Total promet de choyer ses actionnaires après un pic d’investissements

Le groupe pétrolier entend plus que doubler son flux de trésorerie disponible entre 2012 et 2017
Benoît Menou

Total a rassuré les analystes hier à l’occasion d’une journée de présentation organisée à Londres. Comme nombre d’observateurs s’y attendaient, le groupe pétrolier a confirmé que l’année 2013 devrait correspondre à un pic de ses investissements, prélude à une «phase de croissance de sa production et de son cash flow disponible».

De quoi laisser miroiter aux actionnaires à l’issue d’une période intensive d’investissements un «engagement en faveur d’une politique compétitive de retour à l’actionnaire», comme le souligne le PDG Christophe de Margerie. Entendez, en faveur du dividende.

Le dirigeant assure disposer à ce titre d’une «grande visibilité», selon le communiqué de Total. Si au titre de l’exercice 2010 le groupe avait tout juste respecté son objectif de distribuer en moyenne la moitié de son résultat net, le taux de distribution avait reculé de 5 puis de 3 points pour atteindre 42% sur 2012, avant de remonter à 48% annualisés pour le premier semestre 2013.

Total a ainsi rappelé avoir «lancé il y a quelques années un important programme d’investissements dans l’amont», des efforts payants en termes de production (comme au Kazakhstan depuis le 11 septembre). De 28 milliards de dollars prévus en 2013, les investissements devraient évoluer de 24 à 25 milliards entre 2015 et 2017.

De quoi, si on y associe une restructuration en cours dans l’aval qui «commence à porter ses fruits», anticiper selon Total au cours des prochains exercices «une forte hausse de son cash flow», ainsi que, du fait du «retour des investissements à des niveaux plus modérés», une «croissance notable du cash flow disponible». Ce dernier flux de trésorerie disponible pourrait ainsi passer de 6,9 milliards de dollars en 2012 à plus de 15 milliards avant dividende en 2017, sur la base d’un scénario d’un baril à 100 dollars.

Total a donc confirmé ses objectifs de croissance de production. Après 2,3 millions de barils équivalent pétrole quotidiens en 2012, le groupe vise une production de 2,6 millions d’unités cette année et se targue d’un «potentiel» de 3 millions en 2017. 95% de cet objectif seraient d’ores et déjà en production ou en développement.

Total ne souhaite ainsi pas renoncer à un «programme d’exploration ambitieux» qui passe par «le forage de plus de quinze puits à forts enjeux d’ici à fin 2014, en particulier dans le Golfe du Mexique, en Irak, au Brésil et en Angola».

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