Vinci recule en Bourse après des informations de presse sur une mise en examen
L’action du groupe de BTP et de construction Vinci cède 4,3% à 87 euros lundi, accusant le repli le plus prononcé de l’indice SBF 120, après des informations de presse rapportant que sa filiale Vinci Construction avait été mise en examen pour «corruption privée» en février.
«Le marché s’inquiète du risque d’image pour la société», estime un analyste financier.
L’AFP a rapporté vendredi soir qu’un juge d’instruction de Nanterre soupçonnait Vinci Construction France d’avoir versé «plusieurs millions d’euros» «à une société» appartenant à l’ex-gérante de fortune qatarie, Chadia Clot. Selon l’agence, qui cite une source proche de l’enquête, le juge soupçonne qu’en contrepartie le groupe souhaitait obtenir «certaines ‘conventions’ telles que la rénovation des salons de l’hôtel Ritz ou encore la réhabilitation de la Samaritaine à Paris’».
Chadia Clot a dirigé le fonds French Property Management (FPM), dédié aux investissements de l’ancien émir qatari, Hamad Ben Khalifa Al-Thani, jusqu’en juin 2017.
Outre Vinci Construction, ses filiales Petit et GTM Bâtiment ont également été mises en examen, en février, pour «corruption privée», a indiqué l’AFP.
Contacté par l’agence Agefi-Dow Jones, un porte-parole de Vinci n’a pas fait de commentaire.
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