Pour la première fois de l’année, les encours du produit d’épargne réglementée ont baissé en octobre, selon les chiffres de la Caisse des dépôts. Les Français ont puisé 2,83 milliards dans leurs livrets. Les encours tombent à 343,5 milliards d’euros. Il s’agit de sa plus forte décollecte mensuelle depuis fin 2014. Couplée à celle du Livret de développement durable et solidaire (LDDS) - de 0,57 milliard - la décollecte sur les livrets d'épargne réglementée a totalisé 3,4 milliards d’euros en octobre, soit la plus forte depuis octobre 2014 (-3,8 milliards d’euros), année où le taux du Livret A avait été abaissé de 1,25% à 1%. Au total, sur les dix premiers mois de l’année 2021, la collecte nette du Livret A et du LDDS s'élève à 20,64 milliards d’euros, pour un encours cumulé de 468,9 milliards d’euros à fin octobre, soit une hausse de 5,9% sur un an.
Bercy évoque un mécanisme analogue aux provisions d’égalisation avec une durée de non-fiscalisation de vingt ans. Le projet est bien accueilli par les entreprises.
Le futur ex-affilié de Natixis Investment Managers, H2O Asset Management, a dévoilé, ce lundi, une nouvelle gouvernance. La société de gestion, récemment assignée en justice par un collectif d'épargnants, a fait l’objet d’un accompagnement par un consultant pour l’amélioration de son organisation et le renforcement de sa gouvernance et de ses fonctions de risque et de conformité. La firme, qui souhaite relocaliser une partie de ses fonds en France,s’est ainsi dotée d’un comité exécutif global,«dont la mission première est de définir et de déployer une vision stratégique commune au sein du groupe H2O AM (Londres, Paris, Monaco, Singapour et Genève)» selon un communiqué. Avec l’instaurationde ce nouveau comité, Loic Guilloux, directeur général de H2O AM Europe (la filiale parisienne de H2O AM),devient co-directeur général du groupe H2O AM aux côtés de Bruno Crastes.Juliette Pianko exerce les fonctions de directeur des risques du groupe tandis queJean-Christophe Morandeau estchargé de la conformité, du juridique et des finances en qualité de secrétaire général du groupe. Marc Maudhuit est, lui, nommé directeur des opérations du groupe H2O AM. Le comité exécutif global comprend égalementVincent Chailley, directeur des investissements du groupe, ainsi que Babak Abrar, directeur des ventes et du marketing du groupe. La société de gestion précise que Jean-Noël Alba, ancien directeur adjoint de H2O AM et ex-président de H2O AM Europe, a quitté l’entreprisefin septembre.Dans la perspective de sa prochaine sortie du gestionnaire multi-boutiques Natixis IM, H2O AM avait déjà repris en main sa distribution et ses relations investisseursen septembre.
Vendredi matin, lors de la commission des sanctions de l’Autorité des marchés financiers (AMF), la représentante du Collège a demandé une amende de 150.000 euros et un avertissement à l’encontre de la société de gestion Twenty First Capital en raison de la gravité des faits et de la multiplication des manquements (sept) pendant près de 3 ans. Elle relève toutefois que les manquements sont purement formels, n’ont généré aucun profit pour la société, n’ont pas porté préjudice aux investisseurs, et que la société a remédié aux dysfonctionnements notifiés. Dans une première série de griefs, le gendarme boursier reproche à la société de gestion son absence de procédure comptable et le caractère non-opérationnel de la procédure relative au calcul et au suivi des fonds propres réglementaires. Dans une seconde série de griefs, l’AMF relève l’absence de traçabilité des décisions de gestion et des manquements dans le dispositif de gestion des conflits d’intérêts. La société de gestion met en avant la fraude comptable commise par son ancien directeur financier avec la complicité d’un ancien directeur général. Elle a déjà engagé des procédures à l’encontre de ces deux salariés. La société reproche aussi à son commissaire aux comptes d’avoir débutétardivement ses travaux et de ne pas avoir détecté la fraude
Le secret tombe si l'avocat a participé ou facilité la commission de l'infraction. Sans intention de sa part, la relation avec son client reste protégée.
Florence Lustman, présidente de la Fédération Française de l'Assurance (FFA), charge non seulement le projet de Grande Sécu mais tous les scénarios proposés par le HCAAM. En lieu et place, elle propose d'aligner la taxation des contrats de complémentaires sur celle des biens de première nécessité pour les plus défavorisés.
Lors du 103e Congrès des maires, l’association des maires de France a demandé au président de la République de faire un pas supplémentaire dans la décentralisation.
Tout semble réussir à Mohammed Amor. A à peine 30 ans, il est devenu directeur général de Thematics Asset Management qui affiche déjà près de 4 milliards d’euros d’encours au compteur. Pourtant, la finance et ses codes étaient loin de son univers...
Apivia Courtage a annoncé vendredi 19 novembre sa prise de participation, à hauteur de 49%, au capital d’Alternative Courtage, société indépendante de courtage en assurance. Cette opération va permettre à la filiale d’Apivia Macif Mutuelle de renforcer son positionnement auprès des agents de la fonction publique.
Et si les entreprises payaient leur facture carbone? Alors que la Cop 26 a finalement défini les règles du marché international du prix du carbone, le fameux article 6 des accords de Paris, la facture reste globalement supportée par les Etats. Les dommages associés aux émissions de CO2 ne sont pas supportés par l’entreprise alors qu’elle en est à l’origine, à l’exception de certains secteurs spécifiques (centrales thermiques, cimentiers…). C’est en partant de ce constat qu’Axylia, cabinet de conseil spécialisé dans la finance responsable, a réalisé un travail scientifique permettant de convertir en euros les émissions de CO2 des entreprises présentes dans les portefeuilles des 50 plus gros fonds actions Europe et zone euro immatriculés en France (1). Le constat est sans appel, 72% de ces fonds ne survivraient pas à un prix du carbone supporté par les entreprises. Leurs souscripteurs risqueraient alors gros.. Si tout cela reste hypothétique, la trajectoire actuelle du climat fait peser un réel risque sur le futur. Ce qui est aujourd’hui de la science-fiction pourrait rapidement devenir réalité. 108 euros par tonne de CO2 En partant des travaux du GIEC, qui valorise le prix de la tonne de carbone à 200 euros en 2030, soit 108 euros aujourd’hui, Axylia a calculé la facture pour les entreprises et l’a comparée à leur Ebitda afin de vérifier leur solidité. La réaction à ce stress test a été répartie en six catégories de Score Carbone, un modèle développé par Axylia, allant de A à F. Le score matérialise la capacité d’une entreprise à rester rentable après paiement de la facture carbone. Cette dernière représente les dommages associés aux tonnes d’émissions de CO2 sur l’ensemble du cycle de vie des produits et services de l’entreprise. Là encore, les résultats sont criants. «Si le législateur décidait d’appuyer sur le bouton, la moitié des entreprises que nous avons étudiées ne survivraient pas», s’alarme Vincent Auriac président d’Axylia. Des chiffres qui auraient donc un impact terrible sur les fonds puisque près des trois-quarts plongeraient avec les sociétés. Ainsi, aucun des 50 fonds n’obtient le score A et seuls 28 % un score positif B ou C. A l’inverse elles sont 38 % avec un score très alarmantde E et F. Pire, les fonds ISR de l’échantillon (2) font à peine mieux que le reste puisque 64 % d’entre eux passeraient également à la trappe. «Le label ISR est un leurre qui nous fait aller dans la mauvaise direction. Il ne permet pas de prendre en compte les émissions, notamment du scope 3», s’insurge Vincent Auriac. Pourtant, les émissions du scope 3, liées à l’usage des produits et service, sont responsables «de près de 80 % des émissions dans de très nombreuses industries et même de 93 % dans le secteur bancaire par exemple», rappelle le dirigeant. Or, ce fameux scope 3 n’est que très peu pris en compte par les gérants de la Place. Les fonds respectant la réglementation SFDR ne font guère mieux puisque 69 % d’entre eux seraient également en très grandes difficultés. Parmi les bons élèves, on retrouve des sociétés de gestion comme Comgest, La Financière de l’Echiquier ou Axa IM. A l’inverse, Métropole Gestion, récemment racheté par Oddo BHF, ou Lazard Frères Gestion sont très en retard. A un pas de la réalité Ces résultats, bien que théorique pour l’instant, doivent amener les gérants à réfléchir sur les critères ESG qu’ils prennent en compte dans leur processus d’investissement. Car la théorie pourrait bien passer à la pratique dans quelques années. «Danone présente depuis deux ans un bénéfice net par action ajusté du prix du carbone (3) et la plupart des entreprises du CAC 40 commencent à prendre en compte le scope 3 car elles savent que cela risque d’arrivée», explique Vincent Auriac, précisant que la plupart font ce calcul pour leurs nouveaux projets et pas forcément sur la globalité de leur activité. Face au risque systémique que pose le changement climatique, Axylia a mis en place une plateforme affichant le «score carbone» des entreprises et des fonds, aidant particuliers et professionnels à identifier les structures qui créent le moins d’externalités climatiques. Une démarche collaborative permettra aux internautes de rendre exploitables les inventaires des fonds pour les importer sur le site scorecarbone.fr. «A terme, avec l’aide des internautes, le site pourra couvrir les 10.000 fonds offerts sur le marché français», estime Vincent Auriac, qui espère que cette initiative permettra de «dire stop au greenwashing». Liste des fonds de l'échantillon (1) Ces fonds représentent 65% des encours sur le marché selon les catégories de l’Autorité des Marchés Financiers. (2) L’échantillon observé est composé de 25 fonds ISR et 25 fonds conventionnels (3) Danone a retenu un prix vraisemblablement sous-estimé à 35 euros la tonne, contre les 60 euros retenus par le quota européen et les 108 euros du GIEC.
Les permis de construire sont toujours délivrés au compte-goutte et les mises en chantier sont en berne. La flambée des prix finit par décourager les ménages qui se reportent sur l’ancien.