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Softbank fait un pas supplémentaire vers la prise de contrôle de l'américain Sprint
Softbank fait un pas supplémentaire vers la prise de contrôle de l’américain Sprint
Le groupe nippon relève de 7,5% à 21,6 milliards de dollars le montant de son offre, en augmentant de 37% la part en cash versée aux actionnaires
Publié le
Yves-Marc Le Reour
En relevant de 7,5% son offre amicale sur Sprint, Softbank prouve sa détermination à s’emparer du troisième opérateur mobile américain face à l’offre rivale du groupe de télévision par satellite Dish Network.
L’opérateur mobile nippon propose désormais 21,6 milliards de dollars pour prendre le contrôle de 78% du capital dilué de la nouvelle entité, contre 20,1 milliards pour 70% du capital auparavant visé. Sur ce montant total, 5 milliards (contre 8 milliards auparavant) serviront à renforcer les fonds propres de Sprint et 16,6 milliards seront payés en numéraire à ses actionnaires, contre 12,1 milliards dans la première mouture de l’offre datant d’octobre 2012.
Alors que le cabinet de conseil aux investisseurs ISS s’était prononcé au début de ce mois en faveur de la précédente proposition du groupe japonais, l’offre révisée a obtenu hier le ralliement du deuxième plus important actionnaire de Sprint, le fonds d’arbitrage Paulson & Co. Softbank avait déjà obtenu fin mai l’aval du puissant comité sur les investissements étrangers aux Etats-Unis (CFIUS), en contrepartie d’un droit de regard de Washington sur une partie des activités de la nouvelle entité. Il lui reste à recevoir le feu vert de la FCC (Federal Communications Commission), l’agence fédérale qui supervise le secteur.
Une assemblée générale de Sprint prévue aujourd’hui a été reportée au 25 juin afin de laisser suffisamment de temps aux actionnaires pour examiner l’offre amendée de Softbank, unanimement approuvée par le conseil d’administration de la cible. Indiquant qu’il allait «considérer ses options stratégiques», Dish a jusqu’au 18 juin pour déposer un contre-projet «meilleur et ultime». Fortement endetté, ce dernier serait contraint de céder des actifs non-stratégiques pour financer cette acquisition.
Auparavant fixée à 600 millions de dollars, l’indemnité de rupture payable par Sprint à Softbank a été augmentée d’un tiers à 800 millions, la clôture de la transaction étant attendue début juillet. «On ne peut exclure la possibilité de nouvelles surenchères entre Dish et Softbank», estime néanmoins Hiroshi Yamashina, analyste chez BNP Paribas à Tokyo.
La situation est d’autant plus compliquée que les deux groupes se disputent également l’opérateur mobile américain Clearwire, dont la moitié du capital est déjà aux mains de Sprint désireux d’en prendre le contrôle total.
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