Le robo-advisor Birdee lance un contrat d’assurance vie
Un an après son lancement en France, Birdee s’attaque à un nouveau marché. La filiale de la fintech Gambit Financial Solutions rachetée en 2017 par BNP Paribas Asset Management a annoncé hier le lancement en France de «Birdee Vie», sa première offre d’assurance vie destinée aux particuliers. Partenaire de l’offre, BNP Paribas Cardif assurera la gestion des contrats des assurés. Il s’agit du deuxième partenariat de Birdee avec un assureur : en 2018, son alliance avec Cardif Lux Vie a convaincu 22.000 clients, représentant près de 170 millions d’euros d’encours.
Accessible à partir d’un versement initial de 1.000 euros, ce contrat d’assurance vie met à disposition de l'épargnant une large gamme d’ETF intégrant des critères responsables. Les frais associés au contrat sont fixés à 1% par an. «Il nous manquait un contrat d’épargne qui soit distribué de manière totalement digitalisée», explique Pascal Perrier, directeur réseaux CGP courtiers & ebusiness de BNP Paribas Cardif France. «L’assurance vie est un outil supplémentaire pour aider les épargnants à faire fructifier leur argent», ajoute Geoffroy de Schrevel, directeur général de Gambit Financial Solutions et cofondateur de Birdee.
Parier sur les unités de compte
En France, 16,7 milliards d’euros ont été placés sur des contrats d’assurance vie entre janvier et juillet 2019 selon la FFA. Fin juillet 2019, les encours totaux de l’assurance vie s'élevaient à 1.754 milliards d’euros. «Le marché de l’épargne est gigantesque et l’investissement financier est très faible. Les robo-advisors n’ont pas encore capté une part importante du marché», reconnaît Geoffroy de Schrevel. En effet, la collecte de l’assurance vie via des robo-advisors ne représente que 3% des 23 milliards d’euros de la distribution en ligne.
Au même titre que Boursorama qui veut parier sur l’assurance vie en 2020, Birdee et BNP Paribas Cardif misent sur la loi Pacte dont l’objectif vise à orienter l’épargne des Français vers l’économie réelle. «La loi Pacte va attirer les investisseurs vers les unités de compte (UC). Avoir un robo-advisor qui aide aux décisions d’investissement prend tout son sens», est persuadé Pascal Perrier. Créée en 2007, Gambit compte 80 salariés et est présente dans cinq bureaux (Belgique, Luxembourg, France, Singapour, Buenos Aires).
Plus d'articles du même thème
-
Adobe lance un plan de rachat d'actions de 25 milliards de dollars
L’éditeur du logiciel Photoshop veut rassurer ses investisseurs qui craignent que la société soit concurrencée par le dernier outil d’IA d’Anthropic, Claude Design. -
Le fonds de pension local de Londres joue la transparence sur son portefeuille d’actions
London Pensions Funds Authority a retenu un prestataire pour publier un tableau de bord de son portefeuille de titres, filtrable notamment par secteur. -
La gestion privée de Montpensier Arbevel affiche une croissance régulière
Ce pôle, qui représente environ un tiers des encours du groupe, devrait accélérer son développement avec l’arrivée de Philippe Gaboriau et l’élargissement de l’offre.
ETF à la Une
Les investisseurs en ETF se détournent des actions européennes
- La banque Delubac taille dans ses effectifs pour faire face à des difficultés financières
- TotalEnergies annonce la couleur avant ses résultats trimestriels
- Bouygues Telecom, Orange et Iliad engagent une consolidation historique des télécoms
- Bouygues, Free et Orange entrent en discussions exclusives pour racheter SFR
- La faible volatilité des indices actions est une anomalie
Contenu de nos partenaires
-
La Fabrique de l'OpinionFiscalité : face aux positions de hors-jeu des administrations sur les libertés individuelles, la CEDH sort le carton jaune
« La décision s’inscrit dans une tendance plus large : celle d’un rééquilibrage progressif entre l’efficacité de la lutte contre la fraude et la protection des libertés individuelles. A mesure que les administrations disposent d’outils technologiques toujours plus puissants, la question de leur encadrement juridique devient centrale » -
Furtif momentQuand l'Italie s'endettait moins cher que la France, une brève histoire de taux d'intérêt...
Le déficit des comptes publics italiens devrait passer sous la barre des 3 % en 2026 (2,9 %) en dépit d’une croissance ralentie par le choc pétrolier, a annoncé le ministre de l’Economie Giancarlo Giorgetti mercredi. Mais la Botte ne fait plus rêver les marchés -
Russie en ennemi numéro 1, agilité et effectifs en croissance : Berlin formalise sa stratégie militaire
Le gros des travaux, issus de réflexions inédites depuis 1945, est classé confidentiel. Le ministère allemand de la Défense a présenté la partie publique mercredi