Zodiac se dit prêt à coopérer avec Safran
A l’occasion de l’annonce de ses résultats annuels, supérieurs aux attentes, Zodiac a réaffirmé que le groupe n’était pas à vendre mais prêt à des coopérations.
Avec la renonciation de Safran à lancer une OPA sur Zodiac, «la sagesse l’a emporté», se félicite Olivier Zarrouati, président du directoire de Zodiac, évoquant une situation «assainie et apaisée» entre les deux groupes. Si Safran envisage plusieurs possibilités de projets communs, «nous n’avons pas identifié grand-chose, mais on ne doit pas être sourd. Notre but est de créer de la valeur, ajoute le patron de Zodiac. Maintenant que les relations sont simplifiées, nous allons écouter, analyser les possibilités. On peut imaginer des coopérations». Notamment sur l’avion électrique. Pour Zodiac, l’avenir va vers des avions avec plus de fonctionnalités électriques, remplaçant les systèmes hydrauliques ou pneumatiques. Ce mouvement long concernera les avions entrant en service dans les années 2020. «Dans l’avion électrique, on conduit la course en tête», se félicite Olivier Zarrouati, tout en précisant que cette activité ne pèse aujourd’hui que 4% de son chiffre d’affaires.
A moyen terme, Zodiac confirme son objectif de croissance organique du chiffre d’affaires de plus de 40% sur les trois prochaines années, dont 15% en 2010/2011 grâce aux récentes acquisitions de Sell, Cantwell Cullen et Quinson. La marge opérationnelle courante est attendue en hausse de 2,5 à 3 points sur les trois prochains exercices. En 2010-2011, cette marge devrait être comprise entre 12% et 13%, soit une progression de 0,8 à 1,8 point. Ceci sur la base d’un taux de change euro/dollar de 1,30. Zodiac a déjà couvert plus de 75% de son exposition de transaction au taux de 1,28. Avant couverture de change, la sensibilité du groupe à l’euro/dollar est de 1,2 point de marge opérationnelle courante pour 10 cents de variation du taux de change.
Le ratio d’endettement financier net sur Ebitda devrait se maintenir cette année au niveau du 1,7 de 2009/2010, «illustrant la capacité du groupe à mener à bien d’autres acquisitions», souligne Zodiac. Fin août le gearing du groupe n’était plus que de 34% contre 52% un an plus tôt. «Sur la base d’un ratio dette nette/Ebitda de 3,5 fois à fin août 2011, nous estimons que le groupe pourrait encore disposer d’environ 550 millions d’euros pour de nouvelles opérations de croissance externe», note Oddo.
Plus d'articles du même thème
-
Un fonds de pension public japonais nomme sa première directrice des investissements
Avec environ 12.000 milliards de yens (64,6 milliards d'euros) d'actifs sous gestion fin décembre, la Federation of National Public Service Personnel Mutual Aid Associations confie la direction de ses investissements à Atsuko Iino. -
Le FRR lance un appel d'offres pour confier 630 millions d'euros en obligations d'entreprises
Le Fonds de réserve pour les retraites, qui disposait de 20,7 milliards d'euros d'actifs à la fin de 2025, souhaite une stratégie axée sur des obligations de bonne qualité avec un biais responsable. -
Aela Cozic (Fidelity International) : «Le contexte actuel est un véritable défi pour l’engagement actionnarial»
Pendant que la saison des assemblées générales se termine, Aela Cozic, directrice associée, investissement durable chez Fidelity International, est revenue pour L’Agefi sur les défis auxquels est confronté l'engagement actionnarial.
ETF à la Une
Schroders vise une dizaine d’ETF actifs d’ici la fin de l’année
- Le Crédit Agricole lancera une offre de trading crypto avant la fin de l'année
- CMA CGM se renforce dans la logistique du dernier kilomètre
- Kering se retrouve sous pression en Bourse avec la montée des doutes d'analystes
- La finance italienne pourrait perdre l'un de ses principaux investisseurs
- Les actions coréennes approchent du bear market
Contenu de nos partenaires
-
Sur la route du Tour avec Macron (1/15)Sur la route du Tour avec Macron (1/15) : L’échappée européenne (Granollers – Les Angles)
SERIE. A l’occasion du Tour de France 2026, l’Opinion parcourt l’étape du jour à la recherche des traces de la décennie Macron. -
Je t'aime, moi non plusProcès Le Pen : Entre juges et politiques, un divorce déjà consommé
Les magistrats de la Cour d’appel de Paris sont sous forte pression tant leur décision changera le cours de l’élection présidentielle. Fragilisée par le scandale Lyhanna, la justice risque d'être sous le feu des critiques jusqu'en 2027 -
L'envie d'avoir envie« Le combat d’un père » : Edouard Philippe se lâche et se lance
Le candidat Horizons à la présidentielle promet des « efforts partagés » pour préparer « la France de nos enfants »