TUI insuffle une brise d’espoir concernant ses résultats 2010-2011
TUI a rassuré hier. Le processus de cession du solde de sa participation au capital du spécialiste du transport maritime par conteneurs Hapag-Lloyd est en bonne voie. Le président du directoire du groupe allemand, Michael Frenzel, n’a pas manqué hier de se féliciter de déceler l’ouverture d'«une fenêtre de tir favorable» pour concrétiser l’opération. Le dirigeant a souligné une activité «particulièrement plaisante» pour Hapag-Lloyd en cette entame d’exercice 2010-2011.
TUI a annoncé la semaine dernière qu’il s’apprêtait à mandater Goldman Sachs, Greenhill et Credit Suisse afin de préparer l’IPO ou la vente de sa filiale à des investisseurs industriels ou financiers. Une annonce faite avec Albert Ballin, le consortium d’investisseurs hambourgeois qui a racheté l’an dernier une part de 57% d’Hapag-Lloyd. Cette procédure de vente soutient la hausse du cours du titre, comme le souligne l’analyste Sebastian Hein chez Bankhaus Lampe.
TUI souhaite mettre un terme à son aventure avec Hapag-Lloyd afin de concentrer son attention sur son activité dans le tourisme. Sur ce point, les résultats de l’exercice clos à fin septembre dernier ont rassuré les observateurs, tout comme le sentiment de confiance du groupe à l’égard de celui en cours. Sur 2009-2010, en dépit d’un chiffre d’affaires (-1,5% à 16,35 milliards d’euros) affecté par le nuage de cendres islandais au printemps, l’excédent brut d’exploitation a bondi de 25% à 589,2 millions.
Michael Frenzel a indiqué que les réservations hivernales pour TUI Travel étaient en hausse par rapport à l’an passé, certains marchés bénéficiant d’une «hausse significative». Les résultats de cette activité devraient ainsi progresser grâce, tant à une hausse du volume d’activité, qu'à un relèvement des prix ou à la poursuite des efforts sur les charges. Le groupe attend un gain de 325 millions d’euros d’opérations d’allègement de son portefeuille immobilier. L’activité de croisières pâtira pourtant des coûts de lancement d’un nouveau navire.
«Nous avons de ce fait à notre disposition des ressources et des choix que nous aurions à peine envisagés comme possibles il y a un an» s’est permis de déclarer le dirigeant. De quoi assouvir ses vœux de développement particulièrement au Brésil, en Inde, en Chine et en Russie, TUI souhaitant devenir «à moyen terme» le numéro un du secteur touristique au sein de ce dernier «Bric».
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