Thomas Cook lance une restructuration financière tous azimuts
Avec deux augmentations de capital, une émission obligataire et un crédit syndiqué, le groupe de voyage compte récolter 1,6 milliard de livres
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Olivier Pinaud
Augmentation de capital avec et sans droits préférentiels de souscription, émission obligataire, crédit syndiqué. Thomas Cook a lancé hier une restructuration financière massive destinée à accompagner le plan de réorganisation élaboré par la direction en place depuis l’été dernier mais également afin de rassurer les clients et les fournisseurs de la société, inquiets de l’effondrement de ses résultats. Les diverses opérations de l’agence de voyages britannique portent sur un total de 1,6 milliard de livres (1,89 milliard d’euros). Une grande partie de la somme ira au désendettement. Thomas Cook indique qu’avec ce refinancement sa dette nette aurait été de 822 millions de livres au 31 mars dernier et non de 1,2 milliard comme publié.
Dès l’obtention du feu vert de l’assemblée générale du 3 juin, Thomas Cook lancera son augmentation de capital. Le tour opérateur prévoit de placer 87,5 millions d’actions, soit environ 9,6% de son capital actuel, à un prix unitaire de prix de 137 pence, soit une décote de 5% par rapport au cours de mercredi soir. Cette opération permettra de lever 120 millions de livres.
Dans la foulée, il procédera à une seconde augmentation de capital, cette fois avec droits préférentiels de souscription (DPS) afin de limiter la dilution subie par les actionnaires qui verront le capital de la société augmenter de 43,8% avec cette émission. Cinq DPS donneront le droit de souscrire à deux nouvelles actions, à un prix de 76 pence chacune. La décote ex-DPS s’élève à 36,4%. Thomas Cook récoltera ainsi 305 millions de livres. Ces deux placements seront dirigés par Credit Suisse, épaulé par Jefferies Hoare Govett. Les banques qui participeront au crédit syndiqué pourront bénéficier d’une place dans la constitution du livre d’ordres. Enfin, une émission obligataire, en euros, d’un montant de 525 millions, est programmée par la suite. Les titres porteront une maturité de 7 ans.
Ces opérations de marché ouvriront la voie à la mise en place d’un nouveau crédit syndiqué de 691 millions de livres, dont 300 millions de crédit revolving, 200 millions de nouveaux crédits (30 millions à 2015 et 170 millions à 2017), et enfin 191 millions de livres équivalent euros. Les banques ont toutefois fixé deux conditions: que l’émission obligataire rapporte au moins 500 millions d’euros et que le produit des augmentations de capital dépasse 400 millions de livres.
Le document a été présenté et publié vendredi. Si le diagnostic est consensuel, les remèdes évoqués font débat. Pour Maria Luis Albuquerque, commissaire chargée des services financiers et de l’Union de l’épargne et des investissements, la tâche à venir la plus ardue sera de parvenir à changer les mentalités.
La «Visa Stablecoin Platform» permettra la détention, l'échange et l'émission de stablecoins. Elle sera accessible en version bêta à une sélection de clients dans un premier temps.
L’Autorité des marchés financiers objective dans un document de travail l’attrition de la place de Paris, chiffrant la baisse du nombre d’émetteurs sur Euronext Paris et Euronext Growth, ce marché enregistrant un recul depuis 2024.
La filiale de gestion d’actifs du groupe BPCE veut combler son retard en lançant ses premiers ETF actifs sur le marché européen d’ici la fin de l’année tout en développant son offre sur le non-coté.
Xi Jinping orchestre une nouvelle alliance stratégique réunissant une trentaine de pays pour contrer l’influence américaine dans l’IA au nom d’une coopération qui questionne le vrai pouvoir derrière cette technologie
INTERVIEW. Pr Olivier Mimoz, chef de pole des urgences du CHU de Poitiers a co-écrit un rapport remis au gouvernement sur l'état des services d'urgences