atteinte de l'objectif d'inflation fixé par la BCE (une première depuis quatre ans), le programme de rachat de dettes de l'institution ne devrait pas être modifié. En cause, une part très élevée de cette inflation est liée aux prix de l'énergie très volatils.
Le fonds souverain norvégien a publiéhierun rendement de 6,9% en 2016 pour son portefeuille d’investissements. Riche de 7.510 milliards de couronnes (846 milliards d’euros), il est lepremier véhicule étatique au monde. En 2015, le Governement Pension Fund Global avait réalisé une performance de 2,7% seulement.
La légère hausse des flux nets des ménages a profité aux dépôts à vue et aux livrets au détriment de l’assurance vie et du Plan d’épargne logement (PEL)
Avec le Brexit, de nombreuses fintechs londoniennes reconsidèrent leurs choix d'implantation. L'Allemagne et surtout Berlin représente l'un de leurs points de chute majeurs. L'analyse de Cornelia Yzer, sénatrice allemande en charge de l'économie, la technologie et la recherche dans une vidéo tournée à l'occasion du Capital Market Summit organisé par L'Agefi et Politico.
Les superviseurs européens ont récemment fait part de leurs craintes sur l'adoption de certains standard techniques dans la future réglementation Priip. , L'analyse en vidéo de la directrice exécutive de l'Esma, Verena Ross.
Le rendement de l’obligation française à dix ans recule nettement depuis quelques jours, porté par la relative dissipation des craintes sur l'élection présidentielle française en mai prochain depuis l’officialisation d’un accord entre François Bayrou et Emmanuel Macron. L’OAT présentait dans la matinée de lundi un rendement autour de 0,89% (au plus bas depuis un mois) alors qu’il a culminé au-dessus de 1,10% en février.
La Security Exchange Commission (SEC) a publié un guide du robo-advisor a destination des investisseurs, expliquant que ces sociétés se développent rapidement et nécessitent d'être mieux comprises, notamment à travers les algorithmes utilisés. La «Guidance update» est accessible ici.
Les prix à la consommation ont augmenté de 1,8% en janvier en variation annuelle dans la zone euro, montre la statistique définitive publiée mercredi par Eurostat.Ce niveau est principalement expliqué par une hausse très élevée des prix de l'énergie qui ont bondi de 8,1% en taux annuel, après avoir progressé de 2,6% en décembre.En excluant les éléments volatils que sont l'énergie et les produits alimentaires non transformés, l’inflation ressort en hausse à 0,9% sur un an, comme annoncé en première estimation et attendu par les économistes.
La collecte nette du Livret A pour le mois de janvier s’est fixée à 2,89 milliards d’euros, soit un deuxième plus haut depuis janvier 2013, analyse le Cercle de l’Epargne. A l'époque la collecte avait culminé à 7,5 milliards d’euros.
La France a de quoi pavoiser sur le champ du versement des dividendes en 2016. Selon le classement réalisé par Henderson Global Investors pour l’année 2016, l’Hexagone est le pays où le versement des dividendes a été le plus élevé l’an dernier, tirant la remarquable croissance européenne (hors Royaume-Uni) avec +4,3% alors que les Etats-Unis connaissent dans le même temps une stagnation.
La banque a placé un milliard d’euros de crédits à l’habitat grâce à une titrisation non déconsolidante qui a particulièrement séduit les investisseurs allemands.
Alors que les rendements sont au plus bas, Amundi va faire passer ses clients en épargne salariale investis dans des fonds monétaires vers des fonds de plus long terme et cela de manière unilatérale et automatique. C’est une première en France, la plupart des sociétés de gestion se contentant pour le moment de faire uniquement du conseil. Et la société de gestion a commencé à avertir ses clients. Ainsi, d’après un courrier adressé mi février par Société Générale Gestion, filiale à 100% d’Amundi, et dont NewsManagers a eu connaissance, le fonds Arcancia Monétaire va être rebaptisé Arcancia Trésorerie à partir du 20 mars 2017 et verra son univers d’investissement évoluer. Selon le courrier, il inclura « désormais des obligations à court terme, au potentiel de rendement plus élevé du fait d’une maturité un peu plus longue » et sa classification AMF sera modifiée de « monétaire » à « obligations et autres titres de créances libellés en euro ». Dans son courrier, la société explique que suite à la politique de réduction des taux de la Banque centrale européenne, les rendements offerts par le marché monétaire ont beaucoup diminué, jusqu’à devenir négatifs depuis plusieurs mois. « Par voie de conséquence directe, le rendement des fonds monétaire a opéré la même trajectoire, avec cependant un effet retard, grâce à la diversification des portefeuilles », explique la lettre. Estimant pouvoir « offrir une nouvelle solution », la société a décidé de transformer le fonds Arcancia Monétaire. Interrogé par NewsManagers, Amundi explique que ce mouvement concerne en fait une grande partie des gammes monétaires gérées en épargne salariale par Amundi. « Il est difficile d’expliquer aux clients, malgré nos efforts continus de pédagogie, que leur fonds monétaires ont des rendements négatifs et par conséquent avec une perte probable par rapport au capital. Nous avons fait beaucoup d’efforts de pédagogie sur ce point depuis deux ans mais nous nous sommes aperçus que cela ne portait que très lentement ses fruits. En accord avec nos clients entreprises, nous avons choisi de faire évoluer les supports d’investissement monétaire, compte tenu que les salariés restent investis très longtemps, en élargissant l’univers d’investissement à l’obligataire court terme pour optimiser le rendement. Plutôt que d’inciter à un arbitrage, nous avons fait évoluer directement les fonds monétaires, solution plus simple et plus efficace dans l’intérêt des épargnants », explique à NewsManagers Xavier Collot, directeur épargne salariale et retraite chez Amundi. La bascule a commencé le 1er janvier dernier et devrait se terminer le 20 mars. Elle va concerner 5 milliards d’euros de fonds monétaires sur un total de 9 milliards d’euros et 1 million de porteurs dans 100.000 entreprises qui offrent des plan d’épargne salariale et de retraite. « Cette opération a reçu l’ensemble des diligences nécessaires avec l’agrément de l’AMF et l’accord préalable des conseils de surveillance des entreprises », explique encore Xavier Collot. Les salariés n’auront rien à faire s’ils acceptent le basculement et simplement se manifester s’ils préfèrent rester sur un fonds monétaire. « Peu de salariés ont arbitré jusqu'à présent en faveur d’autres fonds malgré des actions pédagogiques régulières. Ils représentent toutefois un peu plus d’un demi-milliard d’euros arbitrés sur un peu moins de 9 milliards de fonds monétaires », poursuit Xavier Collot. Amundi gère au total 50 milliards d’euros en épargne salariale et retraite.
Les prix pétroliers sont en hausse depuis le printemps 2016 alors que l’excédent de production se résorbe sous l’effet combiné de la hausse lente, mais régulière, de la demande et des réductions décidées par l’Opep et la Russie fin 2016. Cela devrait permettre de stabiliser le baril de Brent dans une fourchette de 55à 60 dollars en 2017. La remontée des prix pétroliers provoque une nette accélération de l’inflation dans les pays développés : elle devrait culminer vers 2% en zone euro et 3% aux Etats-Unis, avant de décélérer en fin d’année, quand l’effet des prix de l’énergie sur l’inflation d’ensemble s’estompera.