L’actualité de l’assurance vie et de l'épargne retraite, avec un focus sur les principaux acteurs du marché, les innovations et les lancements de nouveaux produits d'épargne.
L’Association française de la gestion financière (AFG), à l’occasion de la publication de son enquête sur l’épargne salariale, indique que les encours s’établissent à 117,5 milliards d’euros à fin décembre 2015. Ce sont les fonds diversifiés qui drainent l’essentiel avec 71,6 milliards d’euros. Ils sont suivis de près par les fonds d’actionnariat salarié (45,9 milliards d’euros d’encours). L’AFG mentionne la progression de 27 % des fonds solidaires qui sont passés de 4,1 milliards à 5,2 milliards d’euros au cours de l’année 2015. Les fonds ISR ne sont pas en reste avec un encours de près de 22 milliards d’euros.
La fintech Marie Quantier a élargi son activité à l’assurance vie en nouant un partenariat avec l’assureur Suravenir, filiale du Crédit Mutuel Arkea. Les adhérents du contrat Marie Quantier I pourront profiter de la gestion conseillée de la fintech pour déterminer leurs allocations d’actifs. Dans ses recommandations, Marie Quantier mettra l’accent sur les ETF qui sont présents en nombre dans la liste des unités de compte (UC) disponibles. Le minimum requis à la souscritpion est de 1.000 euros, sans droits d’entrée. Les frais de gestion sont de 0,60 % sur les UC ainsi que sur le fonds euro. Il n’y a pas de frais d’arbitrage en dehors des opérations relatives aux ETF pour lesquelles il en coûte 0,1 %. Les souscripteurs doivent en outre s’abonner au service de Marie Quantier pour5,90 euros par mois et unecommission de performance de 5 % est prélevée sur les gains.
AG2R La Mondiale a dévoilé ses nouveaux produits retraite à l’occasion d’une présentation courant mars. La gestion de ces produits est adaptée en fonction du profil de l'épargnant, précise l’assureur, selon trois critères : le rapport risque/rendement, la durée de l’investissement et la composition du patrimoine.
A l'occasion d'un point d'étape, Michel Sapin et Christian Eckert ont détaillé quelques points qui concerneront la réforme attendue au 1er janvier 2018.
Les acteurs institutionnels dotés d’une appétence particulière pour la distribution en ligne intègrent désormais les offres des principaux robo-advisors, Le conseil financier automatisé aiguise l’intérêt des régulateurs européens et français en raison notamment des difficultés à formaliser le devoir de conseil
Le superviseur souligne les avantages de l'option alternative présentée après la consultation du Trésor. Il rappelle la nécessaire protection des assurés.
En complément de Quattro Sérénité, CNP Patrimoine annonce le lancement de Flexi Sérénité, une option à ses contrats d’assurance vie ou de capitalisation multisupports qui permet à ses partenaires de faire bénéficier leur clientèle patrimoniale de la dynamique des marchés actions tout en protégeant son capital.
Le courtierVerspieren a annoncé son intention de consacrer 1,5 milliond’euros pour soutenir de jeunes entreprises issues de l’insurtech, les entreprises du secteur de l’assurance qui prennent le virage du digital. Elle le réalisera via le lancement de la société Smartup"dédiée à l’accompagnement d’entreprises innovantes de la net-économie».
Le niveau de vie relatif des retraités français, aujourd’hui en moyenne légèrement supérieur à celui des actifs, sera moins élevé à l’horizon 2040 et continuera ensuite à se dégrader, estime le Conseil d’orientation des retraites (Cor). En 2012, la pension nette moyenne des retraités représentait 65,1% du revenu d’activité net moyen des actifs. Mais ceux-ci ont souvent des enfants à charge, tandis que les pensions ne sont qu’une composante du revenu des retraités. Résultat : le niveau de vie moyen des retraités représentait alors 102,6% de celui de l’ensemble de la population. «Au cours des dernières années, la pension moyenne des retraités a augmenté plus vite que le revenu d’activité moyen», les nouvelles générations, dont les retraites sont en moyenne plus élevées, remplaçant les plus anciennes, explique-t-il. Mais cette période est terminée. Selon le Cor, le niveau de vie des retraités évoluera désormais moins vite que celui des actifs pour retomber entre 82% et 94% en 2040, selon les scénarios économiques, et entre 73% et 92% en 2060.
Dans cette tribune, le président de Securimut Pierre Balsollier affirme que la décision de la Cour de Cassation a "affaibli les clients des banques qui souhaitent changer d’assurance en cours de crédit, mais a également brouillé le cadre juridique auquel peuvent se référer les prêteurs".
Le Cercle de l’Epargne rappelle dans sa dernière édition mensuelle l’avance de la France sur ses voisins de l’OCDE en matière d’espérance de vie à la retraite. La France est la championne sur ce sujet avec une durée moyenne de la retraite à 23 ans pour un homme. L’Hexagone a quasiment deux années d’avance sur la Belgique et l’Autriche, en deuxième et troisième place. «La durée de la retraite est en France de 5,4 ans plus longue que dans la durée moyenne constatée au sein de l’OCDE (17,6 ans)», ajoute le Cercle.
Dans le cadre de son plan «Ambition stratégique 2020», le groupe Crédit Agricole annonce son intention d’internaliser les contrats groupe d’assurance emprunteur des Caisses régionales. Jusqu’à présent, ceux-ci étaient confiés en partie à CNP Assurances.
Un arrêt de la 1ere Chambre civile de la Cour de cassation du 9 mars 2016 vient censurer la faculté de résiliation annuelle d’un contrat d’assurance emprunteur en vertu du de l’article L. 113-12 du Code des assurances
Les entreprises sont de plus en plus nombreuses à proposer des régimes de retraite et/ou d'épargne internationaux spécifiques à leurs salariés expatriés ou sous contrats locaux. Vingt-trois IPPs (International Pension Plans) et ISPs (International Savings Plans) ont ainsi été créés en 2015, selon l’enquête annuelle de Willis Towers Watson portant sur ce type de dispositifs. Cette huitième édition de l'étude, qui porte sur 721 régimes financés par 638 entreprises, montre que les entreprises ont de plus en plus recours à la mise en place d’IPPs et d’ISPs pour permettre aux salariés travaillant dans des pays où les systèmes de retraite locaux sont inexistants, peu avantageux ou inappropriés de pouvoir bénéficier d’un régime de retraite. Représentant 30% du nombre total de dispositifs mis en place au cours des quatre dernières années, ces plans ont désormais le vent en poupe.« Le principal objectif stratégique des IPPs/ISPs reste de proposer des solutions d'épargne et de retraite aux expatriés qui, bien souvent, ne sont pas couverts par les régimes du pays d’origine et ne cotisent pas aux éventuels régimes du pays d’accueil. Cependant, ces dispositifs sont également de plus en plus utilisés pour offrir des solutions de retraite et d'épargne long-terme à des groupes de salariés locaux situés dans différentes entités à travers le monde, comme par exemple au Moyen-Orient. Les multinationales ont tendance à envisager le recours aux IPPs/ISPs dans les pays où elles estiment ne pas disposer de l’infrastructure nécessaire pour proposer une offre de retraite, ou encore dans certains pays en crise afin de garantir une plus grande sécurité de l'épargne dans un climat d’incertitude économique et politique », explique Céline Brasquet, consultante senior département Retraites et Avantages sociaux International, citée dans un communiqué. Cette tendance s’explique essentiellement par la volonté de l’employeur de limiter l’impact d'éventuelles pertes au niveau local sur les salariés, comme par exemple un risque de défaut de paiement ou un système de retraite local peu avantageux. L’objectif n’est pas seulement de protéger les actifs sous-jacents à l'épargne des salariés, mais également de réduire le risque pour l’employeur de se voir contraint de cotiser à nouveau au fonds pour compenser ses pertes. D’autres facteurs expliquent également ce développement, comme par exemple l’accès à une épargne en devises fortes permettant de se prémunir contre toute dévaluation significative ou des différences de capacités de gestion et de communication considérables entre les fournisseurs d’IPPs/ISPs et les fournisseurs locaux de nombreux marchés en développement. L'étude montre également le développement de la variété des fonds proposés par les IPPs/ISPs en raison de la diversité des caractéristiques démographiques des membres et de leurs préférences en matière de devises d’épargne. L’enquête révèle que 41 % des dispositifs proposent aux participants un choix parmi plus de 10 fonds d’investissement, 8% proposent plus de 40 fonds différents. Les fonds à « gestion par horizon » sécurisant progressivement l’épargne à l’approche de l’utilisation du capital gagnent de plus en plus en popularité : 38% des dispositifs offrent désormais au moins une option de « gestion par horizon » à ses membres. « Du fait du nombre de pays et de nationalités impliqués dans les IPPs/ISPs, ces dispositifs doivent souvent répondre aux besoins d’une beaucoup plus grande diversité de membres beaucoup plus importante que les régimes nationaux. C’est la raison pour laquelle il peut exister une demande de pouvoir disposer d’une variété de fonds d’investissement plus importante que dans le cadre d’un plan national. Cependant, face à cette situation, les employeurs prennent également des mesures pour réduire le nombre de fonds d’investissement et proposer une sélection d’options d’investissement appropriée afin de réduire la complexité des dispositifs pour les membres», précise Céline Brasquet. L'étude montre que plus des deux tiers (68%) des IPPs/ISPs ne proposent qu’une possibilité de sortie en capital du dispositif. Toutefois, la possibilité d’opter pour un mécanisme de prélèvements est de plus en plus courante – notamment pour les régimes créés depuis 2006. Ainsi, plus d’un quart (28 %) des dispositifs proposent cette option. « Bien que la sortie en capital demeure l’option la plus fréquente, nous constatons que de plus en plus d’IPPs/ISPs offrent le choix entre le versement du capital et une rente interne ou un système de prélèvements. Les prélèvements sur un IPP peuvent procurer des avantages fiscaux à certains bénéficiaires du fait d’abattements locaux dans certains pays, cette option est devenue plus fréquente dans les IPP mis en place au cours des cinq dernières années », observe Céline Brasquet.
Le courtier grossiste Ciprès Assurances a dévoilé son offre «TNS mix» qui vise à maintenir «les garanties pour les TNS tout en respectant le cahier des charges 2015 des contrats responsables». Ciprès propose ainsi 8 formules santé : 4 formules en mix responsable/non responsable et 4 formules en 100% responsable. «Ce mix permet d’offrir aux TNS ayant des dépenses plus importantes des garanties supérieures à celles prévues par le nouveau cahier des charges des contrats responsables», explique le courtier.
Une instruction ministérielle parue le 18 février 2016 donne les interprétations à retenir concernant les modifications introduites en matière d’épargne salariale par la loi du 6 août 2015. Elle précise l’harmonisation entre intéressement et participation, détaille le fléchage par défaut de l’intéressement et explicite la minoration du forfait social s’appliquant à l’intéressement, à la participation et au Perco.
Le gestionnaire du régime de prévoyance des salariés intérimaires AG2R La Mondiale et la société Coffreo,spécialiste de la dématérialisation dans les solutions RH et les coffres-forts numériques,ont annoncé la signature d’un partenariat qui vise àsimplifier la remise des notices d’information de prévoyance aux assurés intérimaires. Cela se fera"de manière dématérialisée, sécurisée et probatoire», précise Coffreo dans un communiqué.
Le cabinet Mercer, spécialisé dans le conseil et les services en ressources humaines, a annoncé qu’il mettrait davantage l’accent sur les secteurs de la santé et de la prévoyanceen 2016. Il envisage de renforcer les effectifs par une augmentation du recrutement de 10%. Il souhaite également mettre en place un plan de transformation globale de cette activité à travers ses deux pôles : le conseil et courtage, et la gestion. L’ouverture d’un bureau à Bordeaux et le renforcement du plan de développement de celui de Lyon sont notamment prévus.
Alors que l’année 2015 a connu les grandes transformations de la généralisation de la complémentaire santé en entreprise, Adéis annonce avoir remporté 31 appels à concurrence parmi les branches professionnelles.Ces contrats ont été remportés pour le compte de trois de ses organismes membres fondateurs, Apicil Prévoyance avec onze succès, Humanis Prévoyance avec dix-neuf, et Ipsec avec deux.
Les 8 millions d'actionnaires salariés en Europe possèdent 370 milliards d'euros, selon une étude de la Fédération européenne de l'actionnariat salarié. En France, le nombre d'actionnaires a reculé de 8% en quatre ans.
Lors de l’annonce de ses résultats annuels de Crédit Mutuel - CIC, Alain Fradin, le directeur général du groupe CM11-CIC, qui rassemble le CIC et 11 fédérations du Crédit Mutuel, dont la puissante entité de Strasbourg a indiqué avoir équipé 27.000 entreprises clientes en contrats santé collectifs dans la perspective de l’application au 1er janvier 2016 de l’Accord national interprofessionnel (ANI).
Depuis le début de l’année 2016, la Banque Postale Prévoyance a lancé une chaire intitulée «Dépendance des personnes âgées», créée par la Fondation Médéric Alzheimer en partenariat avec l’Ecole d’Economie de Paris. L’objectif est de développer la recherche dans ce domaine en mettant notamment en place des outils servant à modéliser l’offre et la demande de soins qu’implique la perte d’autonomie.