La démission de Kathy Chen, directrice générale des activités chinoises, allonge la liste des départs à la tête du site de microblogging en difficulté.
Publié le
Yves-Marc Le Réour
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Bloomberg
Le salut de Twitter ne viendra sans doute pas de Chine. Kathy Chen, nommée en avril dernier directrice générale de la filiale chinoise du site de microblogging, a fait savoir qu’il était temps pour elle de quitter l’entreprise. Son arrivée avait suscité des controverses en raison de son passé d’ingénieur informatique dans l’armée chinoise. La dirigeante, qui a également travaillé pour Cisco et Microsoft, avait pour mission chez Twitter de tisser des liens avec des annonceurs locaux.
Kathy Chen relève que «le portefeuille de clients de Twitter dans la région de la Grande Chine (Greater China) a augmenté de près de 400% au cours de deux dernières années». Le fabricant de smartphones Xiaomi, le géant du commerce en ligne Alibaba, le groupe d’électroménager Qingdao Haier ou la compagnie Air China font partie des principaux annonceurs. Elle explique que sa présence est devenue superflue car «les équipes Asie-Pacifique du groupe travaillent désormais directement avec les annonceurs chinois», ajoutant que l’influence du groupe dans la région sera maintenue grâce au bureau de Hong Kong.
Forte concurrence en Chine
Malgré un blocage depuis 2009, le réseau social est accessible dans le pays par le biais de réseaux privés virtuels (VPN) et certains organes officiels, comme l’agence de presse Xinhua, se servent de Twitter pour élargir leur audience à l’étranger. La plate-forme concurrente Sina Weibo, cotée depuis avril 2014 sur le Nasdaq, ainsi que l’application de messagerie instantanée Echa, propriété du groupe internet Tencent, rencontrent un grand succès sur le marché chinois. Sur l’ensemble de l’année 2016, le nombre de visiteurs uniques mensuels de Weibo a ainsi progressé de plus de 30%, contre une croissance globale limitée à 3% pour Twitter.
La démission de Kathy Chen, qui intervient au moment où Pékin accentue ses contrôles sur internet, allonge la liste des hauts dirigeants ayant quitté le groupe américain. Le directeur technique Adam Messinger, le vice-président en charge des produits, Josh McFarland et le directeur des opérations, Adam Bain, ont ainsi tous trois donné leur démission au cours des deux derniers mois. La situation financière du groupe, qui n’est pas parvenu à se vendre, reste de surcroît précaire. Toujours déficitaire, il a annoncé en octobre dernier qu’il avait l’intention de réduire de près de 9% ses effectifs mondiaux afin d’abaisser sa base de coûts.
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