Technip promet la confirmation de sa croissance rentable en 2013
Technip n’entend pas s’arrêter en si bon chemin. A l’occasion hier de la publication de résultats annuels flatteurs, le spécialiste français des équipements pétroliers et gaziers a fait part de perspectives encourageantes. En témoigne la progression de 11 à 16% attendue du chiffre d’affaires en 2013 (sur la base des taux de change moyens constatés depuis début 2013), après la hausse de 20,4% observée l’an passé (+14,2% au quatrième trimestre). Les ventes du pôle Subsea (dédié aux champs sous-marins d’hydrocarbures) pourraient ainsi s’envoler de 6 à 14%, jusqu’à 4,6 milliards, celles du pôle Onshore/Offshore (installations à terre ou en mer) de 13 à 23%, jusqu’à 5,1 milliards. Un dynamisme qui ne se fera que modérément au détriment de la rentabilité, le taux de marge opérationnelle courante étant attendu stable pour la première division (autour de 15% contre 14,9% en 2012) et en repli maîtrisé pour la seconde (bien qu’«en ligne avec nos perspectives long terme», selon le groupe, soit «entre 6 et 7%» contre 7,0% en 2012). L’an dernier, ce taux a cédé 0,4 point au niveau groupe à 10,0%, pour un résultat net en hausse de 6,4% à 539,7 millions.
Cette confiance affichée par le groupe (signalée par la hausse de 6,3% du dividende unitaire proposé au titre de 2012 à 1,68 euro) trouve un argument de poids dans l’évolution du carnet de commandes. Avec 11,65 milliards d’euros de nouvelles commandes sur l’exercice écoulé, le carnet s’est épaissi à fin décembre de 37% sur un an, à 14,25 milliards. Un niveau inédit. Le PDG, Thierry Pilenko, se félicite de la diversité géographique de ces commandes, établies à 30% sur la zone Europe, Russie, Asie centrale et à 29% sur le continent américain.
Le discours de Technip a «calmé les peurs», selon l’analyste Guillaume Delaby de la Société Générale, après que le grand rival italien Saipem a lancé le mois dernier un avertissement sur ses marges. Thierry Pilenko a mis hier en avant des facteurs de différenciation en faveur du groupe français comme le «large portefeuille de technologies, (la) très large présence sur les différents marchés et (le travail) très en amont avec (les) clients pendant les phases conceptuelles». Pas de doute aux yeux du dirigeant, une telle préparation au sein de ses 48 marchés permet au groupe de disposer d’une «bonne visibilité» sur les marges tout en restant sélectif dans le choix des projets.
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