Suez Environnement adopte un modèle plus compact pour réaccélérer
Suez Environnement veut mettre fin au modèle tentaculaire hérité de son histoire. Le numéro deux mondial du traitement des déchets et de l’assainissement de l’eau adoptera le 12 mars une marque unique derrière laquelle opéreront alors ses différentes entités, Degrémont dans l’eau et Sita dans les déchets pour ne parler que des plus connues. La simplification ira au-delà des seules enseignes.
Le groupe va vers plus de transversalité, avec une organisation par zones géographiques et non plus par métiers. Chaque dirigeant de zone pourra donc vendre à ses clients, collectivités ou industriels, l’intégralité des prestations de Suez Environnement. «Le groupe devient plus compact et plus transversal. C’est aussi le résultat de la convergence de nos métiers autour des services d’optimisation de la gestion des ressources», explique Jean-Louis Chaussade, le directeur général de Suez Environnement.
La gouvernance du groupe est également ajustée. Actuel directeur financier, Jean-Marc Boursier aura à partir du 2 avril la responsabilité de la division déchets en Europe à la place de Christophe Cros. A la même date, ce dernier prendra en charges les finances et les achats. «Ces changements interviennent à un moment où il est important de relancer la machine après six années de crise économique derrière nous», indique Jean-Louis Chaussade. Depuis 2008, le chiffre d’affaires de Suez Environnement a progressé de 15%.
Avec cette organisation, Suez Environnement se dit en mesure de pouvoir accélérer de nouveau. A l’horizon 2017, le groupe vise un Ebitda de 3 milliards d’euros, soit une hausse de 13,5% par rapport aux 2,6 milliards d’euros de 2014. Pour cela, il pourrait procéder à des acquisitions sans qu’elles viennent remettre en cause le modèle actuel, équilibré entre les déchets et l’eau. «Partir dans les métiers de l’énergie n’aurait pas de sens», assure Jean-Louis Chaussade, persuadé que les collaborations dans ce domaine avec GDF Suez, son actionnaire à hauteur de 35%, suffisent.
Les acquisitions ne devront pas non plus bousculer la structure financière. Suez Environnement n’ira pas au-delà d’une dette supérieure à 3 fois l’Ebitda. Le ratio de levier s’élevait à 2,7 fois fin 2014.
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