L’actualité et la veille en matière de fonds d’investissement, ainsi que les analyses sur les grandes tendances dans l’univers de la gestion d’actifs, son activité au travers des chiffres de collectes et d’évolution des encours des différentes classes d’actifs.
Le fournisseur de données financières Six a dévoilé en exclusivité à NewsManagers ce mardi 23 avril son classement annuel Alpha League Table 2019 des fonds commercialisés en France ayant produit de la surperformance dans la catégorie actions. Avec un alpha moyen de près de 5%, les neuf fonds actions de La Financière de l’Echiquier ont ravi la première place du classement à ceux de Comgest, désormais troisième. LFDE a particulièrement profité du succès de ses fonds actions Europe, notamment sur les petites valeurs. Ainsi, UFF Valeurs PME a généré un alpha moyen de 10,26 %, Tremplin PME 10,07 % et Echiquier Entrepreneurs 9,85 %, a noté Six. Oddo BHF AM a également profité de l’expertise de ses gérants actions petites et moyennes valeurs européennes pour se hisser à la deuxième place. Très diversifié géographiquement, Comgest aura souffert des contreperformances de ses fonds actions émergents et Asie hors-Japon, et se retrouve sur la troisième marche du podium, malgré des surperformances bien supérieures à la moyenne sur le segment des actions internationales. Classement de l’Alpha League 2019, rang 1 à 10Dans l’ensemble, le nombre de fonds actions français ayant généré de l’alpha s’est élevé à 18% en 2018, selon le classement publié par Six. Ce sont ainsi 182 parts de fonds parmi les 994 parts jugées suffisamment actives par Six (sur un total de 27 sociétés de gestion notées) qui ont délivré de la surperformance l’année dernière. Parmi les sociétés ayant délivré de la surperformance, selon les données de Six, l’alpha moyen généré par les fonds couvrant la catégorie actions européennes s’est élevé à 3,12% (+99 points de base), contre 2,87% pour les actions françaises (+26 bp) et 1,83% pour les actions zone Euro (stable). Dans le même temps, les stratégies couvrant les actions internationales ont vu leur alpha gagner 8 pb à 1,26%, tandis que ceux positionnés sur les actions émergentes n’offrent plus que 0,70% d’alpha (-78pb).
IM Global Partner a annoncé mardi l’acquisition de 40% du capital de la société de gestion américaine Scharf Investments. Spécialisée dans la gestion value des actions américaines, Scharf Investments gère aujourd’hui 3,4 milliards de dollars (3 milliards d’euros), contre 700 millions en 2007. La société compte 24 employés.
Quantam propose Pulsar, une solution permettant aux investisseurs de couvrir leur portefeuille d’assurance vie, Le service est aujourd’hui disponible sur des contrats luxembourgeois, mais la société compte le proposer en France
Après la BCE, c’était au tour de la Fed de se réunir le 20mars. Les investisseurs attendaient un discours similaire à celui de la banque centrale européenne, inscrit dans une vision plus accommodante. Le message s’est révélé encore plus conciliant que prévu, la Réserve Fédérale américaine rappelant aux investisseurs les risques qui pèsent sur la croissance mondiale. Du côté européen, la reprise est plus molle que prévu. L’annonce d’une baisse de la production industrielle allemande de 0,8 % en janvier a montré que le moteur de la zone (30 % de son PIB) connaissait des ratés, pour cause d’exportations en berne. Il y aura donc moins de croissance en 2019 et 2020, annonce Mario Draghi, en raison des incertitudes géopolitiques, et il repousse à mi2020 au plus tôt cette hausse des taux que les marchés attendent tant, car elle marquerait à leurs yeux la sortie de crise.
Alors que les rebondissements concernant le Brexit n’en finissent pas, les marchés montrent une forme de lassitude, Le risque d’une sortie sans accord reste présent mais les investisseurs ne l’intègrent plus dans les cours des actions
Les fonds phares de Carmignac affichent des performances positives depuis le début de l’année mais la société a tout de même décollecté 4 milliards d’euros depuis janvier
Alto Invest vient de gagner un contrat auprès de Suravenir, l’assureur-vie d’Arkéa, afin de conseiller la part en unités de compte d’un nouveau mandat d’arbitrage destiné à financer l'économie réelle. Ce rôle de conseiller lui a été attribué à la suite du lancement d’une nouvelle gamme de mandats d’arbitrage appelée «Gamme conviction», disponible depuis ce mercredi 10 avril au sein du contrat Patrimoine Vie Plus, distribué par la filiale dédiée aux CGP Vie Plus. Dans le détail, Alto Invest conseillera les 90% d’unités de compte du profil «Conviction économie réelle», qui s’adresse aux souscripteurs «souhaitant participer au développement de projets porteurs de sens et contribuant à l’essor de leur territoire», a expliqué la société de gestion. La société investira principalement dans des PME et ETI européennes de croissance, ainsi que dans des fonds diversifiés dans les grandes classes d’actifs ainsi que dans des zones géographiques variées. Elle s’autorise par ailleurs un maximum de 10% d’investissements dans des supports non-côtés tels que des FCPR.
L’autorité des marchés financiers «met en garde contre les activités de la société Kuvera LLC/Kuvera France qui fait de la promotion de trading sur des produits hautement spéculatifs, notamment auprès du jeune public».
Fin 2018, les encours globaux de l’industrie de la gestion d’actifsen France (mandats et fonds) s'établissaient à 3.864milliards d’euros, soit une diminution de 2% des actifs sous gestion comparé à fin 2017, selon les données dévoilées par l’Association française de la gestion financière (AFG) dans son panorama du marché français de la gestion pour compte de tiers. Cette baisse met un terme à une série de six années consécutives de hausse des encours globaux dans l’industrie de la gestion d’actifs en France. Sur 10 ans, le taux de croissance annualisé des encours gérés s’est chiffré à 4,4%. Les encours des fonds de droit français ont chuté de 6,3% en 2018 (+7,5% en 2017)s'établissant à 1.813 milliards d’euros fin décembre, répartis comme suit: 783 milliards d’euros dans les OPCVM Ucits(- 10,4% en 2018 contre +9,8% en 2017), et 1.029 milliards d’euros dans les fonds d’investissement alternatifs(- 2,9 % en 2018 contre +5,7 % en 2017). L’AFG avance plusieurs facteurs à cette chute d’encours sur les OPC : l'évolution négativedes marchés, des volumes importants de transfert de domiciliation de fonds restant gérés en France, et une collecte nette négative. Des sorties nettes de 17,6 milliards d’euros ont été enregistrées dans le secteur des OPC de droit français en 2018 alors que ces véhicules avaient collecté 48,5 milliards d’euros l’année précédente. En détail, les fonds monétaires ont subi une décollecte nette de 16,6 milliards d’euros et les fonds diversifiés de 10,4 milliards d’euros en 2018. Les fonds actions et obligataires ont eux engrangé respectivement 9,7 milliards d’euros et 2,3 milliards d’euros de collecte l’an dernier. Quant aux fonds à formule, comme les trois années précédentes, ils ont subi une décollecte, à hauteur de 2,6 milliards d’euros en 2018 selon l’AFG.
L’augmentation des loyers bruts peut se révéler contre-productive pour les bailleurs car elle est liée à un taux de rotation élevée des locataires, Les réglementations sur les baux qui protègent les locataires sont, de manière contre-intuitive, bénéfiques à la rentabilité des biens
BNY Mellon IM propose son premier fonds thématique distribué sur le continent européen, Mobility Innovation Fund est investi sur toute la chaîne de valeur concernant le thème,
Le premier trimestre 2019 a été marqué par un contexte macroéconomique mondial morose. Les indicateurs d’activité manufacturière pointent inexorablement vers un ralentissement de l’économie bien que pour les services, le sentiment des entreprises semble avoir atteint un point de rebond. Nous maintenons notre scénario central sur un regain modéré mais bien réel de la croissance en 2019. Pour comprendre et anticiper l’évolution des marchés mondiaux dans les mois à venir, nous examinons deux questions importantes: sommes-nous encore en milieu du cycle économique ou bien approchons-nous de sa fin ? Et quelle est l’attitude des banques centrales ? Savoir dans quelle phase du cycle se trouve l’économie globale permet d’ajuster l’allocation d’actifs afin d’optimiser les rendements tout en maîtrisant les risques face à un potentiel renversement des marchés. En milieu de cycle, l’expansion se poursuit, profitant aux actifs risqués tels que les actions et le crédit aux entreprises. Les obligations d’Etat sont en recul, notamment à cause de l’inflation qui réduit leur rendement réel. A mesure que l’économie se rapproche de la fin de cycle, le marché du crédit tend à sous-performer les actions, l’inflation augmente et les matières premières se renforcent. Enfin, lorsque l’économie tombe en récession, la croissance diminue, l’inflation baisse et les actifs risqués reculent à la faveur des valeurs refuges telles que les obligations d’Etat. Bien entendu, la réalité n’est jamais aussi simple. Alors que le cycle économique actuel entame sa dixième année– un plus long historique–nous estimons que l’économie se rapproche de la fin de cycle. Toutefois, l’action des banques centrales est déterminante actuellement. En particulier la Fed aux Etats-Unis et la BCE en Europe ont opéré un revirement de leur politique monétaire, mettant en pause leur dynamique de resserrement du crédit. En fin de cycle, les banques centrales interviennent en remontant leurs taux directeurs pour éviter une surchauffe de l’économie et contenir l’inflation. Depuis le début de l’année, les banques centrales semblent davantage préoccupées par un ralentissement de l’économie que par une surchauffe.
Piloter en lâchant les rênes. Ne plus prendre la main. C’est ainsi que semble se dessiner l’avenir de la gestion collective, comme le démontre le poids croissant des ETF et des fonds indiciels dans le paysage, au détriment de la gestion active. Bien sûr, il est ici question d’une photo globale, incluant aussi bien la part institutionnelle où ces fonds règnent en maître, que celle de la distribution où leur présence est moins forte - mais où ils gagnent désormais des parts de marché. Tout de même, le message est clair. Le monde se transforme, il évolue. Jadis, les gérants ont tissé des liens avec leurs clients en leur racontant des histoires. Mais de belles histoires. Celles d’entreprises sur des marchés en devenir et promises au statut de pépites de la côte. Ces schémas perdurent sur certains marchés qui se singularisent par leur profondeur et leur inefficience. C’est le cas naturellement pour des catégories de fonds qui travaillent des petites et moyennes capitalisations à l’échelle du Continent ou des Etats-Unis. Mais la gestion active a semble-t-il perdu une bataille majeure au sein des catégories reines de la classe d’actifs « actions ». La faute pour cette dernière à des coûts nettement plus élevés comparés à ceux des fonds indiciels. La faute également à cette main de l’homme qui peut flancher, et qui permet à la gestion indicielle de truster au long cours les classements sur les marchés d’actions américains, et désormais sur les places financières de ce côté-ci de l’Atlantique. Bien sûr, on peut trouver chaque année une (petite) proportion de fonds qui battent leur indice, catégorie par catégorie. Mais non seulement leur nombre est faible, mais l’espoir que leurs bons résultats se réalisent à nouveau l’année suivante est très mince. Bref, en termes statistiques, il n’existe pas de persistance de la surperformance. Au sein des classes d’actifs obligataires, la gestion active pourrait avoir son lot de consolation en s’affichant incontournable. Mais cette victoire ne fera pas illusion. Si elle brille, c’est avant tout parce que les indices en question ne peuvent se répliquer en l’état.
La 2ème édition de l’étude sur l'activité des fonds de dette privée, réalisée par Deloitte et France Invest auprès des membres de l’association et des fonds actifs en France, confirme le dynamisme de la dette privée dans les modes de financement des entreprises en 2018.
Mirova annonce le lancement de Mirova Women Leaders Equity Fund, un nouveau fonds actions thématique dédié à l’investissement dans des entreprises favorisant l’égalité entre les femmes et les hommes et la représentation des femmes au sein des instances dirigeantes des entreprises.
Les FCPE affichent en moyenne des frais courants de 1,26 %, soit 0,09 point inférieur à ceux des fonds classiques (FCP/SICAV) qui s’élèvent pour leur part à 1,35% en 2018.,
Parallèlement à la montée au créneau des banques européennes contre le Fatca, l’Association des Américains accidentels (AAA), qui dit représenter les 300.0000 personnes possédant la nationalité américaine en vertu du droit du sol, annonce avoir « décidé de passer à l’offensive en attaquant les banques au pénal pour discrimination ». L’association représentée par Maître Antoine Vey du cabinet Dupond-Moretti & Vey a décidé de déposer plainte auprès du Procureur de la République de Paris à l’encontre de plusieurs banques en ligne, dont Boursorama et ING Direct.
Edmond de Rothschild Asset Management, qui gère aujourd’hui 3,5 milliards d’euros d’actifs selon une démarche ISR (investissement socialement responsable), va lancer un fonds dédié au climat dans le courant de l’année, a annoncé Jean-Philippe Desmartin, directeur de l’investissement responsable de la société de gestion au cours d’une conférence de presse dédiée à la transition énergétique. Aujourd’hui, cette gamme ISR comprend deux fonds ouverts que sont EDR Euro Sustainable Growth et EDR Euro Sustainable Credit. Les 3,5 milliards d’euros incluent également Tricolore Rendement, le «navire amiral pour le dialogue et l’engagement», selon Philippe Desmartin, ainsi que les mandats de gestion ISR, dont celui de 1,5 milliard géré pour le compte de l’Erafp (Etablissement de retraite additionnelle de la fonction publique). Certains fonds actuels seront également convertis à l’ISR, a ajouté Gad Amar, deputy CEO d’EdRAM. Parallèlement, EdRAM est en train d’intégrer les critères ESG à sa gestion active fondamentale, l’ambition étant d’arriver à 100 % des encours d’ici à 2020. A fin 2017, la société était à 54 %, une proportion qui était en hausse fin 2018 mais qui est en cours de validation interne. Les deux autres engagements 2020 d’EdRAM sont de réaliser un suivi empreinte carbone et des reporting ESG et carbone pour 100 % de la gestion active fondamentale. Des phases pilotes sont en cours cette année. EdRAM travaille aussi sur le climat et notamment sur l’amélioration du reporting et la formalisation d’objectifs sur les fonds prioritaires. Les investissements dans la transition énergétique et environnementale passent aussi, au sein du groupe Edmond de Rothschild, par le private equity et les infrastructures,avec notamment les fonds Pearl et Bridge, qui ont tous les deux obtenu le label TEEC (Transition énergétique et écologique pour le climat). A cet égard, le groupe va prochainement boucler son fonds Pearl, qui couvre les infrastructures environnementales, à la moitié de son objectif de 250 millions d’euros. Bridge IV, sur la dette infrastructure, va quant à lui bientôt être clôturé et devrait atteindre 500 millions d’euros; le cinquième fonds sera lancé «dans la foulée», a assuré Johnny El Hachem, CEO d’Edmond de Rotshchild Private Equity. Ce dernier a aussi annoncé la sortie prochaine d’un fonds dédié à l’hôtellerie avec «des enjeux environnementaux très importants».
La nouvelle société d'investissement vient compléter le réseau d’affiliés de Natixis AM et propose une gamme de stratégies thématiques à forte conviction et actives