BlackRock, Temasek et CCB s’apprêtent à s’allier en Chine
Le premier gérant d’actifs au monde, l’Américain Blackrock, s’apprête à créer en Chine une joint venture avec le fonds souverain singapourien Temasek Holdings, ainsi que la banque chinoise China Construction Bank Corp (CCB). Ils viennent d’obtenir le feu vert du China Banking and Insurance Regulatory Commission (CBIRC), a indiqué ce dernier sur son site Internet, rapportaient samedi les agences Reuters et Bloomberg.
Le régulateur financier chinois n’a pas donné davantage de détails sur la coentreprise, ni sur les services qu’elle fournirait. Blackrock, dont l’entité asiatique est dirigée par Geraldine Buckingham à Hong Kong, a candidaté pour plusieurs licences dans le but de créer des coentreprises en Chine. Il détient déjà 16,5% d’une coentreprise avec Bank of China.
D’autres pourraient suivre. Tel l’assureur américain Chubb, qui a obtenu l’autorisation d’augmenter ses parts dans le groupe chinois Huatai Insurance Group à 46,2%, devenant son principal actionnaire, selon un porte-parole du CBIRC dans une interview publiée samedi sur le site Internet du régulateur.
La preuve que la Chine ouvre progressivement son secteur financier aux firmes internationales, malgré les tensions récurrentes avec les Etats-Unis sur le front commercial. «Ce partenariat est cohérent avec les efforts des côtés américains et chinois pour ouvrir le marché chinois aux firmes de services financiers américains», a salué Blackrock dans un communiqué envoyé par courriel samedi.
Plusieurs acteurs financiers de premier plan cherchent depuis longtemps à renforcer leur présence dans l’économie chinoise, qui connaît une croissance relativement rapide, bien que marquée par la crise liée à la pandémie de Covid-19.
Depuis quelques mois, Pékin a mis fin à des restrictions sur les opérations des banques étrangères dans le pays. Etape décisive, en janvier, le CSRC annonçait que les banques pourraient dorénavant ouvrir des succursales en Chine sans nécessairement s’associer à un partenaire local. Depuis le 1er janvier, les sociétés étrangères spécialisées dans les contrats à terme peuvent investir en Chine sans limites à la détention de capitaux.
En octobre dernier, Amundi, le plus gros gérant d’actifs en Europe, avait déjà obtenu l’accord des régulateurs chinois pour lancer une joint venture avec Bank of China Wealth Management, filiale de Bank of China.
Dans la foulée, plusieurs banques, dont UBS, JPMorgan et le Japonais Nomura, obtenaient le feu vert pour mettre en place des coentreprises détenues majoritairement par la Chine.
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