Vallar poursuit sa mue accélérée en un groupe dédié aux matières premières

Le véhicule de Nathaniel Rothschild cherche pour un milliard de dollars d’actifs dans le charbon en Amérique du Nord ou en Australie
Benoît Menou

Nathaniel Rothschild donne corps à marche forcée à ses aspirations de faire de Vallar l’un des membres de l’indice phare de la Bourse de Londres, selon le Financial Times. Darren Morris, associé du financier pour la création de cette coquille vide l’an dernier, a même confié au quotidien britannique son espoir d’intégrer le «dernier quart» du FTSE 100 dès cet été. Il est vrai que les objectifs industriels sont ambitieux.

Certes, le véhicule d’investissement a déjà franchi une étape en signant mi-novembre 2010 avec des partenaires indonésiens un accord complexe, dont la concrétisation est attendue ce mois-ci. Les modalités de ce partenariat stratégique prévoient la constitution d’un nouveau groupe, Bumi, détenu à 32% par les actionnaires actuels de Vallar et à respectivement 43 et 25% par les familles Bakrie et Roaslani (cette dernière par le biais de la société de private equity Recapital) qui contrôlent les numéros un et cinq du charbon en Indonésie, Bumi Resources et Berau Coal Energy.

La transaction offre l’opportunité aux groupes indonésiens d’une cotation directe de leurs intérêts à la Bourse de Londres.

Mais il ne s’agit que d’une première étape de la constitution d’un groupe diversifié actif dans les matières premières. Car la ruée des investisseurs financiers vers ce secteur en ébullition, sous l’impulsion de prix mondiaux en hausse, est loin de se démentir.

Le Financial Times assure en effet que Vallar est en quête d’acquisitions d’actifs dans le domaine du charbon en Amérique du Nord, en Australie, et pourquoi pas en Mongolie. Pour un montant pouvant atteindre un milliard de dollars, l’équivalent de près de 750 millions d’euros. De quoi tout de même permettre à Vallar de chiper à Xstrata le rang de principal producteur mondial de charbon thermique.

Dans cette course aux actifs, Nathaniel Rotshchild semble pouvoir compter sur un soutien de poids avec China Investment Corp, détenteur de 1,9 milliard de dollars de dette de Bumi Resources. Le fonds souverain chinois serait disposé à financer à hauteur de 100 millions les acquisitions envisagées aujourd’hui. Et pourrait participer à de nouvelles aventures, sur la base de discussions tenues le mois dernier entre Nathaniel Rothschild et des responsables de CIC et révélées par le Financial Times.

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