Tarkett refinance sa dette avant sa probable entrée en Bourse

Le groupe de revêtements de sol viserait un nouveau crédit de 650 millions d’euros. Sa mise en Bourse permettrait à KKR de monétiser son investissement
Olivier Pinaud
Tarkett se prépare pour son introduction à la Bourse de Paris. Photo: PHB
Tarkett se prépare pour son introduction à la Bourse de Paris. Photo: PHB  - 

Tarkett se prépare pour son introduction à la Bourse de Paris. Selon Bloomberg, le fabricant de revêtements de sols travaille au refinancement de son crédit syndiqué de 450 millions d’euros souscrit en juillet 2011 auprès d’une douzaine de banques. Le groupe souhaiterait remplacer ces lignes bancaires par un nouveau crédit de 650 millions d’euros. Ce refinancement constitue le prélude à l’entrée en Bourse de la société. BoA Merrill Lynch, Deutsche Bank, HSBC et JPMorgan travaillent sur l’opération. Celle-ci pourrait avoir lieu fin 2013-début 2014.

L’introduction en Bourse de Tarkett doit permettre à KKR de monétiser partiellement son investissement dans la société. Le fonds de private equity américain est entré au capital de Tarkett en janvier 2007. Il en détient 50% aux côtés du holding des Deconinck, descendants de la famille fondatrice Allibert. Ces derniers avaient acquis les intérêts minoritaires détenus par BNP Paribas, Société Générale et Brazos Partners. La famille Deconinck conserverait sa part au capital après l’introduction en Bourse.

KKR cherche à vendre ses 50% depuis plusieurs mois. En début d’année, épaulé par JPMorgan, le fonds avait contacté plusieurs acquéreurs potentiels. La valorisation évoquée à l’époque dépassait les 2,1 milliards d’euros, soit environ 7 fois l’excédent brut d’exploitation (Ebitda) de Tarkett, estimé à 295 millions d’euros avec l’intégration de Tandus, la société américaine acquise en septembre 2012. Depuis, la valorisation du fabricant de revêtements de sols aurait été relevée à un peu moins de 2,9 milliards d’euros, indique Bloomberg.

Tarkett est issu de la scission entre l’activité automobile de Sommer Allibert, reprise en 2000 par PSA Peugeot-Citroën, et son activité de revêtements, Tarkett Sommer. Spécialiste notamment des parquets de basket, le groupe a réalisé l’an dernier un chiffre d’affaires de 2,3 milliards d’euros, 11% de plus que l’année précédente. Son Ebitda s’est élevé à 260 millions de dollars, en hausse de 36%. Tarkett a dégagé un cash flow opérationnel de 223 millions d’euros, contre 91 millions en 2011. A 452 millions d’euros, sa dette nette représentait 1,7 fois son Ebitda.

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