Robinhood vise les 35 milliards de dollars de valorisation pour son entrée en Bourse
Une étape de plus vers une des introductions en Bourse (IPO) les plus attendues de l’année, celle de l’application américaine de trading Robinhood Markets, qui a profité à plein de l’effet confinement lié à la pandémie. Pour son entrée au Nasdaq, annoncée dès le mois de mars, prévue sous le symbole «HOOD» , elle a distillé lundi de nouveaux indices, dont sa fourchette d’introduction, alors qu’elle entame cette semaine son road show auprès des investisseurs. Si aucune date n’est officiellement communiquée, l’IPO pourrait se dérouler le 29 juillet, selon l’agence Bloomberg.
Dans un nouvel avis réglementaire, remis à la Securities and Exchange Commission (SEC), la société a annoncé lundi une fourchette indicative de 38 à 42 dollars par action. Elle émettra quelque 52,4 millions d’actions nouvelles, et certains actionnaires vendront 2,6 millions d’actions existantes. Au milieu de la fourchette indicative de prix, soit 40 dollars, Robinhood compte lever environ 2 milliards de dollars lors de son IPO. Dans le cadre de cette opération gérée par les banques Goldman Sachs et JPMorgan, elle vise ainsi une valorisation qui pourrait culminer à 35 milliards de dollars (29,6 milliards d’euros). Elle se situerait non loin de sa concurrente Coinbase, cotée depuis peu et valorisée 47 milliards.
Déjà en vogue avant la pandémie, l’application a décollé pendant les confinements, grâce principalement à des «millennials» disposant de temps et d’argent pour spéculer. En un an, sa base d’utilisateurs a ainsi plus que doublé, atteignant 17,7 millions d’utilisateurs actifs mensuels au premier trimestre 2021, contre 8,6 millions un an auparavant. Elle a par ailleurs profité depuis le début de l’année de la frénésie spéculative autour d’actions comme celles de la chaîne de magasins de jeux vidéo GameStop ou des salles de cinéma AMC, surtout générée par des investisseurs particuliers.
Son amende record de 70 millions de dollars à l’autorité de régulation financière Finra, pour avoir causé préjudice à «des millions de clients ayant reçu de l’entreprise des informations fausses ou trompeuses», et ses nombreux procès, semblent avoir à peine entaché sa réputation.
La société, qui emploie environ 2.100 salariés, affiche au premier trimestre 2021 un chiffre d’affaires de 522,2 millions de dollars, pour une perte de 6,26 dollars par action. A la période correspondante de l’exercice précédent, le chiffre d’affaires s'établissait à 127,6 millions de dollars et la perte à 0,23 dollar par action.
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