Vivalis et Intercell se marient pour peser dans le monde des biotechs

La société française lance une offre en titres amicale sur le groupe autrichien avec une prime de 32%. Une augmentation de capital suivra
Bruno de Roulhac

Concentration au sein des biotechs. Vivalis a annoncé le lancement d’une offre sur l’autrichien Intercell, avec la bénédiction du Fonds stratégique d’investissement (FSI), en vue de créer un groupe «pionnier dans les vaccins à la tête d’un portefeuille riche en nouveaux vaccins et en technologies», se félicite Natixis.

La biopharmaceutique française, qui capitalise 150 millions d’euros, offre 13 nouvelles actions Vivalis pour 40 actions Intercell, valorisant la biotech autrichienne 133 millions d’euros sur la base des cours de vendredi. La prime ressort à 39% (+32% sur trois mois). En outre, les actionnaires d’Intercell recevront 13 nouvelles actions de préférence, pour 40 actions Intercell détenues, donnant chacune droit à 0,4810 action nouvelle Valneva lors de l’approbation de mise sur marché aux Etats-Unis ou en Europe du vaccin Pseudomonas d’Intercell, actuellement en phase II/III.

«Une opération structurante pour Vivalis, mais le niveau de prime offert aux actionnaires d’Intercell et l’annonce d’une augmentation de capital de 40 millions d’euros pourraient peser sur le titre», avertissait hier matin Aurel BGC. De fait, Vivalis cédait hier 6%, tandis qu’Intercell bondissait de 13%.

Le nouvel ensemble, baptisé Valneva, prendra la forme d’une société européenne, avec son siège social à Lyon, et sera coté à Paris et à Vienne. Son capital post-fusion sera détenu à 55% par les actionnaires de Vivalis et à 45% par ceux d’Intercell. La gouvernance sera partagée à parité entre les deux partenaires.

Peu après la fusion, qui devrait être finalisée fin mai 2013, Valneva projette une augmentation de capital avec maintien des droits préférentiels de souscription de 40 millions d’euros. Le FSI s’est engagé à participer à hauteur de 62,5%, soit 25 millions d’euros, et obtiendra un siège au conseil de surveillance. Le Groupe Grimaud et Unigrains (actionnaires de Vivalis) participeront pour leur part à hauteur de 5 millions. Les 10 derniers millions, qui seront proposés aux actionnaires, bénéficient déjà d’une garantie de deux banques.

Grâce à cette levée de fonds et en prenant en compte le remboursement des obligations convertibles d’Intercell (pour 40 millions d’euros), Valvena afficherait pro forma au 30 septembre 2012 une trésorerie nette de 94 millions d’euros. Dans les deux ans de la fusion, Valvena vise 5 à 6 millions d’euros de synergies annuelles.

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