Le Parlement européen autorise le minage des cryptomonnaies
Le suspense était à son comble depuis plusieurs jours. Et le verdict est tombé. La Commission des affaires économiques et monétaires (Econ) du Parlement européen vient de voter contre l’interdiction du système de « preuve de travail », aussi appelé proof of work, au grand soulagement de l'écosystème des cryptomonnaies en Europe. Plus précisément, 23 députés ont voté pour une interdiction de ce système, 30 contre et 6 se sont abstenus. Les membres du Parti populaire européen (PPE), du groupe Renew (libéral) et du parti conservateur l’ECR ont voté contre, tandis qu’une minorité de députés de Verts et de la gauche européens ont voté pour le texte.
Il s’agissait d’un point de blocage essentiel du projet de réglementation Markets in crypto-assets ou MiCA, qui vise à encadrer les cryptoactifs, pour des raisons de durabilité. Jeudi dernier, l’un des responsables de la réglementation, le député européen Stefan Berger, avait dévoilé que l’interdiction avait été retirée du texte. Mais le lendemain, le député français Pierre Person avait indiqué que la mention concernant le bannissement du minage de cryptomonnaie en preuve de travail avait ressurgi dans le texte qui devait être voté aujourd’hui, faisant réagir de nombreux acteurs de l'écosystème des cryptomonnaies.
Une interdiction aurait porté un réel coup dur au secteur des cryptomonnaies, très dépendant de ce système. La proof of work sécurise de nombreuses blockchains, telles que bitcoin et ethereum, grâce à des mineurs qui utilisent la puissance de calcul d’ordinateur pour valider des transactions et générer de nouveaux blocs. Les mineurs les plus rapides à valider une transaction sur la blockchain bitcoin sont par exemple récompensés en bitcoins. Or, contrairement à d’autres systèmes - comme la preuve dite d’enjeu - la preuve de travail consomme beaucoup d’énergie, ce qui a alerté de nombreux Etats membres de l’Union européenne.
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