ThyssenKrupp mise sur une amélioration de ses résultats au fil de l’exercice

Le groupe se refuse pourtant à toute prévision chiffrée après avoir concédé une perte surprise au premier trimestre fiscal
Benoît Menou

ThyssenKrupp a gagé que la perte trimestrielle inattendue publiée hier au titre du premier trimestre de son exercice fiscal ne sera qu’un incident de parcours. Certes, l’horizon reste encombré d’épais nuages, mais le groupe sidérurgique allemand veut croire que les éléments exceptionnels ayant marqué les comptes au 31 décembre dernier ne se répéteront pas, et que les prix et les volumes connaîtront un relatif et progressif regain de vigueur tout au long de l’exercice, particulièrement dans les matériaux de base.

Le président du comité exécutif Heinrich Hiesinger a toutefois tenu à prévenir que «l’incertitude persistante de la situation macroéconomique interdit toujours pour l’instant de formuler des objectifs chiffrés crédibles pour l’ensemble de l’exercice». Le dirigeant soutient tout de même que sur la base d’une saisonnalité traditionnellement négative au trimestre écoulé et d’un espoir d’une perte «moins élevée» aux Etats-Unis au second semestre, les résultats du premier trimestre devraient ne pas être représentatifs.

Pour l’heure, ThyssenKrupp met tout de même en exergue la «stabilité des prises de commandes et des ventes dans un environnement difficile». Sur une base ajustée, et en dépit d’une demande atone, hors les ascenseurs et l’automobile, les prises de commandes ont en effet progressé de 1% à 10,1 milliards d’euros, tandis que les ventes ont baissé de 1% à 9,9 milliards. Pas de quoi, à ce niveau de fluctuation, faire évoluer, à 1, le rapport de ces deux indicateurs, reflet du dynamisme commercial.

Mais les dépréciations, liées à des surcoûts au Brésil et aux Etats-Unis ou à la cession de l’activité de construction navale civile, ont conduit le groupe à afficher un résultat imposable ajusté avant intérêts (Ebit) négatif de 33 millions d’euros, contre un bénéfice de 261 millions fin 2010. Ce résultat exclut le pôle acier inoxydable Inoxum dont le projet de cession au finlandais Outokumpu a été dévoilé le 31 janvier.

Surtout, ThyssenKrupp s’est félicité d’avoir «poursuivi avec succès» le programme stratégique entamé en mai dernier. A ce jour, et y compris la cession des activités inox et celle de la construction navale civile finalisée le 31 janvier dernier, le groupe a en effet d’ores et déjà signé des accords de vente ou finalisé des transactions représentant en termes de chiffre d’affaires 80% des activités mises en vente.

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