Toshiba négocie la cession de 36% du capital de sa filiale Westinghouse

L’entrée de nouveaux partenaires aidera le conglomérat nippon à accroître la rentabilité de cette activité, tout en renforçant sa trésorerie
Yves-Marc Le Reour
Norio Sasaki, DG de Toshiba. Photo Bloomberg.
Norio Sasaki, DG de Toshiba. Photo Bloomberg.  - 

Toshiba compte se désengager partiellement de Westinghouse Electric qu’il contrôle actuellement à 67%. Mettant un terme aux spéculations sur les intentions du conglomérat nippon, son directeur général Norio Sasaki a déclaré en fin de semaine dernière «être en négociation avec trois acquéreurs potentiels» susceptibles de racheter les 20% de Westinghouse que le groupe d’ingénierie Shaw doit lui rétrocéder en janvier prochain pour 1,6 milliard de dollars (1,25 milliard d’euros), suite à l’exercice d’une option de vente par ce dernier.

Cette participation de 20% pourrait être reprise par Chicago Bridge & Iron (CB&I), qui doit prochainement s’emparer du groupe Shaw pour environ 3 milliards de dollars. Mais ce scénario idéal est encore aléatoire, puisque CB&I «n’a aucun intérêt à détenir des titres Westinghouse tant qu’il n’a pas bouclé le rachat de Shaw», souligne Norio Sasaki. Il ajoute qu’il préférerait que cette part du capital de sa filiale soit acquise par une entreprise américaine.

Le groupe nippon mène en parallèle des discussions avec trois autres candidats pour céder une tranche de capital supplémentaire de 16% de Westinghouse. Dans ce cas, l’acheteur ne serait «pas nécessairement originaire des Etats-Unis, du moment que la transaction est approuvée par les autorités américaines et que nous pouvons en tirer des synergies», précise-t-il.

Toshiba veut conserver une participation majoritaire de 51% dans Westinghouse, l’arrivée de nouveaux partenaires l’aidant à accroître la rentabilité d’une activité dont les perspectives de croissance, dans l’Archipel et à l’étranger, ont été remises en cause par la catastrophe de Fukushima. Le groupe nippon avait déboursé en 2006 près de 4,2 milliards de dollars pour acquérir 77% du capital du fournisseur américain de centrales nucléaires, avant d’en céder 10% à la compagnie kazakh Kasatoprom l’année suivante.

Le conglomérat, qui rencontre par ailleurs des difficultés dans son activité de semi-conducteurs, «sera en mesure d’utiliser le produit de ces cessions de titres pour renforcer sa trésorerie», estime Makoto Kikuchi, directeur général du fonds d’investissement japonais Myojo Asset Management. Au 30 septembre dernier, date de clôture du premier semestre de son exercice 2012/2013, le ratio de dette nette sur fonds propres de Toshiba atteignait 101,5%.

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