Vivalis et Intercell se marient pour peser dans le monde des biotechs
Concentration au sein des biotechs. Vivalis a annoncé le lancement d’une offre sur l’autrichien Intercell, avec la bénédiction du Fonds stratégique d’investissement (FSI), en vue de créer un groupe «pionnier dans les vaccins à la tête d’un portefeuille riche en nouveaux vaccins et en technologies», se félicite Natixis.
La biopharmaceutique française, qui capitalise 150 millions d’euros, offre 13 nouvelles actions Vivalis pour 40 actions Intercell, valorisant la biotech autrichienne 133 millions d’euros sur la base des cours de vendredi. La prime ressort à 39% (+32% sur trois mois). En outre, les actionnaires d’Intercell recevront 13 nouvelles actions de préférence, pour 40 actions Intercell détenues, donnant chacune droit à 0,4810 action nouvelle Valneva lors de l’approbation de mise sur marché aux Etats-Unis ou en Europe du vaccin Pseudomonas d’Intercell, actuellement en phase II/III.
«Une opération structurante pour Vivalis, mais le niveau de prime offert aux actionnaires d’Intercell et l’annonce d’une augmentation de capital de 40 millions d’euros pourraient peser sur le titre», avertissait hier matin Aurel BGC. De fait, Vivalis cédait hier 6%, tandis qu’Intercell bondissait de 13%.
Le nouvel ensemble, baptisé Valneva, prendra la forme d’une société européenne, avec son siège social à Lyon, et sera coté à Paris et à Vienne. Son capital post-fusion sera détenu à 55% par les actionnaires de Vivalis et à 45% par ceux d’Intercell. La gouvernance sera partagée à parité entre les deux partenaires.
Peu après la fusion, qui devrait être finalisée fin mai 2013, Valneva projette une augmentation de capital avec maintien des droits préférentiels de souscription de 40 millions d’euros. Le FSI s’est engagé à participer à hauteur de 62,5%, soit 25 millions d’euros, et obtiendra un siège au conseil de surveillance. Le Groupe Grimaud et Unigrains (actionnaires de Vivalis) participeront pour leur part à hauteur de 5 millions. Les 10 derniers millions, qui seront proposés aux actionnaires, bénéficient déjà d’une garantie de deux banques.
Grâce à cette levée de fonds et en prenant en compte le remboursement des obligations convertibles d’Intercell (pour 40 millions d’euros), Valvena afficherait pro forma au 30 septembre 2012 une trésorerie nette de 94 millions d’euros. Dans les deux ans de la fusion, Valvena vise 5 à 6 millions d’euros de synergies annuelles.
Plus d'articles du même thème
-
L’espoir autour de l’Iran prolonge l’euphorie des marchés
Wall Street avait un peu accusé le coup après la première réunion de la Fed sous Kevin Warsh mercredi. Si les investisseurs obligataires restent dubitatifs, la détente sur les prix de l’énergie synonyme de moindre inflation en cas de réouverture du détroit d’Ormuz pourrait soutenir encore un peu plus les actions et l’IA. -
Les patrons du CAC 40 ont besoin d’enrichir leurs compétences pour transformer l’entreprise
Dirigeants et administrateurs relèvent un décalage important entre les compétences du directeur général et celles nécessaires pour atteindre les objectifs stratégiques. Plus que les autres pays européens, les grandes entreprises françaises privilégient un patron issu de l’interne avec un profil très opérationnel. -
Pour ses cinq ans en France, Klarna veut être considérée comme une banque
Le champion du paiement fractionné suédois a une licence bancaire depuis 2017. Il veut convaincre les Français d'utiliser ses produits bancaires présents sur sa super-app rose.
ETF à la Une
Generali Investments va lancer ses premiers ETF actifs en Europe
- Belfius rachète Leocare et intéresserait le Crédit Agricole
- Les méga-IPO sont le dernier signe avant-coureur de bulle spéculative
- Garance s’ajoute à la liste des mutuelles dans la tourmente
- La France domine toujours le classement des meilleurs masters en finance
- Le pétrole plonge après l'accord entre les Etats-Unis et l'Iran
Contenu de nos partenaires
-
Tchao PantinAvec Rima Hassan et Bally Bagayoko, la « Nouvelle France » avance désormais sans Jean-Luc Mélenchon
Lors d’un meeting-concert dédié à la Palestine, qui avait lieu mercredi soir à Strasbourg, l’eurodéputée et le maire de Saint-Denis ont prouvé qu’ils n’avaient plus besoin du paterfamilias de LFI pour « abattre la citadelle » -
LogementLes propriétaires immobiliers enfin gagnants ?
Chose promise, chose due, le projet de loi Relance logement propose d’assouplir les conditions pour bénéficier du dispositif défiscalisant Jeanbrun. Il relâche aussi la pression sur le calendrier DPE d’interdiction de location -
Droit dans le murLogement : une loi pour bâtir plus vite, vraiment ?
Le grand projet de loi Relance logement, qui sera présenté mercredi 24 juin en Conseil des ministres et que l'Opinion a consulté, promet encore et toujours de simplifier les normes pour construire dans des délais plus brefs