Softbank fait un pas supplémentaire vers la prise de contrôle de l’américain Sprint
En relevant de 7,5% son offre amicale sur Sprint, Softbank prouve sa détermination à s’emparer du troisième opérateur mobile américain face à l’offre rivale du groupe de télévision par satellite Dish Network.
L’opérateur mobile nippon propose désormais 21,6 milliards de dollars pour prendre le contrôle de 78% du capital dilué de la nouvelle entité, contre 20,1 milliards pour 70% du capital auparavant visé. Sur ce montant total, 5 milliards (contre 8 milliards auparavant) serviront à renforcer les fonds propres de Sprint et 16,6 milliards seront payés en numéraire à ses actionnaires, contre 12,1 milliards dans la première mouture de l’offre datant d’octobre 2012.
Alors que le cabinet de conseil aux investisseurs ISS s’était prononcé au début de ce mois en faveur de la précédente proposition du groupe japonais, l’offre révisée a obtenu hier le ralliement du deuxième plus important actionnaire de Sprint, le fonds d’arbitrage Paulson & Co. Softbank avait déjà obtenu fin mai l’aval du puissant comité sur les investissements étrangers aux Etats-Unis (CFIUS), en contrepartie d’un droit de regard de Washington sur une partie des activités de la nouvelle entité. Il lui reste à recevoir le feu vert de la FCC (Federal Communications Commission), l’agence fédérale qui supervise le secteur.
Une assemblée générale de Sprint prévue aujourd’hui a été reportée au 25 juin afin de laisser suffisamment de temps aux actionnaires pour examiner l’offre amendée de Softbank, unanimement approuvée par le conseil d’administration de la cible. Indiquant qu’il allait «considérer ses options stratégiques», Dish a jusqu’au 18 juin pour déposer un contre-projet «meilleur et ultime». Fortement endetté, ce dernier serait contraint de céder des actifs non-stratégiques pour financer cette acquisition.
Auparavant fixée à 600 millions de dollars, l’indemnité de rupture payable par Sprint à Softbank a été augmentée d’un tiers à 800 millions, la clôture de la transaction étant attendue début juillet. «On ne peut exclure la possibilité de nouvelles surenchères entre Dish et Softbank», estime néanmoins Hiroshi Yamashina, analyste chez BNP Paribas à Tokyo.
La situation est d’autant plus compliquée que les deux groupes se disputent également l’opérateur mobile américain Clearwire, dont la moitié du capital est déjà aux mains de Sprint désireux d’en prendre le contrôle total.
Plus d'articles du même thème
-
OPmobility confirme ses objectifs pour 2026, tout en surveillant la situation au Moyen-Orient
Malgré des tensions géopolitiques et un marché sous pression, le groupe affiche une rentabilité stable au premier semestre et poursuit sa dynamique de désendettement. -
Virtus lance un ETF sur les titres privilégiés américains
L’ETF géré activement cherche un revenu courant via un portefeuille de titres privilégiés émis par des entreprises américaines -
Le Trésor américain cible les stratégies d'optimisation fiscale des hedge funds
Les stratégies d'« alpha fiscal » diminuent les recettes fiscales perçues par le Trésor américain.
ETF à la Une
La Bourse de Londres lance une plateforme de négociation ouverte 24h sur 24
- Les créanciers d’Altice International contre-attaquent
- L'Europe se prépare à alléger les exigences en capital de ses banques
- Axa sort du capital d’Ardian au profit des Assurances du Crédit Mutuel et de Wafra
- Le secteur du luxe amorce une reprise au deuxième trimestre
- Le secteur technologique donne des signes de craquements en Bourse
Contenu de nos partenaires
-
RéanimationLe Parlement muscle la prévention pour le cœur
Les députés ont entériné lundi soir le principe d’une stratégie nationale pour prévenir les maladies cardiovasculaires, une des premières causes de mortalité en France -
EXCLUSIF Etoiles du nordEmploi des seniors : ce que la France fait moins bien que les pays nordiques, d’après le Haut-Commissariat au Plan
L’institut piloté par Clément Beaune passe au crible les failles françaises face aux champions nordiques et dévoile à l’Opinion ses pistes pour doper la transition emploi-retraite ainsi que la formation des moins jeunes -
UltimatumMonique Barbut va présenter sa démission à Emmanuel Macron
La ministre de la Transition écologique a annoncé mardi soir qu'elle présenterait sa démission au chef de l'Etat. En cause : le refus du gouvernement de revenir sur la réintroduction encadrée de l'acétamipride dans la loi agricole