Wall Street aimante de plus en plus de groupes européens
Wall Street attire toujours plus de groupes européens dans ses filets. Depuis le début de l’année, quinze sociétés européennes ont choisi le Nyse ou le Nasdaq comme place de cotation, soit deux fois plus que l’an dernier à pareille époque, selon les derniers chiffres de Dealogic. Les places américaines n’avaient jamais connu un tel afflux d’émetteurs européens depuis 2000, année record avec 29 IPO pour un montant total de 16,7 milliards de dollars.
Même s’il connait lui aussi des phases de secousses, le marché américain des IPO présente l’avantage de ne jamais se refermer totalement à la différence des places européennes. Au cours de la semaine du 27 octobre, sur les 6 introductions en Bourse recensées aux Etats-Unis, 4 étaient le fait de sociétés étrangères. Mi-octobre, le danois Forward Pharma a par exemple levé 220 millions de dollars sur le Nasdaq. Quelques jours plus tôt, le groupe espagnol de centres d’appels Atento a choisi le Nyse pour placer 300 millions de dollars. D’autres vont suivre. Fiat Chrysler a choisi New York pour coter en Bourse Ferrari. Cnova, la filiale de commerce en ligne de Casino, ira également sur le Nasdaq.
Malgré des contraintes et un coût plus élevé, ces groupes viennent chercher la profondeur et la liquidité du marché américain. La présence de nombreux fonds spécialisés susceptibles d’offrir de meilleures valorisations attirent également les sociétés de technologies ou de biotechnologies. La moitié des sociétés européennes à s’être lancées à New York cette année vient d’ailleurs de ce dernier secteur d’activité. S’inscrire à Wall Street est aussi un bon moyen de se rapprocher de l’économie américaine et de ses 3,5% de croissance.
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