Vivendi va s’appuyer sur EchoStar pour changer de dimension dans la télévision au Brésil
Après avoir renoncé à le céder, Vivendi veut donner un nouvel élan à son opérateur de télécoms brésilien GVT en activant son offre de télévision payante. Un projet d’accord est en cours de négociation avec le groupe américain EchoStar. Ce dernier détient depuis l’an dernier les droits pour opérer un satellite de télévision au-dessus du Brésil et cherchait un partenaire pour lancer des programmes. Les discussions avec TVA et Oi, filiales respectives de Telefonica et de Portugal Telecom au Brésil, n’avaient pas abouti.
Le contenu du projet d’accord entre Vivendi et EchoStar n’a pas été dévoilé. Les deux groupes comptent profiter de l’aspiration créée par l’organisation l’an prochain de la Coupe du monde de football dans le pays puis, deux ans plus tard, des Jeux olympiques à Rio de Janeiro. Selon les estimations, le marché de la télévision payante au Brésil devrait croître d’un peu moins de 10% par an entre 2011 et 2017.
Déjà présent sur le créneau de la télévision payante, GVT peinait à percer face à TVA, Oi et surtout face à Sky-DirectTV et aux offres d’America Movil (Net). La filiale de Vivendi ne possède que 508.000 abonnés, soit environ 3% du marché brésilien. Selon le régulateur local, le nombre d’abonnés total s’élève à 16,9 millions à la fin du premier semestre 2013, essentiellement partagé entre les 8,9 millions de Net et les 5,2 millions de Sky/DirecTV.
L’an dernier, GVT a réalisé 83 millions d’euros de chiffre d’affaires dans la télévision payante avec une perte opérationnelle de 9 millions d’euros. Outre des besoins d’investissement conséquents, son développement était bridé par des aspects techniques puisque l’offre de télévision payante n’est disponible que dans les villes couvertes par le réseau fixe de GVT. Avec le satellite d’EchoStar, le bouquet de télévision de GVT pourra être commercialisé sur l’ensemble du territoire.
S’il aboutit, cet accord pourrait faciliter l’atteinte de l’équilibre de cash-flow de GVT, espéré d’ici à la fin de l’année. Il conforterait également la place de l’opérateur brésilien dans le portefeuille futur de Vivendi. Après la scission l’an prochain de SFR, GVT sera intégré aux activités médias (Canal +, Universal) du groupe de communication.
Plus d'articles du même thème
-
Unilever relève ses prévisions après son meilleur trimestre en volumes depuis plus de dix ans
Porté par ses marques de beauté et de soins personnels sur les marchés émergents, le géant des biens de consommation a dépassé les attentes au deuxième trimestre et relevé sa prévision de croissance pour 2026, faisant bondir son titre en Bourse mardi. -
La tech tremble en Bourse sur fond de menace chinoise et de surinvestissement
Le secteur des semiconducteurs a encore été malmené ces dernières heures. L’irruption de concurrents chinois et des interrogations sur l’ampleur des dépenses de certains acteurs inquiètent. -
Bridgepoint signe un LBO dans la cybersécurité
Le fonds britannique entre au capital de l’éditeur belge de logiciels Lansweeper, marquant le premier LBO majoritaire de l’entreprise.
ETF à la Une
Amundi met en place deux ETF sur les puces mémoire et les centres de données
- Tiré par sa banque d'investissement, BNP Paribas annonce des profits en forte hausse
- La BCE suit la boussole des marchés
- Les taux français à 10 ans passent la barre des 4%
- Olivier Gavalda succède à Daniel Baal à la Fédération bancaire française
- BNP Paribas tient les promesses faites aux investisseurs
Contenu de nos partenaires
-
OpportunismeRomance entre Lula et Xi sur fond de défiance entre le Brésil et les Etats-Unis
Le gouvernement fédéral est prêt à un accord dé libre-échange entre la Chine et les pays du Mercosur -
Série (11/28)Un été d'essais politiques : Marchais, le dernier dinosaure
Pour l'Opinion, notre chroniqueur Bernard Quiriny a rouvert des essais politiques d’hier à aujourd’hui, des classiques incontournables aux livres de circonstance oubliés -
Série d'étéMoi, Christian Gollier, président : « Je signe l'Accord de Pékin qui crée une taxe carbone mondiale »
SERIE. L'Opinion a demandé à Christian Gollier de se glisser dans la peau du locataire de l'Elysee. L'économiste imagine que les électeurs français et européens, chauffés à blanc par les canicules de l'été 2026 et fatigués par l'impuissance des partis traditionnels, portent au pouvoir les scientifiques du climat.