Yazid Sabeg assure garder le contrôle de CS
Malgré la mise en faillite de son holding luxembourgeois Sava et Cie, à la suite d’une action en justice de son créancier Cira Holding, Yazid Sabeg dément que la décision ait une incidence sur la structure de capital de CS et sur son contrôle. Président du conseil, Yazid Sabeg détient de concert 44,3% des droits de vote. «Cette procédure n’est en aucun cas susceptible de remettre en cause la validité de l’augmentation de capital décidée par l’assemblée générale de CS en 2013, toute action en nullité étant désormais prescrite», affirme à L’Agefi une source proche de Yazid Sabeg. Sava a fait appel du jugement de mise en faillite rendu mi-décembre par le tribunal de Luxembourg. Cira Holding détient un peu moins de 31% des droits de vote.
Selon cette source, le transfert des titres CS détenus par Sava vers Duna et Cie, un holding spécialement créé pour l’opération, ne peut être remis en question. «D’une part, la dation en paiement a été réalisée le 14 juin, deux jours avant la date de mise en faillite de Sava. Ensuite, elle n’était pas contraire à l’intérêt social de Sava car elle entrait dans un accord de refinancement des créances». A cette occasion, le Crédit Agricole a vendu à Duna ses créances sur Sava de 36 millions d’euros, dans des conditions financières non communiquées. Les actions CS qui servaient de garantie à ces créances ont ensuite été transférées via la dation en paiement vers Duna. «L’abandon de cette créance a donc contribué à améliorer l’actif net de Sava», ajoute ce proche de Yazid Sabeg. Elle n’a toutefois pas empêché la mise en faillite du holding.
Ce bras de fer juridique entre les deux principaux actionnaires de CS, avec des actionnaires minoritaires pris en étau, risque de durer encore quelques mois, le temps d’éclaircir les différentes procédures sur le fond engagées. Pendant ce temps-là, et malgré les 15 millions d’euros levés cet été et la restructuration de son bas de bilan, la société CS doit se relancer. Au troisième trimestre, son chiffre d’affaires a chuté de 11,5% à données comparables. Désormais dirigée par Khaled Draz, à la suite du départ en septembre 2013 de Laurent Giovachini, la société d’informatique a mis en œuvre un plan de transformation et une nouvelle organisation transversale qui doit permettre de relancer les prises de commande.
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