STMicroelectronics assume sa transition
STMicroelectronics fait partie de ceux qui apprécient la hausse du dollar. Le fabricant franco-italien de semi-conducteurs réalise en effet 85% de son chiffre d’affaires dans la devise américaine, tandis que 46% de ses coûts sont libellés en euros (et 47% en dollars).
Toutefois, a prévenu Carlo Bozotti, PDG du groupe, l’effet positif ne sera pas immédiat. «L’évolution du dollar par rapport à l’euro est bienvenue. Mais son effet positif mettra quelques trimestres à se matérialiser dans nos comptes en raison des couvertures existantes. Le taux de change effectif pour notre structure de coût est estimé, au cours du dollar actuel de 1,13 dollar pour un euro, à 1,24 au premier trimestre 2015, 1,19 au deuxième, 1,17 au troisième et 1,15 au quatrième», a déclaré le dirigeant en conférence de presse. Selon les calculs du groupe, la variation d’un point de pourcentage dans le taux euro/dollar (avant son effet à court terme sur les revenus) aurait sur l’Ebit un effet positif ou négatif situé entre 7 et 8,5 millions.
L’exercice 2014 fût une année de transition. Le chiffre d’affaires a reculé de 8,4%, à 8,08 milliards de dollars. L’activité subit les conséquences de la réorientation de l’activité MEMS (microsystèmes électromécaniques) vers les produits à plus forte marge d’une part, et d’autre part du désengagement du groupe de la coentreprise ST-Ericsson (annoncée fin 2012). L’arrêt des capteurs d’image lors de la création d’un pôle numérique DPG a également joué. La transition devrait s’achever au troisième trimestre 2015. Les revenus du groupe devraient encore reculer au premier trimestre, en raison d’une saisonnalité défavorable, mais progresser sur l’année, indique le groupe.
Mais la performance et les ratios financiers de STMicroelectronics sont en progrès. Devançant les objectifs, les dépenses opérationnelles nettes de subventions ont atteint 576 millions de dollars au dernier trimestre. La sortie de ST-Ericsson a contribué à réduire les charges. La marge brute s’est appréciée de 1,4 point en 2014 à 33,7%.
Le résultat net est sorti du rouge, s’appréciant de 628 millions de dollars, à 128 millions, en partie grâce au rattrapage des aides publiques relatives au programme Nano2017. Sans cet effet, le bénéfice s’améliore de 400 millions. La trésorerie repasse également dans le vert, progressant de 376 millions, à 197 millions de dollars.
Plus d'articles du même thème
-
L’acquisition de SFR devra franchir l’obstacle des autorités antitrust
Bouygues Telecom, Orange et Free ont signé avec Altice France le protocole d’accord qui leur permettra de reprendre SFR pour environ 20,35 milliards d’euros dette incluse. -
Garanties synthétiques en M&A : sortir des idées reçues pour cerner le véritable enjeu
Dans une tribune pour L'Agefi, Erwan Heurtel, associé au sein du cabinet Gowling WLG, et François Piquet, responsable France et Benelux chez Acquinex détaillent le mécanisme de ces garanties, dont le recours se développe et qui constituent parfois la seule voie permettant le bouclage d'une opération. -
La flambée du conglomérat Vingroup déséquilibre la Bourse vietnamienne
Alors que l’action du conglomérat vietnamien affiche un gain proche de 1.000% depuis janvier 2025, les fondamentaux du groupe ne suffisent pas à expliquer ce phénomène.
ETF à la Une
VanEck lance un ETF sur les infrastructures d'électrification
- Atalian s’apprête à passer sous le contrôle de ses créanciers
- Berkshire Hathaway mise sur la promotion immobilière résidentielle
- L'extravagante valorisation de SpaceX suscite le vertige
- Les banques affûtent leur stratégie de conquête dans l’immobilier
- Airbus se dirige vers un deuxième trimestre réjouissant
Contenu de nos partenaires
-
SidérationAffaire Lyhanna : la justice s'impose dans la campagne présidentielle
Le meurtre de la jeune fille a fait irruption dans le débat présidentiel, déclenchant une énorme vague d'émotion, en plus d'une attente de réponses politiques. Les candidats en lice se livrent une première compétition -
Sous tensionRachat de SFR : le grand flou sur l'emploi
L’accord colossal entre géants conclu samedi soir bouleverse le paysage des télécoms et interroge sur l'avenir de 8 000 salariés -
Aux armes et cætera« On est chez nous » : à Saint-Denis, Jean-Luc Mélenchon convoque la « Nouvelle France » aux urnes
Pour le lancement de sa quatrième candidature à l’élection présidentielle, le leader insoumis part en croisade contre les « obsédés de la race » qu’il espère (enfin) affronter au second tour en 2027