Terex et Konecranes répliquent à la concurrence chinoise en fusionnant
C’est une réponse à la concurrence de plus en plus forte des industriels chinois. Le fabricant d'équipements lourds américain Terex et le spécialiste des grues finlandais Konecranes ont annoncé mardi une fusion en vue de créer un groupe de plus de 10 milliards de dollars de chiffre d’affaires. Le groupe américain fabrique des équipements pour des secteurs tels que les mines, la construction et le transport de marchandises. Konecranes livre surtout ses grues à des usines, à des chantiers navals et à des terminaux.
L’opération se fera intégralement par échange d’actions. Les actionnaires de Terex recevront 0,8 action Konecranes pour un titre détenu. Ils détiendront au final 60% du groupe consolidé. L’échange nécessitera l’approbation des assemblées générales des deux sociétés. Le processus devrait être finalisé durant le premier semestre de 2016. Terex est conseillé par Credit Suisse. Perella Weinberg épaule Konecranes.
Konecranes Terex aura son siège social en Finlande, avec une double cotation à Helsinki et sur le Nyse. Le groupe sera dirigé par Ron DeFoe, le directeur général actuel de Terex. Les responsables des différentes divisions seront désignés plus tard. Les deux partenaires se disent en mesure de réaliser des économies annuelles de 121 millions de dollars, sur un Ebitda combiné de l’ordre de 845 millions de dollars. Des «ajustements» d’effectifs ne sont pas exclus, ont indiqué les dirigeants de deux groupes lors d’une conférence de presse. Ces économies visent à répondre à la pression sur les prix «vraiment forte», selon les déclarations récentes de la direction de Konecranes, imposées par la concurrence asiatique.
La fusion devrait avoir un effet positif sur le bénéfice par action dès la première année de consolidation. Selon les dirigeants, le chiffre d’affaires pourrait croître de 10% en 3 ou 4 ans, avec un effet de levier fort sur le résultat opérationnel, espéré en hausse de plus de 50%. Le nouveau groupe pourrait générer 2,8 milliards de dollars de cash-flows libres entre 2016 et 2018. Il prévoit de lancer un programme de rachats d’actions de plus de 1,5 milliard de dollars dans les deux ans.
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