Virbac refinance l’acquisition de Sentinel avec un Schuldschein
Avec sa structure d’entreprise familiale cotée en Bourse, sa taille (109 millions d’euros de résultat opérationnel courant) ou son internationalisation (60% du chiffre d’affaires hors d’Europe), Virbac était le candidat idéal pour une opération de financement désintermédié. Le laboratoire vétérinaire vient de sauter le pas à l’occasion du refinancement de l’acquisition de la gamme de produits Sentinel, conclue en début d’année auprès d’Eli Lilly pour un montant de 410 millions de dollars.
Après avoir étudié les différents outils de financement par le marché à sa disposition, le groupe a finalement opté pour un placement privé de dette allemand (Schuldschein). «L’écart de taux entre le Schuldschein et un éventuel EuroPP était marginal et n’a pas été décisif dans le choix. Celui-ci a été motivé par le mode de structuration du Schuldschein qui a permis d’obtenir un financement parfaitement adapté à notre profil de cash-flow et à la composante en dollars de notre dette», explique Chérifa Hemadou, directrice de la trésorerie et du financement de Virbac. «Le Schuldschein offrait une grande flexibilité. Il a ainsi permis de mixer un financement en euros et en dollars sur le même contrat, en mélangeant taux fixe et variable, sur différentes maturités», appuie Floriano Ascensao, responsable chez Crédit Agricole CIB de l’équipe placements privés européens qui a arrangé le placement avec la Société Générale.
Le Schuldschein représente un montant en équivalent euros de 250 millions, dont 99 millions de dollars, avec un étalement des échéances sur des tranches de 5, 6, 7 et 10 ans, à taux fixe et à taux variable. Cette émission a été réalisée en même temps que le refinancement du crédit syndiqué pour un montant de 420 millions d’euros, également tirable en dollars, avec une maturité à 5 ans prorogeable jusqu'à 7 ans. Le Schuldschein et le crédit syndiqué ont le même covenant et les deux catégories de préteurs ont été alignées.
Après les émissions d’Ubisoft, de Korian-Medica ou d’Akka, le Schuldschein démontre une nouvelle fois son attrait pour les émetteurs français. «Le Schuldschein, sur lequel interviennent de nombreuses banques, profite de l’afflux de liquidités dirigé vers le système bancaire. Cela augmente sa profondeur et contribue à le rendre attractif», explique Floriano Ascensao. Sur le placement Virbac, près des trois quarts des investisseurs sont des acteurs bancaires.
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