AccueilNewsEntreprises
Spie s'endette pour rembourser ses actionnaires après l'échec de l'IPO
Spie s’endette pour rembourser ses actionnaires après l'échec de l’IPO
Le groupe syndique 725 millions d’euros de dette pour payer le prêt consenti par Clayton Dubilier & Rice, Ardian et la Caisse de dépôt du Québec
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Olivier Pinaud
Malgré l’échec de l’introduction en Bourse de Spie début octobre, les actionnaires du groupe de services industriels n’ont pas renoncé à récupérer une partie de leur investissement. Spie a lancé lundi la syndication d’une nouvelle dette, pour un montant minimum de 725 millions d’euros, en deux tranches: un term loan de 625 millions d’euros d’échéance août 2019 et 100 millions de ligne renouvelable (RCF) à août 2018. Une tranche préplacée de second lien est également envisagée pour un montant de 186 millions d’euros, à 7 ans, selon Bloomberg.
L’opération est dirigée par le Crédit Agricole, HSBC et la Société Générale, trois banques du syndicat qui avaient organisé l’IPO de Spie en tant que chefs ou co-chefs de file.
Cette nouvelle dette syndiquée vise à rembourser une grande partie du prêt d’actionnaires consenti par Clayax Acquisition Luxembourg 5, la structure montée en 2011 lors du LBO réalisé par Clayton Dubilier & Rice, Ardian et la Caisse de dépôt et de placement du Québec. Le taux de ce prêt s’élève à 8%, les intérêts étant capitalisés par Spie. Dans le cadre de l’introduction en Bourse, le prêt devait être incorporé au capital de Spie par les actionnaires et remboursé en actions. En octobre, au moment envisagé pour l’IPO, il avait une valeur de marché de 586 millions d’euros.
La nouvelle dette servira aussi à rembourser 375 millions d’euros d’obligations high yield arrivant à échéance en 2019 et portant un taux d’intérêt de 11%. Spie devra enfin payer environ 50 millions d’euros pour l’exercice de la clause de remboursement anticipé, somme dont il se serait également acquitté lors de l’IPO.
Le prêt d’actionnaires n’étant pas considéré comme de la dette, cette nouvelle structure va augmenter l’endettement en valeur absolu de Spie, autour de 2 milliards d’euros. Mais le groupe espère obtenir des conditions de financement plus favorables que les taux de ses obligations high yield et de son prêt d’actionnaires. Les covenants de la nouvelle dette seront également allégés.
Selon plusieurs sources, les actionnaires et la direction de Spie n’ont pas renoncé au projet d’IPO, même si des fonds ont sondé les actionnaires du groupe pour un nouveau LBO. La direction a récemment profité des résultats trimestriels pour confirmer toutes les prévisions financières qu’elle avait formulées en octobre avec l’objectif de montrer que l’échec de l’IPO était avant tout lié au décrochage du marché.
Le gérant d'actifs, entré au capital de la société de capital-risque en 2024 dans le cadre d'un partenariat stratégique, en devient l'actionnaire majoritaire en portant sa participation à 51 %
Le laboratoire américain lance une offre sur la biopharmaceutique AtaiBeckley, qui lui coûtera 2,8 milliards. Il pourrait verser 1 milliard supplémentaire sous forme de certificats en fonction de l’avancée des deux traitements expérimentaux de la cible.
La société de gestion nordique va notamment cibler la zone euro, les petites capitalisations européennes et américaines avec ses lancements de véhicules.
La filiale de gestion d’actifs du groupe BPCE veut combler son retard en lançant ses premiers ETF actifs sur le marché européen d’ici la fin de l’année tout en développant son offre sur le non-coté.
François Hollande mise sur la patience et la construction d’un projet pour 2027, évitant la primaire socialiste et cultivant une popularité en hausse tandis que la gauche reste divisée
La réforme électorale a finalement été adoptée par la Chambre, mais la fronde qui a accompagné toute la discussion révèle une majorité moins disciplinée, concurrencé à sa droite par le général Roberto Vannacci et privée de projet commun à l’approche des élections de 2027
La commission d’enquête parlementaire visant à cartographier les « dépendances numériques » de la France a rendu ses conclusions. Elle suggère notamment que l’État prenne des parts dans plusieurs entreprises du secteur.