Anne-Marie Jolys-Bris, directrice exécutive pôle Assurances chez BM&A, un spécialiste de l'audit et du conseil, estime que la crise liée au Covid-19 accentue la situation déjà fragile des assureurs, notamment des assureurs-vie.
Malgré la demande du régulateur européen de l'assurance, Allianz maintient sa politique de distribution avec la bénédiction de la BaFin. Axa réserve sa décision.
A quelques exceptions près comme les français Coface et CNP Assurances, les compagnies européennes ont maintenu jusque-là leur politique de distribution des bénéfices.
Sous la pression de Bercy, la FFA a annoncé lundi de nouveaux engagements pour aider les entreprises et les indépendants pénalisés par l'épidémie de Covid-19.
Le groupe de protection sociale a passé sans heurts la dégringolade des marchés grâce à ses couvertures. Il dispose en outre de 14 milliards de liquidités.
Le Conseil des prélèvements obligatoires a récemment suggéré « la poursuite de la réduction, voire la suppression de l’avantage successoral de l’assurance vie », Dans le cadre d’une succession, l’assurance vie peut donner lieu à l’application de prélèvements globaux supérieurs à ceux applicables à un compte-titres
L’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) a adressé un blâme et une amende de 10 millions d’euros à Generali Vie, a-t-elle annoncé mercredi. Dans sa décision rendue le 11 mars dernier, l’ACPR relève que Generali n’a notamment pas respecté les clauses de revalorisation de certains contrats retraite au détriment des adhérents. En outre, il n’a pas pu fournir les pièces d’origine justifiant les opérations se rapportant à ces contrats. Enfin, le régulateur juge que le recueil des exigences et besoins des clients et l’expression de la motivation du conseil fourni ont été effectués sans que soient totalement respectées les obligations applicables dans ce domaine.
Entre les taux bas et les exigences de solvabilité requises, les assureurs ont mal à leurs fonds en euros.Et puisque la forte diminution de leurs rendements n’éloigne pas les épargnants, ils déploient un arsenal de guerre pour faire changer les habitudes. Parfois très brutalement !,
Le secteur de l'assurance est en très bonne santé. Il présente une rentabilité des capitaux propres de près de 10% en moyenne et grimpe jusqu'à 30% pour certains acteurs.
L’assureur britannique Aviva a recapitalisé sa filiale française à hauteur de 139 millions de livres au deuxième semestre 2019, l'équivalent de 160 millions d’euros aux taux de change actuels. L’information figure dans les documents publiés par le groupe à la suite de la présentation de ses résultats annuels le 5 mars.
En intégrant CNP Assurances, la banque publique diversifie son modèle d'affaires et dispose de ressources abondantes pour des acquisitions dans tous ses métiers.
Quelques compagnies avaient annoncé la couleur avant la fin de l’année dernière. Depuis le début du mois de janvier, les semaines s'écoulent au rythme des publications de taux pour les différents et nombreux fonds en euros des contrats d’assurance vie. La tendance est évidente : la rémunération de ces supports garantis diminue sévèrement. Si quelques assureurs semblent faire de la résistance, ils sont extrêmement minoritaires. Car, tout le monde le sait désormais, la baisse des taux d’intérêt conduit les fonds en euros, composés à environ 80 % de titres obligataires, à rapporter de moins en moins. En particulier, les sommes collectées récemment sur ces supports (pas moins de 105 milliards d’euros sur l’année 2019) ont dû être investies sur le marché alors que les papiers de dette ne rapportent quasiment plus rien ! Résultat : alors que le taux moyen de revalorisation des fonds en euros s’est monté à 1,83 % au titre de 2018, selon l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (APCR), le gendarme du secteur, on s’attend à une baisse de l’ordre de 30 à 40 centimes pour 2019.