Telekom Austria broie du noir sur ses perspectives annuelles
L’avenir ne sera pas simple». Tel est le commentaire prononcé hier par le directeur général de Telekom Austria, Hannes Ametsreiter, pour justifier la révision à la baisse des perspectives du groupe pour l’année 2012 à l’issue de la publication de résultats semestriels décevants. Le groupe autrichien de télécommunications ne table plus que sur un chiffre d’affaires de 4,2 milliards d’euros et sur un excédent brut d’exploitation (Ebitda) compris entre 1,4 à 1,45 milliard, alors qu’il avait encore réussi en mai à maintenir ses prévisions d’un chiffre d’affaires de 4,4 milliards et d’un Ebitda de 1,5 milliard. En cause: l’environnement macroéconomique compliqué ainsi que la concurrence accrue dans la téléphonie mobile sur les marchés bulgare, autrichien et croate qui pèse sur la demande et les prix. Un effet qui devrait se poursuivre au second semestre.
Il faut dire que Telekom Austria a fait face à une première partie d’année compliquée. Au deuxième trimestre, le groupe a dégagé un bénéfice net de 34 millions d’euros, en baisse de 27,5% par rapport à celui du trimestre précédent. Le chiffre d’affaires a également affiché un recul de 4,2% à 1,06 milliard d’euros, et la marge brute d’Ebitda de 4,2% sur un an à 364,8 millions. Le groupe a souffert notamment de la situation d’hyperinflation que traverse l’économie biélorusse et de la dévaluation du rouble local, avec une chute de ses revenus dans le pays de 16% à 136,9 millions d’euros et de son Ebitda de 27% à 55,3 millions.
Si les résultats globaux du groupe sont conformes aux attentes des analystes, le cours de son action a chuté de plus de 6% hier pour tomber à moins de 7 euros. Un prix bien en-deçà des 9,50 euros qu’a accepté de payer le groupe mexicain America Movil dirigé par Carlos Slim pour monter à hauteur de 25% du capital de son homologue autrichien. Telekom Austria s’est montré optimiste sur l’issue de cette opération, en attente de l’aval des autorités autrichiennes qui peuvent encore opposer leur veto. «Des signes positifs nous arrivent de la part des autorités», a indiqué Hannes Ametsreiter.
Les analystes s’interrogent toutefois sur l’influence que pourrait exercer Carlos Slim sur le groupe. Sous la pression du milliardaire, qui détient une part majoritaire de 27,7% dans son capital, KPN a annulé mardi le processus de vente de sa filiale belge, jetant une ombre sur la stratégie de désendettement du groupe.
Plus d'articles du même thème
-
Fitch abaisse la perspective de la France
Dans une décision surprise intervenue vendredi soir en dehors du calendrier habituel, l'agence de notation indique ne pas croire à une réduction du déficit en 2027. -
Gare au short squeeze
Retrouvez comme chaque semaine l'analyse du marché des changes de DeftHedge. -
Monaco sort de la liste grise du Gafi
La décision récompense un ensemble de mesures prises par la principauté depuis 2024, date de son inscription sur la liste des pays placés sous surveillance renforcée.
ETF à la Une
Les gérants allocataires affinent leur utilisation des ETF
- Les salariés des caisses régionales du Crédit Agricole obtiennent près de 2,2% d’augmentation
- Tégo divorce d'Allianz et AGPM
- Alan joue les trouble-fête avec le méga contrat santé de la Sécu
- La Société Générale poursuit sur sa lancée avec de nouveaux résultats records
- Eurazeo opte pour une direction resserrée pour sortir du piège de la décote
Contenu de nos partenaires
-
Guerre en Ukraine : Kiev s’inquiète de la date de livraison des 500 missiles Patriot américains
Si l’administration Trump a donné son go à la vente de 500 missiles intercepteurs Patriot à Kiev, la date de livraison interroge. « Il a été précisé que les livraisons ne pourront commencer que dans quelques années », a indiqué, vendredi 30 octobre au soir, Volodymyr Zelensky -
Mise au point« La trêve hivernale n’oblige pas le bailleur à attendre le 1er avril pour agir »
La trêve hivernale, qui débute ce dimanche 1er novembre, est l'occasion de faire le point sur certaines idées reçues avec Emmanuelle Taupin-Mayor, commissaire de justice à Istres (PACA) et membre du bureau de la Chambre nationale. -
« C’est un changement de paradigme » : l’IA, nouvelle arme des entreprises face aux attaques automatisées
La publication des failles du langage PHP la semaine dernière oblige les entreprises à repenser leur cyberdéfense. Pour se défendre contre les attaques optimisées par l'IA, la solution serait... l'IA