Une nouvelle société de gestion norvégienne cherche à percer en France, après DNB. Il s’agit de Skagen. Cette société fondée en 1993, basée à Stavanger, gère environ 7 milliards d’euros. Elle est détenue depuis 2017 par Storebrand, l’une des principales banques et sociétés de gestion de Norvège, dont les encours avoisinent les 100 milliards d’euros. Pour couvrir la France, Skagen a recruté le Franco-norvégien Hussein Hasan dès la fin 2019. Ce n’est qu’en 2021 que le nouveau responsable des marchés d’Europe francophone s’est attaqué sérieusement au marché français, le Covid et les multiples confinements l’ayant ralenti à ses débuts. Hussein Hasan a toutefois profité de cette période pour faire enregistrer quatre compartiments de la Sicav luxembourgeoise de Skagen en France. Il s’agit de Skagen Global, Skagen Kon-Tiki, Skagen Focus, et de Skagen m2. A cela s’ajoutent deux fonds de Storebrand. Le premier, Skagen Global, est le fonds phare de la société de gestion, avec plus de 3 milliards d’euros d’encours pour sa version norvégienne. Lancé en 1997, il est investi sur un univers mondial avec un biais value. Kon-Tiki est aussi l’un des fonds emblématiques de la maison nordique, avec plus de 1,2 milliard d’euros d’encours pour la version norvégienne. Il s’agit d’un fonds marchés émergents, aussi géré avec une approche value. Plus petits, les fonds m2 et Focus sont investis respectivement sur l’immobilier coté et les petites et moyennes valeurs. Les stratégies sont proposées via la Sicav luxembourgeoise, créée en 2019 pour développer l’international, et dont les compartiments, qui répliquent les stratégies norvégiennes, affichent une centaine de millions d’euros. Un expert de la gestion value Malgré une vive concurrence en France, Hussein Hasan est convaincu que Skagen peut trouver sa place, grâce à plusieurs atouts. Le premier est d’être un expert de la gestion value, alors qu’il n’y a plus que peu d’acteurs spécialisés sur cette gestion en France. Il cite également son identité norvégienne, et les valeurs de transparence que cela véhicule. Le responsable mentionne aussi le fait d’être localisé à Stavanger. «C’est une force. Nous sommes loin du bruit de Londres et Paris. Cela nous permet d’être contrarian», dit-il. «Les bientôt 30 ans d’existence et donc de track record avec des rendements annualisés à deux chiffres sont aussi un avantage de taille», ajoute-t-il. Hussein Hasan a vocation à s’adresser à tous les clients qui souhaitent travailler avec Skagen. Il privilégie toutefois dans un premier temps les conseillers en gestion de patrimoine, qui sont moins contraints en termes de taille de fonds. Pour cela, il travaille au référencement des fonds sur les plates-formes. Le responsable était aussi présent aux deux dernières éditions de Patrimonia. Hussein Hasan a également des contacts avec des family office et des sélectionneurs de fonds de grandes banques. Cette incursion de Skagen en France s’inscrit dans le cadre d’un projet de croissance en Europe porté par Storebrand. Dès 2019, Jan Erik Saugestad, le directeur général de Storebrand Asset Management, annonçait à NewsManagers avoir la volonté de se développer en Europe, au-delà de la Scandinavie que le groupe couvre déjà. Pour cela, le groupe norvégien s’appuie sur sa filiale Skagen, qui disposait déjà d’un bon réseau international et dont l’identité forte est susceptible de susciter l’intérêt des investisseurs étrangers. Ainsi, Skagen est déjà présent au Royaume-Uni depuis plusieurs années et a ouvert un bureau à Francfort. En France, l’ouverture d’un bureau n’est pas à l’ordre du jour, mais si les encours grandissent, le dossier pourra être étudié.
La société de capital risque Angelor, dont NewsManagers avait révélé en juin la démarche de demande d’agrément en société de gestion auprès de l’Autorité des marchés financiers (AMF), vient d’obtenir son précieux sésame. C’est ce qu’elle a annoncé ce 10 octobre en même temps que la nomination/promotion de Marie Chambodut, jusqu’alors directrice des investissements en tant que directrice générale d’Angelor. «Cette officialisation du statut de société de gestion va permettre d’accélérer le développement d’Angelor en alliant le capital expertises de ses Partners au capital financier d’industriels et d’institutionnels. Grâce à ce statut, Angelor peut désormais viser les 500 millions d’euros sous gestion dans les 10 ans, et ainsi conforter sa place d’acteur de référence dans le capital innovation», commente un communiqué. La société, fondée à Lyon et présidée par Sébastien Bonte, compte lancer son premier fonds début 2023. Âgée de 38 ans, Marie Chambodut est diplômée de l'École de Commerce Européenne de Lyon, puis de la Société Française des Analystes Financiers. Elle a débuté sa carrière en 2005 chez Aesope, société de gestion indépendante lyonnaise, en tant qu’analyste, puis gérante de fonds communs de placement sur les marchés cotés jusqu’en 2017. Elle rejoint Angelor en 2017 en tant que directrice d’investissements associée.
Sur la prochaine décennie, il est probable que les marchés actions ne monteront pas en ligne droite, il faut donc être sélectif et la gestion active retrouve ainsi sa pertinence.
Les fonds d’investissement ont rencontré une forte prudence de la part de leurs porteurs de parts entre le 29 septembre et le 5 octobre. Le monétaire a reçu 88,8 milliards de dollars nets sur la semaine, tandis que les autres classes d’actifs ont toutes décollecté, selon le «Flow Show», le rapport hebdomadaire de BofA Global Research sur les flux dans les fonds d’investissement. Les stratégies obligataires ont ainsi rendu plus d’argent qu’elle n’en ont reçu, à -18,3 milliards de dollars, celles sur les actions également à -3,3 milliards, et celles sur l’or de -0,2 milliard. Au sein des fonds obligataires, seuls ceux investis sur la dette souveraine au nominal ont affiché des souscriptions nettes positives (+4,2 milliards de dollars). Les plus forts retraits se sont concentrés sur deux types de fonds obligataires : ceux en dettes d’entreprises investment grade, avec 12,5 milliards de dollars de retraits, et ceux en dettes émergentes (-4,4 milliards). Dans les actions, les flux sont contenus. Les fonds d’actions américaines ont rendu 3,4 milliards de dollars, tandis que ceux d’actions japonaises ont attiré 1,5 milliard. La décollecte des fonds d’actions européennes est en-dessous du milliard (0,6 milliard), et la collecte sur les émergents est également assez faible (+0,7 milliard). Dans l’univers étatsunien, seuls les fonds value s’en sortent, avec à peine 1,2 milliard de dollars de flux nets. A l’opposé, la décollecte touche beaucoup de segments, mais avec une magnitude très relative. Dans les trois derniers, on retrouve les fonds de matériaux (-2,4 milliards), les fonds gérés selon une stratégie croissance (-1,2 milliard), et les fonds de moyennes capitalisations (-1,1 milliard).
Après une série de rumeurs déstabilisantes, la banque suisse veut prouver sa solidité en rachetant sa dette. La présentation de son plan à la fin du mois sera décisive.
La Direction de l'habitat, de l'urbanisme et des paysages (DHUP) a présenté une feuille de route pour rehausser sa qualité. La CDI Fnaim a aussi poussé des propositions.
Selon une étude de Sollers Consulting, le secteur de l'assurance doit poursuivre sa transformation numérique pour mieux répondre aux attentes des consommateurs.
Cinq fonds ont été lancés cette semaine. Un peu moins que la semaine dernière mais les grandes tendances sont toujours bien présentes à base de private equity, de thèmes notamment dans le domaine de l'ESG et d'immobilier spécialisé...
La catégorie de fonds composés d'actions d'Amérique du nord démontre que l'on peut figurer parmi les moins bien notés et tirer son épingle du jeu cette année, contrairement aux plus performants sur la durée. , L'effet dollar est également un moteur de performance à surveiller...
Novaxia voulait marquer le coup en annonçant le 6 octobre le lancement de son fonds immobilier dédié aux sciences de la vie. Laconférence de presse était hebergée au seinde ses nouveaux locaux, ancien garage encore en cours d’aménagement dans le XV arrondissement parisien, histoire de rappeler la spécialisation de l’entreprise d’investissement dans le recyclage urbain. Une myriade d’éléments insistait sur la thématique du momentdans une ambiance confinant au kitsch : éprouvettes, scalpels tubes à essais et même serveurs parés de blouses blanches. Le nouveau fonds Novaxia Vista est d’inspiration américaine, Alexandria Real Estate en tête, une foncière spécialisée dans cette thématique qui pèse plus de 23 milliards de dollars de capitalisation boursière. «Boston, connue dans les années 60 pour être l’usine de chaussures du monde, est aujourd’hui la place la plus en avance sur les sciences de la vie, avance Joachim Azan, président fondateur de Novaxia. 20% des mètres carrés de bureaux de la ville sont dédiés aux sciences de la vie. Nous avons choisi de partir de l’écosystème pour réfléchir au fonds.» Un écosystème mature L’expertise de Novaxia, acheter de l’immobilier de bureau décoté pour en réorienter l’usage, sera ici destinée à accueillir des acteurs en «sciences de la vie et en technologies d’avenir». Si Boston est cité en exemple, c’est parce que la demande pour ce type d’immobilier a bondi de 17% depuis la crise sanitaire, avec un taux de vacances de 1,5% contre 12% pour celui de bureaux. «L’immobilier de santé est composé à 90% des véhicules accueillant des cliniques et des résidences seniors, veut se démarquer Joachim Azan. Notre terrain est celui des sciences de la vie.» Le terrain de jeu de Novaxia Vista semble mature, surtout post-Covid. La France se classe au troisième rang mondial en nombre d’universités dédiées aux sciences de la vie et en deuxième position sur les montants de capitaux investis en capital-risque sur cette thématique. En 2021, les levées de fonds dans le secteur des biotechs ont atteint 2,3 milliards d’euros. «Nous avons besoin de lieux au sein desquels nous réunissons les différents acteurs du succès d’une entreprise en santé, affirme Johanna Michielin, directrice générale de Biolabs France. La communauté médicale pour connaître leurs besoins, les investisseurs et les partenaires industriels.» Des synergies public/privé fructueuses pour les healtechs dont 49% sont créées à partir de la recherche publique et qui réalisent 59% de leurs partenariats également avec de la recherche publique. Un investissement accessible via une UC Novaxia Vista, fonds article 9 SFDR et labélisé ISR, sera logé dans une unité de compte (UC) distribuée par les assureurs partenaires de Novaxia. Il sera disponible d’ici fin octobre pour Generali et Suravenir et en novembre pour Apicil, Spirica et Vie Plus. L’entreprise compte drainer 500 millions d’euros d’investissement en 18 à 24 mois, qui seront investis exclusivement en immobilier. Le fonds vise 5% de performance nette de frais de gestion (avec une échelle de risque de 3 sur 7) grâce aux loyers sur le tertiaire loué et à la valorisation des biens qui bénéficieront de l’expertise de Novaxia sur le recyclage urbain. Un premier investissement Le fonds a réalisé son premier co-investissement avec Oxford Properties Group dans un pôle de recherches en biotechnologies. La multinationale canadienne a passé un partenariat capitalistique en co-investissement avec Novaxia pour l’acquisition de gros bâtis qui dépassent les 30 millions d’euros. «Il s’agit aussi de synergies sur les savoirs-faires, le sourcing de locataire et l’échange de bonnes pratiques», précise Joachim Azan. Enfin, Novaxia vise le label Finansol d’ici début 2023en investissant 5% à 10% du fonds pour créer du logement en cœur de ville loué aux soignants de l’AP-HP à la moitié du prix du marché. Novaxia R, un fonds lancé en 2021 spécialisé aussi dans le recyclage urbain mais côté immobilier résidentiel va aussi s’engager dans une démarche de labélisation solidaire en proposant le même type d’offre. A date, le véhicule a levé 500 millions d’euros pour 80 projets consolidés et 8.000 logements en gestation.
Fund Channel, la plateforme de distribution de fonds B to B d’Amundi et l’Union Mutualiste Retraite (UMR), spécialisée en épargne retraite, ont annoncé jeudi la signature d’un accord de partenariat stratégique dans les métiers de l’épargne-retraite et de l’assurance-vie. Avec cet accord, l’UMR aura accès aux 600 gérants d’actifs disponibles sur la plateforme de Fund Channel pour lui permettre de diversifier son offre de solutions d’investissement d’épargne retraite. Créée en 2002, l’UMR gère 11,5 milliards d’euros d’encours (en valeur de marché) pour le compte de ses 374.436 adhérents. Elle a développé une gamme de PER (Plan d’épargne retraite) dans le prolongement de la Loi Pacte, proposant de nombreuses unités de comptes (UC).
Un fonds sur sept étiqueté comme durable a une intensité d'émissions de carbone supérieure à la moyenne de tous les fonds d’investissement, et aucun fonds étiqueté comme climatique n’a un portefeuille totalement aligné sur l’objectif de l’Accord de Paris, selon une étude publiée mardi que Reuters s’est procurée. L’analyse, menée par la plateforme de données et de technologies de durabilité ESG Book, est la dernière en date à remettre en question la fiabilité des fonds qui se présentent comme durables sur la base de critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG).
La star de télé-réalité américaine Kim Kardashian, qui a récemment fait son entrée dans le monde du private equity, s’est vue infliger une amende d'1,26 million de dollars par le gendarme des marchés financiers aux Etats-Unis, la Securities and Exchange Commission. Le régulateur lui reproche d’avoir fait la promotion sur les réseaux sociaux de cryptomonnaies distribuées par Ethereum Max sans avoir dévoilé le montant qu’elle avait perçu pour faire cette promotion, en l’occurrence 250.000 dollars. Kim Kardashian a accepté de payer l’amende et s’est engagée à ne pas promouvoir de crypto-actifs durant les trois prochaines années. Dans un cas relativement similaire en France, l’AMF avait sanctionné la candidate de télé-réalité Nabilla.
Il ne sera en effet plus possible de transférer les anciens portefeuilles de retraite supplémentaire au sein de la nouvelle entité après le 31 décembre prochain.
L'investissement en nue-propriété avec un bailleur social titulaire de l'usufruit demande une surface financière initiale mais permet de se projeter à date fixe. Ewen Delmas, directeur commercial et associé chez Sinea, en détaille les caractéristiques.
Yomoni annonce ce jeudi une nouvelle levée de fonds d’un montant de 25 millions d’euros récoltés auprès d’un tour de table réunissant Didier Le Menestrel et Christian Gueugnier, les fondateurs de la Financière de l’Echiquier, Crédit Mutuel Arkéa et Amboise Partners. Depuis sa création en 2015, la société de gestion a levé un montant total de 45 millions d’euros. «Yomoni opère sa mue de fintech en gérant d’épargne», indique la compagnie dans un communiqué. 50.000 mandats revendiqués «Les produits ont su faire leurs preuves, l’enjeu aujourd’hui est de se donner les moyens et de se faire connaître pour passer à l’étape supérieure», explique Sébastien d’Ornano, président de Yomoni. Depuis 2020, la fintech enregistre une croissance ininterrompue avec un encours sous gestion passant de 150 millions à 850 millions d’euros sur la première partie de l’année 2022. En proposant des offres diversifiées comme le plan d’épargne en actions (PEA), le plan d’épargne retraite (PER), le compte titres et l’assurance vie, le gérant d'épargne en ligne comptabilise aujourd’hui 50.000 mandats signés, pour plus de 40.000 clients. Les contrats souscrits sont répartis à hauteur de 65% en assurance vie, 15% de PEA, 15% vers des PER et 5% en compte-titres. Accessible en ligne, cette stratégie lui a permis de n’appliquer aucun frais d’entrée et des frais de gestion plafonnés à 1,6% par an. «Nous souhaitons désormais gagner en notoriété en développant de nouvelles fonctionnalités et renforcer la démocratisation de toutes les classes d’actifs», précise le président. En route vers la diversification Jusqu’ici axée entièrement sur les fonds indiciels côtés (ETF), Yomoni souhaite aujourd’hui diversifier la composition de ses supports. La fintech compte profiter de ce financement pour continuer le développement de son offre private equity qu’elle a lancée en septembre 2022. Accessible aujourd’hui dès 100.000 euros au sein de l’enveloppe compte titres qu’elle propose, le ticket d’entrée pourrait baisser jusqu’à 1.000 euros et être inclus au sein des plans épargne retraite et contrats d’assurance vie. En démocratisant un support jusqu’ici réservé aux investisseurs traditionnels, Yomoni cherche à capter une clientèle au patrimoine plus conséquent. En parallèle, les équipes devraient presque doubler. Composées aujourd’hui de 65 salariés, la levée de fonds devrait permettre d’embaucher jusqu’à 35 nouveaux talents, principalement des développeurs et des gérants privés.
L’égalité entre les hommes et les femmes progresse au sein des sociétés de gestion, mais des déséquilibres persistent, montre la dernière étude «Mixité au sein des sociétés de gestion» réalisée par l’Association de la gestion financière (AFG) et qui doit être présentée ce jeudi matin.Entre 2019 et 2021, l’index d’égalité professionnelle* moyen des acteurs de la gestion d’actifs a progressé, de 84,6 points à 86,1 points. Le maximum étant 100 points. Cet outil, créé par la loi Avenir Professionnel de septembre 2018, a été conçu pour réduire les inégalités entre les femmes et les hommes dans le monde du travail en France.Malgré cette hausse, les rémunérations entre les hommes et les femmes restent inégales au sein du secteur de la gestion d’actifs. Les hommes gagnent en moyenne 123.000 euros par an, tandis que les femmes ne touchent que 97.400 euros (salaire brut, hors primes). Cela représente un écart de 21 %. S’agissant des cadres, les hommes perçoivent en moyenne 124.230 euros et les femmes 100.465 euros, tous métiers, niveaux hiérarchiques et temps de travail confondus, soit un différentiel de 19 %.Moins de femmes à des postes de direction«Ces différentes s’expliquent principalement par la sous-représentation des femmes parmi les professionnels de l’investissement et les postes de direction», explique l’AFG dans son étude. De plus, les plus hautes rémunérations sont principalement masculines. En moyenne, un cinquième seulement des postes avec les plus hautes rémunérations est occupé par des femmes…De fait, les femmes qui travaillent au sein des sociétés de gestion n’occupent pas forcément les meilleures places. Les sociétés de gestion emploient 42 % de femmes et 58 % d’hommes en 2021, un niveau resté stable en deux ans. Or, cette répartition inégalitaire ne fait que s’accentuer à mesure que l’on gravit les échelons de l’entreprise. Ainsi, seulement 40 % des cadres sont des femmes. Et parmi les managers, 34 % sont des femmes. Pour les postes de direction, l’écart se creuse, avec une proposition de 35 % dans les comex. Enfin, les conseils d’administration sont les entités les moins mixtes avec 25 % de femmes.Les femmes dominent le marketing et la communicationAutre constat embarrassant: les femmes sont peu représentées dans la gestion des investissements en tant que telle, soit le cœur de l’activité des sociétés de gestion. Elles ne constituent que 29 % des professionnels de l’investissement et 21 % des managers dans ce métier. Le métier où les femmes sont les plus représentées est celui du marketing et de la communication, avec 62 % de présence. Elles sont aussi majoritaires (56 %) dans le management de ce métier. «Notre enquête n’a pas pour but d’expliquer ce phénomène, qui d’ailleurs a cours dans d’autres secteurs. Nous observons par ailleurs qu’il y a plus d’hommes dans les écoles d’ingénieur et dans les filières de finance. Ces métiers de professionnels de la gestion sont historiquement plus masculins, d’où la difficulté d’un meilleur équilibre hommes/femmes», commente Juba Ihaddaden, économiste de l’AFG et l’un des auteurs de l’étude. Dans la vente, autre métier clé des sociétés de gestion, les femmes ne sont que 43 % des salariés et 41 % des managers.Des recrutements plus fémininsL’association professionnel observe tout de même des évolutions «encourageantes» pour la mixité du côté des recrutements et des promotions. Ainsi, en 2021, 44 % des personnes recrutées étaient des femmes, un pourcentage légèrement supérieur à la part de femmes dans les effectifs totaux actuels des sociétés de gestion. De plus, le taux de promotion en 2021 a été le même pour les hommes et les femmes, soit 7 %. Mais dans ces deux domaines, on note toujours des disparités par métier, avec une plus forte propension à recruter des femmes dans les métiers marketing et communication que dans la gestion. Toutefois, le pourcentage de femmes recrutées dans la gestion a été de 33 %, soit légèrement plus que le taux de salariées (29 %), ce qui est plutôt de bon augure. L’égalité des chances, un sujet émergentLa mixité et la diversité ne se résumant pas uniquement à la place des femmes dans les entreprises, l’AFG a pour la première fois publié une étude sur l’égalité des chances. Cette première édition mesure l’implication des sociétés de gestion sur ce sujet et son évolution, avec comme ambition de «proposer les actions d’accompagnement adéquates». Contrairement à l’étude sur les femmes, aucune statistique n’est publiée sur la composition des effectifs des sociétés de gestion en matière de diversité socio-économique.L’étude montre seulement que 47 % des sociétés de gestion sensibilisent les personnes en charge du recrutement aux questions liées à l’égalité des chances. De plus, 40 % des acteurs étendent la cible des établissements d’enseignement supérieur dans laquelle ils recrutent, tandis que 9 % ont recours à des cabinets de recrutement spécialisés. En revanche, 54 % des sociétés de gestion sont dépourvues de dispositif en faveur de l’égalité des chance, hors recrutement. La prise en compte de ce sujet reste largement «embryonnaire», note l’AFG. Signe du manque de maturité dans ce domaine, une majorité de sociétés de gestion attendent de l’aide dans ce domaine de la part de leur association, sous forme de fiches de partage de bonnes pratiques, de webinaires ou encore de la mise à disposition d’un questionnaire d’enquête interne permettant de mieux mesurer la diversité socio-économique au sein de l’entreprise. * L’Index, sur 100 points, se calcule à partir de 4 à 5 indicateurs selon que l’entreprise fait moins ou plus de 250 salariés:L’écart de rémunération femmes-hommes,L’écart de répartition des augmentations individuelles,L’écart de répartition des promotions (uniquement dans les entreprises de plus de 250 salariés),Le nombre de salariées augmentées à leur retour de congé de maternité,La parité parmi les 10 plus hautes rémunérations.
La filiale d’assurance vie de Crédit Mutuel Arkéa met à disposition des CGP une nouvelle gamme de fonds non cotés et responsables composée de six fonds positionnés sur trois classes d’actifs différentes.