Veolia promet une baisse de 20% de sa dette au quatrième trimestre
Une bonne résistance de l’activité dans un marché adverse, des résultats trimestriels supérieurs aux attentes du consensus et la perspective d’une réduction de la dette de près de 20%, ont permis au titre Veolia Environnement de rebondir hier de 4,91% à 7,99 euros, quelques jours après avoir touché un plus bas historique à 7,49 euros.
Avec 15,2 milliards d’euros de dette financière nette fin septembre, en hausse de près de 500 millions par rapport à fin décembre en raison notamment de la dégradation du besoin en fonds de roulement (BFR) et de la hausse des investissements de croissance dans l’énergie, Veolia mise sur 2,5 à 3 milliards d’euros de désendettement au quatrième trimestre, 1,49 milliard d’euros grâce à la finalisation de la vente des déchets solides aux Etats-Unis, et 1,4 milliard grâce à la mise en équivalence de la participation dans Berlin. En outre, «un certain nombre de processus de cessions sont en cours, dont certains pourraient effectivement être finalisés avant la fin de l’année et qui porteront sur quelques centaines de millions d’euros», a précisé Pierre-François Riolacci, directeur financier de Veolia. Le consensus Bloomberg attend une dette nette de 12,8 milliards en fin d’année.
Fort de près de 6 milliards d’euros de trésorerie, Veolia compte racheter des souches obligataires avant la fin de l’année, afin d’optimiser le coût de financement et gérer la durée de vie moyenne de la dette. Toutefois, le groupe s’est refusé à préciser le montant qui y sera consacré. Fin juin, la dette nette du groupe avait une maturité moyenne de 8,6 ans, et son coût s’élevait à 5,03%.
Alors que le plan Convergence commence à porter ses premiers fruits, avec 45 millions de gains nets sur le résultat opérationnel récurrent au troisième trimestre, Veolia a confirmé le recrutement d’un directeur général adjoint en charge des opérations, qui arrivera dès le 1er décembre pour mettre en œuvre les économies de coûts. Sur 2012-2013, Veolia vise toujours une baisse de ses coûts nets de 170 millions sur le résultat opérationnel, ainsi que 5 milliards d’euros d’actifs cédés, avec déjà 1,7 milliard engrangé au 30 septembre.
Quant à la montée à 60% de la Caisse des Dépôts dans Transdev, annoncée le mois dernier, elle devrait être effective mi-2013. Ensuite, «nous avons un accord pour discuter de manière constructive avec la Caisse des dépôts d’une descente à 20% en 2014», explique Pierre-François Riolacci.
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