Unibail Rodamco profite de l’effervescence du marché obligataire
Les émetteurs se précipitent pour émettre sur le marché obligataire! De fait, le financement se réalise à un bien moindre coût qu’un traditionnel crédit bancaire. Après les 400 millions d’euros d’obligations échangeables en actions émises par GBL, et la réouverture du marché français des Oceane lundi par Faurecia, Unibail-Rodamco vient d’émettre pour 750 millions d’euros d’obligations à option de remboursement en numéraire et/ou en actions nouvelles et/ou existantes (Ornane) à plus de cinq ans. L’émission est dirigée par HSBC, Morgan Stanley et Société Générale CIB.
Bien que l’opération ait été sursouscrite, au regard des conditions exigées par la foncière, la clause d’extension de 15% n’a pas été exercée. «Cette opération nous paraît ambitieuse (prime d’émission élevée et coupon faible), mais rappelons qu’Unibail-Rodamco a obtenu l’un des meilleurs financements de ces dernières années dans le secteur fin juillet 2012, avec l’émission de 750 millions d’euros d’obligations, maturité 6 ans, à 2,25% de coupon», notait Oddo hier matin. Surtout, «cette opération est la plus importante en Europe depuis trois ans», souligne un professionnel.
En effet, Unibail n’a pas émis dans les conditions optimales souhaitées. D’une part, le coupon ressort à 0,75%, dans le haut de la fourchette de 0 à 0,75%. D’autre part, les obligations, émises au pair et remboursables le 1er janvier 2018, ont fait ressortir une prime d’émission de 35%, certes élevée, mais dans le bas de la fourchette indicative de 35 à 40%. La valeur nominale des obligations a donc été fixée à 217,28 euros, soit une prime de 66% sur l’actif net réévalué (ANR).
Si GBL avait certes réussi la semaine dernière à limiter le coupon payé à 0,125% pour son échangeable de 400 millions, la prime offerte n’était que de 20%.
La foncière compte utiliser les fonds levés pour le financement de ses projets de développement existants ou futurs, de 6,6 milliards d’euros fin juin.
Sur le premier semestre 2012, Unibail a déjà levé 1,25 milliard d’euros dont 950 millions sur le marché obligataire, réduisant le coût moyen de la dette du groupe à 3,5% contre 3,6% en 2011. Fin juin la dette de la foncière, de 10,6 milliards d’euros, était constituée à 58% d’obligataires (dont 575 millions d’euros d’Ornane d’échéance 1er janvier 2015 portant 3,5% d’intérêt), et à 32% en financement bancaire.
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