Une demande plus faible conduit Rolls-Royce à lancer un nouvel avertissement
Nouvel avertissement de Rolls-Royce sur ses résultats. Le motoriste britannique table désormais sur un résultat courant avant impôts pour 2015 compris entre 1,32 et 1,47 milliard de livres, alors que la fourchette annoncée en février dernier était de 1,4 à 1,55 milliard. Le groupe invoque la détérioration dans la division marine, la chute des prix du pétrole n’incitant pas les entreprises à investir dans l’offshore. Déjà en mai, le groupe avait annoncé la suppression de 600 postes dans cette division, soit 10% de ses effectifs.
Initialement, Rolls-Royce tablait sur une stabilité de son résultat, de 1,6 milliard de livres (-8%) en 2014. Le résultat du premier semestre devrait ressortir entre 390 et 430 millions, soit 30% du résultat de l’année, contre environ 40% en 2014. «Je suis clairement déçu par l’annonce d’aujourd’hui et par l’impact qu’elle aura sur nos employés et investisseurs», a déclaré Warren East, directeur général de Rolls-Royce depuis le début du mois. De fait, le titre a cédé hier 6,30% à Londres, soit une baisse de 25% sur un an, quand le FTSE 100 ne perd que 5%.
Le bénéfice courant du pôle marine devrait s’établir entre 0 et 40 millions de livres, bien loin de l’estimation précédente de 90 à 120 millions. D’autant que le groupe prévoit de nouvelles réductions de coûts et restructurations de la division qui devraient se traduire par des dépréciations d’actifs à hauteur de 70 à 100 millions de livres.
En revanche, le groupe confirme ses objectifs pour la branche aéronautique civile, à savoir un chiffre d’affaires de 7 à 7,3 milliards de livres pour un bénéfice de 800 à 900 millions. Mais la tendance se détériore et Rolls-Royce anticipe déjà un impact négatif de 300 millions de livres sur le bénéfice 2016 de la division en raison des changements de demande et de prix sur le programme Trent 700 (un des moteurs pour l’A330), et de la demande réduite pour les moteurs d’avions d’affaires. Le directeur financier du motoriste, David Smith, anticipe un impact similaire en 2017 avant une montée en puissance du moteur XWB sur l’A350.
De plus, le groupe britannique n’espère plus que de -150 millions à 150 millions de livres de cash flow libre en 2015, au lieu d’une fourchette de 50 à 350 millions. Compte tenu de cette détérioration attendue de la trésorerie à court terme, Rolls-Royce arrête son programme de rachat d’actions de 1 milliard de livres, déjà réalisé à hauteur de 500 millions.
Plus d'articles du même thème
-
Les pétroliers américains préparent le terrain à des périodes moins fastes
Exxon Mobil et Chevron ont tous deux consacré une partie de leur excédent de trésorerie à la diminution de leur endettement au deuxième trimestre 2026. -
La baisse du bitcoin continue d'affecter les bénéfices de Coinbase
La plateforme d'échanges de cryptomonnaies multiplie les initiatives pour diversifier son offre. Toutefois, ses résultats financiers restent à la merci du cycle de la première des cryptomonnaies. -
En août, vos opérations de change peuvent vous coûter beaucoup plus cher
Comme chaque semaine, retrouvez le coup d’oeil de DeftHedge sur le marché des changes.
ETF à la Une
Pimco lance un nouvel ETF Ucits
- La Société Générale augmente sa cible de rentabilité et va racheter 1,5 milliard d'euros d'actions
- La Société Générale affiche une forme olympique avant un nouveau plan à trois ans
- Les investisseurs troquent leurs carrés Hermès contre des sacs Gucci
- L’IA irrigue la croissance des entreprises du CAC 40
- Clap de fin pour plusieurs plateformes historiques d'échange crypto
Contenu de nos partenaires
-
La Chine utilise les IA américaines pour renforcer ses capacités militaires, selon une enquête
Des chercheurs liés à l’armée chinoise auraient exploité les réponses de modèles conçus par OpenAI et Anthropic pour entraîner des systèmes destinés à la surveillance, aux drones ou à la reconnaissance de cibles -
A tâtonsPékin veut soutenir son économie, mais le signal envoyé manque de force
Les responsables du Parti communiste chinois demandent des mesures plus proactives, mais n'appellent pas à un vaste plan de relance pour stimuler la faible demande intérieure -
Face aux critiques, Gianni Infantino renonce au projet d’ouverture de la Fifa aux investisseurs privés
Face à la fronde des confédérations, notamment de l'UEFA, Gianni Infantino a annoncé samedi le retrait de son projet destiné à ouvrir une partie des activités commerciales de la Fifa à des investisseurs privés