T-Mobile USA répond enfin aux attentes de Deutsche Telekom
Deutsche Telekom n’a pas encore gagné la bataille qu’il mène depuis des mois pour relancer sa filiale T-Mobile USA, mais l’opérateur vient de remporter une première manche encourageante. Pour la première fois depuis trois ans, le groupe est parvenu à gagner des abonnés aux Etats-Unis: 689.000 au deuxième trimestre. Une prouesse que l’allemand compte bien rééditer au cours des prochains trimestres, porté par l’élan semble-t-il réussi du rapprochement bouclé avec MetroPCS en mai dernier.
La direction de Deutsche Telekom est ainsi prête à ponctionner 500 millions d’euros sur l’enveloppe initiale de cash-flow libre annuel du groupe pour soutenir la relance commerciale de T-Mobile USA. Objectif: gagner encore entre 500.000 et 700.000 nouveaux abonnés aux Etats-Unis dans les six prochains mois. Le quatrième opérateur américain pourrait ainsi finir l’année avec près de 1,2 million d’abonnés supplémentaires par rapport à fin 2012. «Nous sommes au cœur d’un important redressement aux Etats-Unis et nous voulons le mener à bien», insiste René Obermann, le directeur général de Deutsche Telekom, qui quittera le groupe en fin d’année.
Si elle venait à se confirmer, cette évolution enfin favorable aux Etats-Unis, deuxième marché du groupe avec 29% de son chiffre d’affaires, pourrait relancer la spéculation sur la présence de Deutsche Telekom dans ce pays. Dans le cadre du rapprochement avec MetroPCS, le groupe allemand s’est engagé à ne céder aucune action de sa filiale sur le marché pendant 18 mois. Mais il a bien précisé que rien ne l’empêche de vendre l’intégralité de sa part de 74,29% à un investisseur tiers. Le marché américain des télécoms est en pleine effervescence. Outre le rapprochement T-Mobile USA-MetroPCS, Sprint, le numéro trois du secteur derrière AT&T et Verizon Wireless, est en cours de rachat par le japonais SoftBank.
En attendant, Deutsche Telekom va devoir se pencher sur l’évolution de ses affaires en Allemagne où la concurrence fait rage et où plusieurs de ses concurrents sont également en cours de fusion. Au coude à coude dans le mobile avec Vodafone, avec environ 35% chacun, l’opérateur va voir émerger un nouveau concurrent solide, avec 30% du marché, né de la fusion entre E-Plus et Telefonica Deutschland.
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