La hausse du bitcoin aiguise l’appétit de nouveaux acteurs
La société CoinPlus espère commercialiser sa carte physique qui permet de payer en bitcoin dans les réseaux de distribution.
Publié le
Pauline Armandet
Jusqu’à maintenant exclusivement digital, nous rendons physique un compte de cryptomonnaie», explique à L’Agefi Yves-Laurent Kayan, CEO de CoinPlus, une société basée à Luxembourg. Lancée en 2014, CoinPlus propose un modèle unique en son genre : une carte physique, baptisée «Solo Card», qui permet de sécuriser un compte bitcoin et d’y accéder pour transférer ou vendre des bitcoins ou autres cryptomonnaies.
La carte, qui coûte 20 euros, n’est pas une carte de paiement. «Elle n’est ni reliée à Visa ni à Mastercard», précise le dirigeant. Une fois sa carte en main, CoinPlus suggère à ses clients de passer par Simplex pour acheter des bitcoins, mais ces derniers restent libres de s’orienter vers l’acteur de leur choix.
Ces derniers peuvent ensuite payer en bitcoin de manière instantanée chez un commerçant, avec leur carte solo et l’application mobile associée. «C’est la carte qui matérialise le compte bitcoin, c’est instantané et nous supprimons ainsi tous les risques de hacking», se targue Yves-Laurent Kayan.
A ce jour, la carte n’est disponible à la vente qu’en ligne. Depuis deux ans, la société est dans une phase de test pour être présente de manière physique. «La carte solo devrait être disponible d’ici quelques semaines en France et au Luxembourg dans les réseaux de distribution», précise son fondateur. La société espère être présente dans d’autres pays à l’horizon 2021.
Après les réseaux de distribution, CoinPlus visera les banques, toujours réticentes vis-à-vis de la sphère crypto. «Si les banques centrales donnent leur feu vert pour un euro digital, les banques suivront également. Elles pourraient utiliser notre brevet et fournir notre carte en marque blanche pour permettre à leurs clients d’ouvrir et gérer un compte bitcoin», espère le dirigeant.
CoinPlus se rémunère à la fois via la vente des cartes, des commissions liées au transactionnel et «potentiellement» des licences avec les banques. A ce jour, la société ne communique pas sur son nombre de clients actuels. «Nous avons observé une hausse du nombre de clients ces derniers mois, on veut profiter de la vague sur le cours du bitcoin, mais nous souhaitons aussi démocratiser l’accès aux cryptomonnaies». Depuis quelques jours, le bitcoin retrouve une seconde jeunesse: hier, il est monté à 18.000 dollars, rappelant son record historique de 20.000 dollars en décembre 2017.
Acteur non régulé mais connu de la sphère crypto, CoinPlus est en contact avec le régulateur pour savoir si un enregistrement en tant que virtual asset service providerest «nécessaire», précise son fondateur.
Les banques européennes n’ont pas forcément beaucoup resserré leurs conditions de crédit, les prêts au secteur privé ayant continué à progresser à un bon rythme en avril. En revanche, les agrégats monétaires comme M3 ont vu leur rythme de croissance fortement ralenti pour des raisons techniques comme les transferts des dépôts vers de l’épargne longue.
Le fonds coté multi-actifs géré activement vise à offrir une diversification du capital à long terme, au-delà des actions et obligations traditionnelles.
En 2023, la croissance économique de la France n'a finalement pas plafonné à 0,9 %, mais a atteint... 1,9 % ! La part de l'industrie dans le PIB repasse au‑dessus de 10 %
En réponse aux attaques du Hezbollah, Israël menace de frapper Beyrouth, lundi 1er juin, et envisage d'établir une zone sous contrôle militaire dans le sud du Liban
La proposition de loi sur les violences scolaires, portée par Violette Spillebout et Paul Vannier, est examinée lundi 1er juin à l’Assemblée nationale dans un contexte politique tendu. Le texte prévoit notamment la création d’un fonds d’indemnisation des victimes financé par l’Etat, un renforcement des contrôles dans les 7 500 établissements privés, et l’obligation pour les ministres du culte de signaler les violences sur mineurs