Deutsche Bank étudie la conservation des cryptomonnaies
Une de plus. Après BYN Mellon et JPMorgan, Deutsche Bank se prépare à lancer un service de conservation de cryptomonnaies. La banque allemande veut permettre à ses clients institutionnels d’accéder à leurs «actifs numériques et à leurs avoirs en monnaie-fiat depuis une plateforme facile à utiliser», précise une note de la banque figurant dans un rapport du Forum économique mondial.
Depuis un an, une loi permet aux banques allemandes de gérer et conserver des cryptomonnaies et de les proposer à leurs clients. Disposant déjà d’une preuve de concept, Deutsche Bank pourrait devenir la première banque allemande à proposer un tel service, dès cette année.
Contacté par L’Agefi, un porte-parole de Deutsche Bank admet l’exactitude de la note mais indique que la banque n’a pris aucune décision précise à ce stade. Elle étudie «encore» l’intérêt de cette solution pour ses clients. Point important : la banque travaille uniquement sur des solutions de ‘custody’, au même titre que BNY Mellon, contrairement à une solution de trading et d’émissions de tokens indiqué dans le document.
La note fournit néanmoins des éléments intéressants sur ce service de conversation, qui devrait être lancé en plusieurs étapes. L’idée serait d’abord de se concentrer sur la fourniture d’un service de garde pour une clientèle précise : les investisseurs institutionnels, à l’instar des gestionnaires d’actifs, de fortune ou encore des family offices.
Ensuite, la solution devrait permettre aux clients d’acheter et de vendre leurs actifs par le biais de partenaires, comme des courtiers de premier ordre ou des émetteurs. A terme, la banque réfléchit à fournir des services «de valeur ajoutée» à cette solution, touchant par exemple à la fiscalité ou aux prêts.
Le dernière étape de cette solution semble être la forme la plus aboutie d’un projet d’une banque traditionnelle en matière de conservation de cryptoactifs. Néanmoins, la banque allemande n’a cité aucune cryptomonnaie pouvait être hébergée sur cette solution. Sans doute, le temps de solliciter encore un peu l’avis de ses clients.
Il y a un an déjà, certaines autorités - notamment allemandes et américaines- permettaient aux banques traditionnelles de stocker des cryptomonnaies. Désormais, et alors que le bitcoin a hier franchi le seuil des 50.000 dollars, le secteur financier ne veut plus perdre de temps. Une course contre la montre semble s’être engagée entre les sociétés qui décident d’investir une partie de leur trésorerie dans le bitcoin, comme Tesla ou encore Microstrategy, et les banques, qui veulent passer à l’action.
Plus d'articles du même thème
-
La retraite par capitalisation cherche sa forme avant la présidentielle
Plusieurs acteurs de la finance proposent un complément de retraite par capitalisation, mais son caractère obligatoire, son architecture et le coût du passage à un système à plusieurs piliers suscitent bien des débats. -
Eric Lombard propose une dose de capitalisation dans la retraite par répartition
Invité à l’occasion des 25 ans du Fonds de réserve des retraites (FRR), l’ex-ministre de l’Economie et des Finances du gouvernement Bayrou a défendu l'idée de l'injection d'une dose de capitalisation dans le système de financement des retraites. Il propose de doter le FRR de 100 milliards d'euros afin d'en faire la source de financement par capitalisation du régime des retraites françaises. -
Le capital humain s'invite chez les captives de réassurance
En raison de la hausse des coûts de santé, notamment, de plus en plus de grands groupes ouvrent le champ de réflexion de leur captive de réassurance aux assurances de personnes.
ETF à la Une
BlackRock veut ajouter une catégorie de parts ETF à cinq fonds actifs
- Danfoss réussit une émission obligataire malgré la cyberattaque en France
- Eutelsat bondit en Bourse alors que Starlink réduit ses services en Ukraine
- Ledger fait face à une cyberattaque d'un nouveau genre sur la blockchain
- L’exposition à géométrie variable des banques françaises au risque souverain
- Les banques françaises ne savent pas parler aux femmes
Contenu de nos partenaires
-
Sociétés civiles de placement immobilier : la crise n’est pas finie !
Vendue avant 2020 comme étant un placement sans surprise, la société civile de placement immobilier ne l’est pas. Le marché a fait le tri entre les patrimoines. Certaines SCPI n’ont pas vu leur valeur liquidative chuter et affichent des rendements alléchants, mais d’autres en revanche ne sont toujours pas tirées d'affaire. Des investisseurs qui veulent sortir restent piégés, d’autres sortent à tout prix. Même si cela ne représente qu’une partie du marché, cela oblige à repenser l’investissement dans la pierre-papier. D’autant que la hausse des taux pèsera sur les prix de parts. -
Marine Le Pen et le Conseil constitutionnel : les dessous d’un bras de fer
En réclamant la démission de Richard Ferrand, Marine Le Pen entre en conflit ouvert avec les Sages. Derrière l’affrontement, une question stratégique : comment appliquer son programme sans se heurter aux règles constitutionnelles, ni donner le sentiment de vouloir passer en force ? -
Seine colèreAnne Hidalgo sera-t-elle rattrapée par le « tsunami judiciaire » du périscolaire ?
Une nouvelle plainte vient d’être déposée par 24 familles contre Anne Hidalgo, ses anciens collaborateurs et toute la chaîne hiérarchique pour « mise en danger d’autrui », « non-dénonciation de mauvais traitements ou agressions sexuelles sur mineurs », et « non-assistance à mineurs en danger »