Suez Environnement ne voit pas d’amélioration pour son pôle déchets
Le pôle déchets continue à peser lourdement sur la rentabilité de Suez Environnement au premier semestre. Le groupe de services aux collectivités a vu son résultat brut d’exploitation (RBE) reculer de 8% au premier semestre (-7% en organique) à 1,1 milliard d’euros. Toutes les divisions sont en recul, mais le pôle eau (50% du RBE) sauve l’honneur, en croissance de 3,2% en organique, au-dessus des attentes du consensus.
En revanche, le pôle déchets (33% du RBE) enregistre un recul de près de 15% de son RBE (en organique), victime d’une baisse de 3,2% des volumes traités, conséquence de la crise en Europe, particulièrement au Royaume-Uni. Un chiffre marquant une nette amélioration en juin, le groupe ayant annoncé une baisse de 4% à fin mai. Toutefois le groupe mise sur un recul de 3 à 4% sur l’année. La baisse est encore plus marquée dans les décharges (-11,7% sur le semestre) «où les marges sont plus élevées», souligne Oddo. Le pôle international ne fait pas mieux avec une chute de plus de 17% de son RBE (en organique), en raison principalement des surcoûts et des retards de son usine de dessalement à Melbourne, dont la production d’eau dessalée a démarré fin juin.
Conséquence de ce ralentissement, le groupe vient d’augmenter son plan de réduction de coûts de 40 millions d’euros à 150 millions pour l’ensemble de l’exercice, dont 60 millions déjà engrangés au premier semestre. Cet effort additionnel concernera exclusivement les déchets, qui pâtissent d’une structure principalement à coûts fixes. Parallèlement, l’enveloppe d’investissements nets pour 2012 sera réduite de 100 millions d’euros à 1,2 milliard.
Dans ce contexte difficile, Suez Environnement avait lancé un avertissement fin juin sur ses objectifs 2012. Le groupe confirme que son chiffre d’affaires et son RBE (Ebitda) seront stables cette année. Au premier trimestre, les ventes ont reculé de 0,7% (-1,4% en organique) en dessous des attentes du marché. Pour l’heure le consensus Bloomberg mise sur une hausse de 2% des ventes et sur un recul de 2% du RBE. Un objectif «exigeant qui implique une hausse de 4,9% de l’Ebitda au second semestre avant prise en compte des 40 millions de réductions de coûts supplémentaires», note Raymond James. Le ratio dette financière nette sur RBE devrait également se maintenir autour de 3 fois en fin d’année, contre 3,6 fin juin 2012 en raison notamment du versement des dividendes.
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