AccueilNewsTech & Finance
La BRI et la Banque nationale suisse pavent la voie vers une monnaie digitale
La BRI et la Banque nationale suisse pavent la voie vers une monnaie digitale
L’institution et la banque centrale helvète réfléchissent à tester une monnaie digitale de banque centrale d’ici la fin de l’année.
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Pauline Armandet
Siège de la Banque nationale suisse (BNS) à Zürich.
-
Photo BNS.
La Banque des règlements internationaux (BRI) veut passer à l’action. L’institution et la Banque nationale suisse (BNS) réfléchissent à tester une monnaie digitale de banque centrale (MDBC) d’ici la fin de l’année. «Nous prévoyons de publier notre premier PoC (proof of concept) de banque centrale suisse pour les opérations de gros», a déclaré dimanche Benoît Cœuré, responsable du pôle innovation de la BRI, au sommet du Bund de Shanghai. Une MDBC de gros serait accessible aux seuls intermédiaires financiers et serait moins coûteuse, alors qu’une MDBC de détail, que développent certaines banques centrales comme celles de Lituanie ou de Suède, viserait les particuliers.
«A l’avenir, nous prévoyons de nous appuyer sur l’expérience des banques centrales en matière de paiement transfrontalier, notamment avec l’Autorité monétaire de Hong Kong, la Banque de Thaïlande, l’Autorité monétaire de Singapour et la Banque nationale suisse», a déclaré Benoit Cœuré. A l’heure actuelle, le centre d’innovation de la BRI mène des expérimentations à Singapour, en Suisse et dans la région administrative spéciale de Hong Kong en Chine, et devrait bientôt mener des travaux à Francfort, Paris, Londres, Stockholm et Toronto.
Des solutions pratiques plutôt qu’une recherche conceptuelle
Le travail entre la BRI et la banque centrale de suisse devrait permettre d’ouvrir «la voie» pour les expérimentations des autres banques centrales. «Ce travail technique complexe est avant tout orienté vers des solutions pratiques, plutôt que vers la recherche conceptuelle de ces dernières années», a-t-il déclaré. Mi-octobre, sept banques centrales - dont la Banque d’Angleterre ou encore celle du Japon - et la BRI ont publié un rapport qui définit notamment les contours d’une MDBC.
Selon ce rapport, une banque centrale «ne doit pas compromettre» les objectifs de stabilité monétaire et financière en émettant une MDBC. Celle-ci devrait «coexister» avec et «compléter» le paiement en argent liquide. Enfin, les caractéristiques d’une telle monnaie doivent promouvoir «l’innovation et l’efficacité». Lors de son discours, Benoit Coeuré est revenu sur les points clés de ce rapport, déclarant qu’une MDBC ne serait ni une «révolution», ni la solution à de grands problèmes de société mais plutôt une autre forme d’argent dans un écosystème de paiement diversifié.
Le regain d’hostilités entre les Etats-Unis et l’Iran, qui ne parviennent pas à trouver un accord, a fait flamber les prix du baril de brut. Washington menace Téhéran de mesures d’isolement économique inédites.
Les deux fonds ciblent respectivement l'inférence des modèles d'IA et les systèmes de refroidissement et d'alimentation des centres de données. Une manière de fractionner davantage l'exposition des investisseurs à la chaîne de valeur de l'IA.
La maison mère de Google avait investi 900 millions de dollars en 2015 dans la société créée par Elon Musk. Sa participation, qui a grimpé à 94 milliards de dollars avec l’IPO de juin, est désormais valorisée 78 milliards de dollars.
Jakarta a inauguré le 10 août ses premiers ETF adossés à de l'or physique, un pari sur une classe d'actifs dont les encours mondiaux ont franchi les 559 milliards de dollars en 2025.
Effectifs réduits, vigilance relâchée : les cyberpirates exploitent l’été pour frapper fort, obligeant les entreprises à renforcer leur résilience face à des attaques toujours plus sophistiquées et imprévisibles
Dans sa décision rendue vendredi 14 août, le Conseil constitutionnel censure certaines mesures de la loi, mais valide les dispositions phares du texte du ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez
DECRYPTAGE. Le Conseil constitutionnel a décidé de censurer la loi d'interdiction des réseaux sociaux aux adolescents de moins de quinze ans, estimant qu'elle portait une atteinte disproportionnée à la liberté d'expression